Gestion, Equilibre, Stabilité

Face aux hostilités de tous ordres qui parsèment la Voie du cheminant (parfois générées par des personnes jalouses, paresseuses et/ou ignorantes), l’essentiel est l’attitude ! Il est fondamental en effet de saisir que ces oppositions sont autant d’assistants (involontaires) sur le Sentier et autorisent, point important, l’étouffement du petit « moi » négatif personnel qui, sans cesse, ramène vers le bas… Tous ceux donc qui attaquent les êtres spirituels ont, pour ces derniers, un rôle d’édification majeur et, au-delà du fait qu’il ne faille pas les considérer comme des ennemis (position inférieure, négative, improductive), il faut même aller plus loin et les remercier pour ce qu’ils nous apprennent sur nous et pour ce qu’ils nous permettent d’ajuster !

A moins de devenir anachorète (ou être assez avancé pour se « replier » à volonté sur la Lumière en soi), il est délicat d’éviter totalement les êtres négatifs et les vibrations basses mais, lorsque cela survient, il est vital de comprendre qu’il y a là une possibilité d’évolution conséquente puisque la maîtrise de l’amour propre, malgré les multiples attaques extérieures, désagréables, exaspérantes, parfois constantes et profondes, offre la possibilité d’encercler nos implacables ennemis intérieurs que sont l’ego et l’orgueil…

L’attitude face aux événements, aux aléas de la vie, aux vicissitudes pénibles ou aux assauts des envieux ignorants qui méprisent toute voie spirituelle, est ce qui différencie les hommes : les uns succombant parce qu’ils attachent de l’importance à ce qui n’en a aucune, les autres avançant toujours car en mesure d’admettre qu’il y a ici matière concrète facilitant l’Evolution…

Cela fut déjà écrit, mais c’est cependant bien là une réalité psychologique : quiconque regarde en arrière ou se laisse subjuguer par les effluves de son individualité inférieure imparfaite (par trop sensible aux provocations diverses) se change en statue de sel ! Et il ne recouvrira ses possibilité d’avancement qu’au moment où il saisira que, même au sein d’épisodes ou de contraintes pénibles, subsiste la possibilité d’apprendre, d’avancer, d’évoluer. A l’instant où on appréhende l’idée que la Vie est l’Ecole de tous les jours, dans le positif ou son contraire, non seulement on tient comme nulle toute opposition de personnes avec des idées différentes mais, plus encore, la gratitude envers leurs potentielles attaques pourra voir le jour…

Celui qui veut cheminer réellement le fait en toutes circonstances ! Il peut ralentir, mais jamais s’arrêter. Et surtout pas en vertu de résistances ou de difficultés liées au mal-être, à l’ignorance, à la rancoeur ou au ressentiment de personnes qui ne sauraient percevoir avec justesse le Sens d’actes éminemment vertueux, altruistes et compassionnels…
Thot Theurge
http://www.theurgie.com/

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2 réponses à Gestion, Equilibre, Stabilité

  1. Jean-Pierre dit :

    Sujet complexe mon cher Thot..et cet exercice de ne pas succomber aux provovations est un excellent exercice de contrôle nos pulsions..une question cependant..jusqu’ou sur le fond et dans la forme peut-on rester stoïque par exemple face aux atrocités commises actuellement par certaines franges de l’islam? Comment faire quand on est confronté directement aux conséquences (victimes) ou au causes (structures de défense des sociétés comme la police)
    On voit là agir les forces du mal à l’état pur et pour autant que l’on considère avec calme les raisons profondes et l’originde des agressions qu’ils ont subies, est-il, comme mentionne la bible, possible de tendre l’autre joue?
    Cruelle réflexion.
    Merci cher Thot
    Bonheur à toi..

  2. Thot dit :

    Bonjour,
    rester stoïque n’est pas la bonne attitude à adopter. Pour ce qui est du mal « général » (mondain) le fait d’évoluer, de changer et de partager notre acquit engendre presque automatiquement une vibration qui atténue (même si on ne le voit) les miasmes méphitiques qui gangrènent ce Monde. Ce n’est, par exemple, pas un hasard si les démons se révélaient à la seule vue du Christ !
    Quant à la négativité plus proche, il faut comprendre que notre réaction doit être contrôlée : on ne saurait gagner en rendant le mal pour le mal. Si donc il est évident qu’en face d’une injustice manifeste (touchant autrui ou notre propre intégrité physique) il convient de se défendre (de façon adéquate), il ne saurait être question d’y ajouter quelque haine ou émotion négative. C’est néanmoins un sujet assez délicat, car les réflexes inappropriés (dus à notre structure imparfaite) sont toujours proches… C’est bien pourquoi la maîtrise (du mental et donc des émotions) est si primordiale…
    Mais, encore une fois, la pénibilité de certaines situations vient surtout du fait que la majorité des hommes ne peut percevoir ce qui va au-delà des sens physiques ! Pourtant, la réalité est que le moindre geste, la moindre pensée émise dans un sens altruiste et compassionnel (bien que beaucoup l’ignorent) déverse sur ce globe des grâces sans nombre : ceci étant compris, au plus les hommes se « centreront », évolueront, et au plus les causes qui mènent à la violence se dissiperont. Certes, très graduellement mais factuellement…
    Je comprend donc votre question, mais sachez (et partagez !) que c’est surtout EN AMONT (en créant de nouvelles causes) que se mofifieront les paradigmes involutifs. Et, en attendant (pour me répéter), en fonction de certaine situations appelant une réponse APPROPRIEE ET MESUREE, il est impératif d’agir en dehors de réflexes générés par notre cerveau reptilien car, si ce n’était le cas, nous ressemblerions à ceux-là même que nous combattons.
    Enfin, « tendre l’autre joue » n’est pas possible pour tout le monde : cela demande une compréhension et un état structurel qui dépassent le cadre naturel de l’homme ! Néanmoins, nous avons maints exemples historiques (de Sages, de Guides, d’Eveillés) qui attestent que la chose est possible : fut-ce au sein des plus grandes souffrances… Peu d’êtres humains en sont cependant à ce niveau ! En conséquence, la pondération, la tempérance et des réponses proportionnelles sont quelquefois nécessaires et urgentes, mais si on désire un changement qui soit plus profond (et bien plus VRAI) il n’est d’autre voie que celle de la Connaissance appliquée (en soi et à travers soi) qui irriguera, à terme, d’autres esprits (proches ou moins proches)… Car s’il est vrai qu’existe une expensionalité du mal, il ne l’est pas moins la chose est également concrète et factuelle pour le Bien ! Gérer avec mesure les conséquences est une chose, mais il faut tout autant (et surtout) générer de nouvelles causes… CHACUN est donc appelé à un effort constant et soutenu : selon ses capacités, ses charismes, ses possibilités d’action. Il faut d’abord demander avant de recevoir : c’est-à-dire DEMONTRER que l’on souhaite arpenter un certain Sentier ! On peut (à juste titre) se plaindre du mal, mais nous avons TOUS une responsabilité dans son oppresante manifestation… Administrer les effets peut dès lors être important et nécessaire (et il faut parfois le faire), mais ne sera jamais que ponctuel : s’évertuer au positif Changement intérieur et partager cette expérience est d’un ordre bien plus supérieur, constant et constructif pour tous. Tel est le message a répéter à qui sait l’entendre et l’accepter.
    Harmonie, cher ami.
    Thot Theurge

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