Centralité : techniques condensées

Pour ceux qui n’eurent pas l’occasion de lire mon premier livre, je replace en fin d’article l’exercice taoïste de « la petite Circulation énergétique ». Mais commençons par 3 autres activités pratiques liées à l’émergence de la Conscience consciente. Nul doute que certains y trouveront un appui dans leur pérégrination vers le Développement et le Vrai…

Le Karma Planétaire l’autorisant désormais, la technique du « vide mental » est à considérer avec le plus grand intérêt car il s’agit d’un réel « raccourci » vers l’Éveil. Une accélération certes objective mais qui, comme tout aspect de la vie spirituelle, est tributaire voire soumise à chaque condition et structure personnelle, ainsi qu’au bagage karmique qui nous est propre ! En ce sens, il n’y a pas de « délai » vers la maîtrise : chacun étant bien sûr différent quant à la charge qui est la sienne, son parcours, son évolution individuelle, il va donc de soi que nul ne pourrait prétendre que le contrôle surviendra à tel ou tel moment. Et c’est très bien d’ailleurs : cela oblige à une constance, à la volonté et à la foi…

Lorsque l’on parle de « vide mental », la chose ne se mesure pas à l’aune de la frontalité : il ne saurait être question de « chasser » fermement les pensées émergentes, au contraire… Le processus technique consiste bien plutôt à ne pas s’attacher aux fulgurances : qu’elles soient visuelles (images) ou auditives (paroles, musique). L’objectif est de ne pas s’accrocher à tout ce qui nous passe par l’esprit ! Au fil du temps, à force de faire cet exercice, on remarquera que toutes ces éclosions mentales seront bien plus clairsemées qu’au départ voire, à terme, fortement réduites ou totalement inexistantes… Mais de ce dépouillement, dans cette sobriété, se créera alors un champ, une place, un domaine où s’engouffreront les effluves de la Trinité Sainte résidant en nous. Et ce qui jaillira de cet interstice, de manière différenciée pour chacun, ne sera perçu qu’en vertu du silence face au bruit mental.

À titre personnel, au plus du lâcher prise venant d’être mentionné, j’imagine pour ma part être entouré d’un espace blanc où n’existe rien : nulle pensée ou fracas d’aucune sorte n’y résident. Il n’y a rien, pas même l’attente du Tout (aspect sur lequel il ne convient pas davantage de porter l’attention…) : sachant qu’Il Se discernera de toute façon lorsque le Moment sera venu, en fonction de l’héritage karmique distinctif de chacun…

Cette méthode de non observation et de refus d’analyse, se délestant progressivement du tapage intérieur, est d’une richesse fondamentale et, par elle seule, englobe les divers exercices que l’on peut trouver dans le livre de Franz Bardon : « Le Chemin de la véritable Initiation Magique« … C’est tout dire !

D’un point de vue hermétiste être totalement conscient (c’est-à-dire sur tous les Plans : soit pouvoir agir avec quelque influence sur ceux-ci) se réalise lorsque la structure commence à dépasser son niveau embryonnaire et primaire dédié à la dimension physique. Certes, cette Élévation est absolument graduelle et ne se perçoit pas directement (nul ne se lève un jour en disant « ah tiens, ne serais-je pas éveillé spirituellement ?« ), mais au fil des semaines, des mois ou des années ultérieures certains signes sont sans équivoques ! La dimension karmique, par exemple, se comprend davantage sinon complètement, la puissance du mental est décuplée, certaines visions (et pas uniquement durant le sommeil) apparaissent dans l’esprit, l’intuition s’amplifie, les désirs sont orientés vers une plus grande cohésion pour le genre humain et, à ce titre, se matérialisent presque immédiatement sous différentes formes, une sensation de plénitude envahit l’âme et autorise la compréhension de nos rôles ici-bas tout en soupesant chaque alternative : cela et bien d’autres aspects (telle la perception d’Autorités élémentales) mène quelquefois vers une félicité intérieure se traduisant par l’écoulement de larmes lié au ravissement resssenti… Le fait de se constater (sans nulle contrainte adverse) partie prenante dans le Grand Projet d’Émancipation déverrouille des portes en nombre : chacun découvrant celles qui correspondent à ce qui est sollicité pour lui-même, à sa Destinée, à sa Responsabilité.

Être progressivement conscient de sa (vraie) Conscience (comme ce sera le cas pour beaucoup d’entre nous) n’arrive nullement par hasard : un intense et très long travail fut accompli en amont. Dans ce labeur, la méditation dans l’activité n’est pas sans intérêt : loin de là ! À l’évidence cette méthode se rajoute à toutes les procédures que la Tradition dévoila au Monde lorsqu’il fut prêt à les recevoir (que ce soit sous l’angle énergétique, rituellique ou concret : comme avec les prodigieuses techniques de Franz Bardon), reste que les démarches que je donnerai ci-dessous sont susceptibles d’aider quiconque souhaite accentuer, parfaire, intensifier concentration et mental : les bénéfices, à terme, seront tributaires de la densité mise à effectuer ces pratiques.

Méditer sur chaque action revient à sacraliser celle-ci et à être actif dans l’Éternel Présent Divin ! La chose a par ailleurs différents impacts positifs sur notre mental concret (polarisation des pensées, contrôle de la volonté, discipline, visualisation, etc), et comme ce mental inférieur est connecté au mental Supérieur, au plus un travail s’effectue afin de maîtriser le premier et davantage seront ressenties les effluves du second ! En d’autres termes, il est question de se donner la possibilité de connaître les multiples barrières (structurelles) empêchant la révélation de notre potentiel (véritable) : à cette fin, assainir et orienter le mental concret dans le dessein qu’il se sensibilise peu à peu aux incitations du Brasier Supérieur (lui-même connecté à notre âme au sein de laquelle git le Sceau de notre Éternité : la Trinité Sainte) octroie l’opportunité d’une liaison de plus en plus conséquente (et consciente) avec Le Joyau auquel il nous est demandé de ressembler.

S’il s’avère totalement exact que l’Harmonie élémentale, comme son nom l’indique, résulte de l’unisson entre tous les Éléments, il est pareillement établi que dans un cheminement spirituel c’est le Feu qui s’active en premier ! Que ce soit sous l’angle de l’intention, de l’engagement, de la Foi, de la volonté ou du VOULOIR : cet Élément est primordial afin que, ensuite, se distinguent tous les autres et qu’ils finissent par se coordonner avec exactitude… Et ceci se concrétisera d’autant plus exactement et justement si ce Feu puise progressivement à la Source qui jamais ne se tarit. Dès lors, chaque mouvement produit dans cet objectif confère à celui qui s’en acquitte une stabilité, une cadence, un rythme avantageux autant que constructif. Insistons d’ailleurs encore sur le fait que parmi les exercices de celui qui porta un moment le nom de Franz Bardon (dans son livre « Le Chemin de la véritable Initiation magique« ), le premier Degré de la Formation magique du corps mental agit également en ce sens et peut déverrouiller la Conscience grâce à une réception de forces libérant les énergies du Haut Mental…

On le voit donc, les saines opérations sur le mental gratifient bien davantage qu’il n’y paraît : se priver de cette réalité reste évidemment envisageable, mais pour quelles raisons celles et ceux qui cherchent réellement le meilleur pour notre engeance ne saisiraient ils pas à bras ouvert telle occasion ?

Quelque activité que nous accomplissions, fut elle « banale » s’avère en conséquence susceptible de nous centraliser ! De ce fait, SECONDE MÉTHODE, que nous marchions, fassions la vaisselle, fumions, buvions, mangions ou que sais-je, sur chaque tâche doit se focaliser l’attention ! Il ne s’agit pas de se dire « je mange, je marche » ou autre : il s’agit simplement d’être présent à ce qui est réalisé. Cela paraît simple, mais quiconque s’exerce en ce sens découvrira rapidement que cette certitude vole rapidement en éclat au début… Cependant, comme c’est en forgeant qu’on devient forgeron, à force de constance on s’apercevra que la durée de cet exercice augmentera peu à peu et, un jour, fera partie des habitudes. On commencera alors à saisir ce que signifie « vivre à partir du mental » : une caractéristique ouvrant de nombreuses potentialités (dont la Centralité n’est pas la moindre), sans parler, à terme (lorsque structure personnelle et autorisation providentielle le permettront), de l’émergence échelonnée du vrai Soi. Je précise néanmoins, mais faut il le faire, que tout ceci doit s’ajouter à une existence « saine », fondée sur la justice et soucieuse d’autrui…

La troisième technique est un peu plus avancée et ne fonctionnera en profondeur que pour ceux ayant quelque capacité de visualisation (la pratique régulière de la 1ère méthode tombe donc sous le sens…). Il s’agit « simplement » d’appliquer dans les faits la participation complète de notre « êtreté » sur le Plan mental ! Pour ce faire, on exécute la première approche détaillée ci-dessus, mais on l’effectue non plus à partir de notre corps physique mais depuis notre corps mental… Dans cette perspective, il convient de se « retirer » quelque peu et, afin de s’imaginer agissant à partir de corps mental, on visionne qu’on s’y trouve en visualisant deux autres corps autour de nous (le corps astral et éthéro-physique, en l’occurrence). Ce repli vers l’intérieur (qui est en réalité une véritable descente en soi) est difficilement explicable pour qui ne l’accomplit jamais : il ressemble, sous certains côtés et par moments, au processus bardonien nommé « Extase Spirituelle »…

Ce dernier exercice manifeste au plus haut point l’existence au-delà de la forme (transitoire) et, tout en centralisant la conscience, anticipe une réalité de vie surplombant les uniques vitalités biologiques… D’autres bienfaits résultent d’une telle prise d’informations, mais c’est à chacun d’appréhender la chose selon le matériau qui est le sien.

En ce qui concerne la technique taoïste suivante, d’aucuns l’apprécieront aussi je pense à sa juste mesure et sauront l’exploiter harmonieusement…

Le Chi (Ki en japonais) est le résultat des interactions continuelles entre le yin et le yang. Ces derniers étant les deux composantes qui suivent le souffle originel (donc le Chi) à l’œuvre dans toutes choses et émanant du Principe-Un : le Tao…

Si on transcrit la chose au niveau hermétiste et théurgique, le Chi est en fait le RAYONNEMENT des Eléments (aussi nommé Od). Plus d’explications seront trouvées ci-dessous…

Il y a 3 sorte de Chi : céleste, terrestre et humain. Cela correspond aux 3 trésors de l’homme : Jing, Chi, Shen , soit Essence, énergie, conscience.

Dans l’exercice présent, on travaille avec le Chi humain : aussi appelé Chi ancestral (c’est-à-dire  » le Chi qui est en toi« ), celui que nous avons depuis notre naissance et jusqu’à notre « mort »). Personne ne sait ajouter une parcelle de Chi en plus de ce qu’il a reçu, mais on peut l’utiliser mieux, davantage et autrement que ce qu’on en fait dans la vie de tous les jours!

Une des techniques principales qu’on peut employer pour sentir (et utiliser) le Chi s’appelle donc « La Petite Circulation Energétique » (ou Circulation embryonnaire, car surtout utilisée quand on est dans le ventre de sa mère).

Les maitres de Chi Kung et les médecins traditionnels chinois s’accordent pour dire que la petite circulation énergétique est l’exercice auto thérapeutique par excellence; peut-être le plus puissant d’entre tous.

Cet exercice est parfois révélé en une seule phase cependant il convient toujours, que ce soit aux niveaux de l’énergie humaine (ou au-delà) de ne pas aller trop vite et de noter toutes sensations afin d’en nourrir notre conscience… Etre à ce que l’on fait de la manière la plus totale ! Il ne viendrait pas à l’idée d’un athlète de tenter un record sans préparation et entrainement préalable : d’autant moins ici où le travail s’effectue avec une énergie en générale méconnue…

J’ai donc divisé cette technique en plusieurs phases (cinq exactement).

Cet exercice s’effectue essentiellement sur deux méridiens d’acupuncture : le « Ren Mai » (Vaisseau Conception, celui qui passe verticalement au devant du corps) et le « Du Mai » (Vaisseau Gouverneur, celui qui passe verticalement à l’arrière du corps). D’autres méridiens existent, mais j’en parlerai peut-être ultérieurement. Et de toute façon, tous sont reliés à ces deux-ci : tous les méridiens Yin se jettent dans le Vaisseau Conception, et tous les yang dans le Gouverneur…

Le Vaisseau Gouverneur part du point « Huyin » (juste en dessous des parties génitales), il suit la ligne médiane du dos, de la nuque, de la tête, et jusqu’à la lèvre supérieure (au milieu du palais). Le Vaisseau Conception prend le relais à partir de la lèvre inférieure (c’est pour cela qu’il faut placer sa langue derrière les dents supérieures : afin de créer un lien entre les deux Vaisseaux), suit le menton, le cou, le thorax (milieu de la poitrine) et le ventre…

Une branche du Vaisseau Conception rejoint le Vaisseau Gouverneur en traversant la paroi abdominale et en rejoignant le Dantian (Ou Tantien – le Champ de Cinabre inférieur), une des grande source du Chi : il se situe à quelques centimètres en dessous du nombril. Retenez la localisation, c’est très important !

Le Chi se déplace dans ces deux méridiens à l’état de Chi pur, c’est-à-dire non chargé de substances organiques. Quand l’exercice de la Petite Circulation est complet, le Chi descend de la lèvre inférieure jusqu’au Dantian pendant l’expiration, et pendant l’inspiration il remonte du Dantian dans le bas ventre qu’il traverse (il rejoint donc le Vaisseau Gouverneur) et il monte dans le dos, jusqu’à la tête et jusqu’à la lèvre supérieure et derrière les incisives…

Préliminaires de l’exercice
– Ne pas être stressé !!
– Avoir mangé depuis plus ou moins 2 heures (en débutant, il est déconseillé de pratiquer à jeun)
– Pratiquer assis avec la colonne vertébrale bien droite !
– Durée de l’exercice : une demi-heure par jour minimum (quel que soit le stade), et 1h maximum pour les débutants

Effets ressentis
Sensation de chaleur sur les points méditatifs ou les trajets effectués. Réalité concrète à partir de quelques jours (mais cela dépend de la concentration, du sérieux, de la régularité et…du karma!). Pour certains cela prend même des semaines, pour d’autres des jours, quelques heures, voire….quelques minutes ! L’important est de parfaitement comprendre que tout dépend de la structure personnelle (et de Karma) : la technique est parfaitement fonctionnelle mais cela ne peut être objectif qu’au moment opportun pour le pratiquant.

Stade 1 (l’attention sur l’expiration)

A pratiquer 30 min, deux ou trois fois par jour.

On respire de façon abdominale (on rentre le ventre à l’inspiration, on le détend à l’expiration) : cela permettra plus tard « d’expulser » le Chi vers le Vaisseau Gouverneur.

Très « facile » : on est le dos bien droit, on inspire par le nez sans penser à quelque chose de précis, mais on expire par la bouche EN PORTANT TOUTE SON ATTENTION SUR LE POINT QU’ON APPELE SHAN ZONG (« La Chambre Du Feu », aussi nommée TAN ZHONG (« Le Nid Du Coeur » ), situé au milieu de la poitrine… Au bout de quelques jours, si on est consciencieux et assidu, on ressent une grosse chaleur sur ce point!! C’est le Chi ! CAR LE CHI (comme toute chose) SUIT LA PENSEE (règle essentielle à retenir) !

Pour terminer l’exercice, on met simplement pendant une trentaine de secondes (même si on a pas ressenti de chaleur) sa pensée sur le Dantian (situé, rappelons-le, à quelques centimètres sous le nombril!) Cette « fermeture » de l’exercice n’est absolument pas à négliger car elle permet non seulement de réintégrer et de recentrer l’énergie, mais également de bénéficier des effets escomptés…

Notons également que la sensation de chaleur n’est similaire à aucune de celle qu’on peut ressentir à l’extérieur de soi (feu, soleil ou autre) ou en soi (fièvre) : elle est totalement particulière… Dès ce premier stade on peut déjà prendre l’habitude de placer le bout de la langue à la racine des incisives supérieures (créant un pont entre les Vaisseaux Conception et Gouverneur).

C’est tout pour ce stade. Le second ne devant être entrepris qu’à la complète réussite du premier..

Stade 2 (la pensée suit le Chi, le Chi accompagne la pensée)

30 min par jour. Trois fois si possible.

On recommence le stade 1 et, une fois le flux de chaleur rayonnante ressenti au Nid Du Coeur on force l’énergie, PAR L’ATTENTION ET A L’EXPIRATION, à se déplacer vers le bas jusqu’au Dantian inférieur. Après quelques jours (généralement) on ressent la sensation de chaleur au milieu du bas-ventre (au Dantian) et, évidemment, tout le long du trajet…

Ne pas oublier la concentration sur la fermeture.

On passe au niveau suivant après réussite complète !!

Stade 3 (porter son attention exclusivement sur le Dantian)

On recommence le stade 1 et 2.

Comme on s’est habitué à respirer de façon abdominale, on ne s’occupe plus de la respiration, et on porte désormais toute l’attention sur le Dantian où le Chi devient de plus en plus abondant et où il nait constamment une douce chaleur. Si celle-ci devenait trop intense, on peut clôturer l’exercice avant les 30 min minimum (et trois fois par jour).

A ce niveau (voire avant) deux éléments doivent être écartés afin de garder la concentration : la peur et l’euphorie…

Si vous avez peur, ne faites pas cet exercice ou clôturez le immédiatement!! Si la suave sensation de chaleur vous donne un sentiment de plénitude, ne vous attardez pas sur cela, ou alors clôturer également l’exercice car il vous dévie de votre attention et des objectifs disponibles…

Stade 4 (mobiliser le Chi dans la Petite Circulation)

On recommence le stade 1, 2 et 3.

Le Chi prospérant désormais dans le Dantian, il n’a aucune peine à se déverser dans le Vaisseau Gouverneur (en tous cas à sa base) par le point nommé Migmen (« La Porte De La Vie ») : point situé entre la 2ème et 3ème vertèbre lombaire. La respiration embryonnaire (qu’on doit désormais maitrisée) ainsi que la concentration permettront à l’énergie de gravir le Vaisseau Gouverneur. Au niveau respiratoire on s’appuie donc essentiellement sur l’inspiration (on ne pense à rien à l’expiration)

En général, on imagine le Chi s’écouler dans le Vaisseau Gouverneur telle une colonne de mercure dans un tube, cela signifie que dans ce degré on ne force pas on ne force pas on ne force pas si l’énergie s’immobilise : si on force la colonne rompt et il faudra de nombreuses semaines avant d’atteindre un résultat…

En conséquence, si le flux stoppe, on focalise son attention sur le point d’arrêt : il suffit d’attendre un « réemplissage » à partir du Dantian pour que, petit à petit (et la chaleur ressenti l’attestera) on puise reprendre le parcours vers le haut. Le but étant d’atteindre le Dantian supérieur, « Baihui » (« Les 100 Réunions« ), point de rencontre de tous les méridiens et point d’harmonisation de toutes les énergies : nommé en Inde « chakra de la couronne », et qui est situé au sommet de la tête au niveau de la fontanelle.

Arrivé (par l’inspiration je le rappelle) à ce point (au Baihui), on expire consciemment maintenant (la langue doit être placée au palais comme écrit) en refaisant descendre l’énergie sur le devant du corps (les 3 premiers degrés) puis, une nouvelle inspiration abdominale la fait repartir du Dantian et remonter à nouveau le long de la colonne jusqu’à Baihui. On recommence… Plusieurs fois. La Petite circulation est maintenant activée…

La littérature ancienne considère ce degré comme le plus important!! Pour cette raison, il convient d’augmenter la durée des séances quotidiennes (s’exercer entre 40 et 60 min, une à trois fois)

Stade 5 (action sur la matière corporelle)

Cette action en elle-même ne sera pas détaillée ici : sachons simplement qu’elle est autant personnelle (vivification intérieur) que pour les autres (partage énergétique, tel le Reiki par exemple)…

On reprend les stades 1, 2, 3 et 4…

Au niveau technique il convient maintenant d’imaginer le Chi « volant » de haut en bas et de bas en haut entre le Dantian et Baihui… Plus besoin de conduire l’énergie par une intense attention au travers des Vaisseaux Conception et Gouverneur : les deux centres débordent d’énergie ! Plus besoin non plus de porter son attention sur l’inspir et l’expir, cela n’as plus de conséquence… Cette 5ème étape requiert du travail et aucune perturbation. S’y exercer trois fois par jour (de 30 à 40 min) pendant au moins 40 jours ( mais le résultat dépend évidemment de la structure de chacun)…

La fermeture de ce cinquième niveau est différente et, dorénavant, c’est celle-ci qu’il faudra utiliser!!! A savoir, placer les mains l’une par-dessus l’autre sur le Dantian (les hommes posent d’abord la gauche!). Décrire 36 mouvements spiralés allant en s’élargissant vers l’extérieur (du bas vers le haut), puis intervertir la position des mains et décrire 24 mouvements spiralés en sens inverse (c’est-à-dire se rétrécissant vers l’intérieur, le centre). Tout ceci avec la pensée sur le Chi qu’on voit diminuer dans le Dantian (l’objectif est d’imaginer l’énergie avec une densité similaire mais réduite à un point infime…)

Comme écrit plus haut, le Chi est en fait, pour parler plus ésotériquement, le rayonnement des 5 Eléments : c’est pourquoi certaines propriétés de ceux-ci (lourdeur, légèreté, vivacité, dureté, etc…) sont discernables chez les certains « maîtres du Chi » que l’on trouve, surtout, dans les Arts Martiaux dits internes..

Bonne pratique méditative et énergétique.

Thot Théurge

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