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La Terre, les hommes, la société


" Ce n'est pas un gage de bonne santé que d'être bien intégré dans une société profondément malade... "
(Krishnamurti - philosophe hindou)



Bien qu'elles s'attacheront aux thèmes spirituels, les lignes suivantes doivent cependant s'appuyer au départ, un tant soit peu, sur la densité : notre nature l'obligeant! En outre, et extensivement, notre civilisation étant bercée par des notions judéo-chrétiennes, il ne sera que normal d'analyser ensuite certains aspects de celles-ci, ne fusse que pour les recadrer exactement.

Ainsi donc, il me semble logique et productif d'insister tout d'abord sur l'orientation générale du monde, afin de discerner au possible à quel point cette disposition fondamentale et quasi généralisée est contraire, l'histoire le prouvant, à un Ordre positif et étendu à tous! Depuis TOUJOURS, en effet, certains hommes en dominèrent d'autres : et ceci est la meilleure preuve qui soit attestant que c'est, avant tout, le coeur de l'homme qui se doit de changer! Encore pour cela lui faut-il adhérer à des conceptions par trop méconnues (ou voilées) et à une Connaissance qui ne divise pas, mais s'efforce de réunir tous et toutes : sans désirs négatifs, conquérants ou égoïstes mais avec le seul souhait d'une communion et d'une harmonie véritables...

Hélas, fondamentalement et aux extrêmes, les relations de l'homme avec ses semblables, au sein de la société ou vis-à-vis de la Terre, peuvent se résumer à trois facettes : soit très relatives et négatives (égoïstes), soit avec un désir sincère d'harmonie, soit insouciantes et indifférentes... Ces caractères peuvent évidemment changer, muer, sous les auspices de certaines circonstances, mais chaque homme, qui qu'il soit, où qu'il se trouve, quoi qu'il fasse, est inévitablement affublé de telle ou telle étiquette. Et pour peu qu'on cherche réellement le pourquoi de la chose, et on ne pourra que convenir, hélas, que la particularité de l'homme par rapport aux relations entretenues n'est pas (en général) profondément constructive. Les raisons en sont cependant très logiques et dans l'ordre des choses..

Où que l'on vive dans le monde, chaque cellule de la société (familiale, sociale, politique, philosophique, religieuse) établi des normes, et celles-ci peuvent se résumer à deux choses : être ou avoir!! Certes, certains feront valoir que l'on peut être en ayant, mais en réalité ce n'est pas exact car pour être vraiment (nous le verrons amplement dans ce livre) il faut accepter aussi de ne pas s'attacher aux choses qui passent et que nul n'emportera avec lui en quittant cette sphère... Hélas, nous pouvons tous en convenir, le Monde ne préconise PAS un tel détachement... La société dans laquelle nous nous mouvons est corruptrice par nature et fondée sur une seule chose : le profit... Et comme l'homme est assommé d'informations gravitant autour de cette réalité il est, répétons-le, éminemment logique que lui aussi, à son niveau, assimile et répercute ce fait dans son environnement, dans sa vie. Et il en sera ainsi tant qu'il ne réfléchit pas sur la nature des choses, ainsi que sur sa propre et véritable nature.

Société corruptrice, écrivais-je, qui a pour centre la possession frénétique, au désavantage de l'être, au désavantage DES êtres... Tout le monde peut en être juge, il suffit d'ouvrir les yeux. L'argent est le "nouveau" (faux) dieu, l'élément qui permet de posséder presque tout, la force et l'énergie de vie d'un nombre absolument impressionnant de personnes: endoctrinées de plus en plus profondément! Mais pour le comprendre il faut saisir exactement ce qu'est la société actuelle, qui la dirige vraiment, dans quels buts, et les répercussions au niveau de la vie des hommes qui, c'est un euphémisme, ne sont pas tous au même niveau...

Soyons cependant très clair : ce chapitre ne se veut aucunement hostile à l'argent (qui est une énergie pouvant être très positive) mais c'est un chapitre résolument hostile aux méthodes consistant à faire l'apologie concrète de l'avoir, au détriment de l'homme...

De par le monde existent encore des utopistes qui pensent que pouvoirs et hommes politiques sont en mesure d'apporter de la lumière à la société, mais en réalité il y a bien longtemps que ce n'est plus le cas! Et quand bien même certains dirigeants le voudraient, que la chose ne serait pas davantage possible : les sphères du pouvoir, avant d'être politiques, soit désormais totalement économiques! Les véritables décideurs, les vrais monarques sont les businessmen et les hommes au sommet des banques internationales!! Et peu importe le pays ou l'homme politique à la tête de celui-ci, l'ensemble est tenu en laisse par ceux qui détiennent la véritable puissance, la puissance qui corromp, qui détruit, dont le seul but est de générer sans cesse du profit : de façon à acquérir encore plus de pouvoir et d'influence...

A partir du moment où on concède ceci, alors on est également encore assez vivant et libre que pour saisir que les nations du monde d'aujourd'hui sont en réalité non plus les pays, mais les multinationales et les élites économiques. Eux décident ce que vous devez pensez, manger, boire, ce que vous devez faire, dans quelle société vous devez vivre... Ce faisant ils accentuent leur emprise et vous fournisse après l'endoctrinement (et en vous faisant payer, cela va de soi) de quoi contenter vos besoins, souhaits et envies qu'ils ont, au préalable, implantés en vous...

On vit, on consomme (avec abondance si possible), on meurt... Tel est le leitmotiv qu'on nous rappelle à longueur de journée au travers de tous médias possibles!! Sans oublier le fameux "on ne vit qu'une fois, il faut en profiter et s'éclater"... Sous entendu, sans se soucier d'autrui, ni des problèmes du monde... Ni de quoi que ce soit qui pourrait dépasser, un tant soi peu, l'immédiat, le concret, la densité, le temporel.

Chacun est libre et fait ce qu'il veut, mais personnellement je ne connais réellement personne qui soit devenu plus humain en devenant une conscience tournée vers soi (conscience réflexive) et en ne vivant que pour et par les plaisirs ou même, simplement, en ne vivant que pour un bien être temporel et immédiat... Cela n'est pas possible : celui qui ouvre son coeur ne peut être "bien" en scrutant ce qui se passe sur cette sphère! A moins d'être indifférent au sort de millions d'êtres...

Nous sommes à un carrefour : celui-ci nous indiquera si la généralité sera capable, malgré les énormes pressions extérieures, de changer (au niveau du mode de vie et, surtout, du mode de pensée)! Le Coeur, tout est là... Au centre! Mais combien vivent principalement par le coeur? J'ai connu des personnes qui, voyant un indigent, refusait de lui donner une simple pièce sous prétexte qu'il faisait, peut-être, partie d'un groupe mafieux forçant à la mendicité... Et alors, et même si c'était le cas (ce qui n'est pas prouvé), comment peut-on avoir le coeur si fermé qu'on ne pressente plus que du négatif, de l'hésitation, de la crainte ? Généralement ce sont ces mêmes personnes qui, trouvant un portefeuille avec un peu d'argent, ne le rende pas au propriétaire et prenne le contenu : prétextant que si ce n'est pas eux ce sera un autre... Etrange logique qui détermine un acte négatif de peur que d'autres puisse le faire à leur place...

Bien évidemment, tous ne sont pas comme cela, et c'est très bien : mais la vibration majeure que chacun, pour peu qu'il en fasse l'effort, est à même de ressentir en ce temps, n'est pas réellement positive. Et c'est le moins qu'on puisse prétendre! Pourquoi en est-il ainsi ? Tout simplement, et c'est une vieille histoire, parce qu'il y a une lutte sourde et profonde entre l'être et l'avoir, entre l'évolution et la stagnation, entre la main ouverte et le poing serré, entre le désir relationnel vrai et l'indifférence...

La Loi du Monde, et ce n'est pas nouveau non plus, fut et reste celle du plus fort : quand ce n'est pas celle du plus riche ou du plus fourbe!! Mais non pas par "sélection naturelle" (invention pernicieuse permettant de légitimer certains abus), mais par endoctrinement de masse et, hélas, par choix personnel ensuite...

Ceux qui détiennent la part du gâteau, ceux qui déterminent ce que doit être la société (totalement tournée vers LEURS intérêts), ceux là, n'ont aucun avantage, ni aucune envie, de partager ce qu'ils détiennent. Et ils font et feront TOUT pour maintenir la masse dans un état d'abrutissement, de servilité, et de besoins devant régulièrement être assouvis... C'est hautement logique!! Pour eux le monde c'est les affaires, et pas de sentiments dans les affaires (sauf si cela génère un profit)...

Chose étrange cependant, car même si l'on vivait sous un régime dictatorial, chacun aurait néanmoins toujours assez de clairvoyance pour analyser, librement (c'est-à-dire hors des conventions, des normes et des idées établies par le grand nombre) les éléments, situations et relations qui serpentent dans sa vie et dans la société des hommes. Alors, pourquoi cela n'arrive-t-il pas, en règle générale. Parce que, pour ce faire, il faut nécessairement entrer en résistance! Et ce n'est pas facile pour tous... Résistance face à la pensée majoritaire et dominante. Résistance face à ce que trop considèrent comme une fatalité. Résistance face à aux injustices qui se banalisent. Résistance... Et celle-ci impose de ne pas rester aveugle avec les aveugles!

Attitude malaisée néanmoins. En effet, la société est organisée sur un mode d’embrigadement permanent. Du plus petit âge jusqu'au plus avancé, "on" nous dit ce qu'il faut faire, ce qu'il faut penser, comment il convient de vivre, et même pourquoi... Il est évidemment nécessaire d'inculquer certaines règles, pour le mieux vivre avec autrui, par convenance sociale, mais le problème c'est que la masse prend non seulement pour argent comptant ce qu'on lui transmet mais, souvent, trop souvent, accepte (triste) de perdre son libre arbitre et suit tel un mouton! C'est pour cela que l'on voit des gens morts à 35 ans, mais qui ne sont enterrés qu'à 80... Morts dans leur tête, morts dans leurs libre-choix, morts dans leur liberté propre. Plus besoin de réfléchir, de se remettre en question... Ces gens existent, mais ne vivent pas! Moutons décérébrés ou trépanés dont ceux qui dirigent vraiment la société se délectent... La plupart des hommes sont des thermomètres qui indiquent ou enregistrent la température de l’opinion majoritaire : au lieu d'être des thermostats qui transforment et régulent la température de la société.

Mais tout ceci est aussi systématique que cohérent: et les manipulateurs le savent! Le comportement humain est déterminé par son environnement et l'intoxication mentale répétée. Si par exemple on est élevé dans la tradition hindoue, ou talibane, ou amérindienne, sans jamais voir autre chose, alors il est inévitable de retenir ce seul et unique système de valeurs. Voire même de le considérer comme élevé ou, pire, de le sacraliser... Et il en va ainsi de toute cellule qui endoctrine, quelle qu'elle soit. Et à moins d'avoir une belle ouverture d'esprit, cette cellule rejettera ou combattra toute idée qui contredit l'ordre qu'elle a établi!

Les pouvoirs économiques (et moindrement politiques), qui détiennent influence et puissance, qui déterminent ce dont à besoin la société et qui sert leurs intérêts, ces pouvoirs donc essayent par tous les moyens de perpétuer ce qui leur donne de l'ascendant. Pourquoi croyez-vous que telle ou telle grosse entreprise participe activement aux campagnes des hommes politiques si ce n'était pour garder ses prérogatives et son emprise ? Pensez-vous vraiment que les hommes politiques sont là pour changer la donne ? Si c'est le cas, il faut vous réveiller : les politiques n'ont pas cette capacité (il y a longtemps qu'ils l'ont perdu), et ils ne sont élus que pour conserver les choses telles qu'elles sont!!

Vous pensiez être dans un système démocratique ? Oui, par rapport aux régimes visiblement totalitaires c'est le cas mais en réalité, en tant que simples citoyens, nous n'avons plus aucun contrôle sur le cours des événements, sur les choix de société! Ce serait le cas si les votes servaient à quelque chose et étaient réellement relayés par les personnes que nous élisons, mais elles ont les mains aussi liées que l'est l'esprit de la masse. Dans une économie basée sur l'argent-roi, la démocratie véritable est impossible! C'est l'argent qui fait et défait les carrières. Et donc, si vous avez plus d'argent pour acheter la place de votre choix, on ne peut appeler cela une démocratie. Il ne s'agit, encore et toujours, que d'une dictature des élites nanties!

" Nous pouvons soit avoir une démocratie dans ce pays (les USA), ou nous pouvons avoir une abondance de richesse concentrée dans les mains de quelques-uns, mais nous ne pouvons avoir les deux! "(Louis Dembitz Brandeis, 1856-1941 - membre de Cour suprême des États-Unis et conseiller économique de Roosevelt)

Quant on ne veut pas partager la part du gâteau, alors il est totalement logique de se replier sur soi-même et ses acquis. Voire de les amplifier : de manière à devenir encore plus puissant et donc, par extension, de faire plus encore pour garder privilèges et avantages... Cercle vicieux! C'est bien pourquoi la caractéristique la plus fondamentale des puissances précitées (et d'autres) est la préservation... Qu'il s'agisse d'une multinationale, d'un système politique ou économique, voire d'une religion ou d'un Projet mondialiste et global, l'important est de se protéger et de sauvegarder son influence, ses possibilités, son hégémonie parfois! Bref : préserver l'institution elle-même ou le But auquel elle aspire... Vous ne me croyez pas ? Deux petits exemples...

Après la crise monétaire de 2008, les établissements bancaires ont tout fait pour enrayer, depuis leur sein, la crise. Comme une caste qui ne devait rendre des comptes à personne... On connait la suite : voyant que ce n'était pas possible, ils sollicitèrent de l'aide. Que n'a-t-on pas entendu comme belles paroles et promesses ensuite... Pourtant, une fois la crise plus ou moins passée, rien n'a changé, les règles n'ont pas été redéfinies : le profit reprend ses droits. Et avec lui la stagnation dans un système corrupteur par nature. Préservation...

Un autre exemple peut se trouver au sein de l'église chrétienne et les abominables actes de pédophilie qui continuent à la secouer. On sait maintenant que tout fut fait pour cacher l'atroce vérité, de façon à ce qu'elle n'éclabousse pas l'ensemble... Mais dans ces deux exemples, au-delà du délire frénétique amenant à l'injustice et la difficulté de se remettre en question, apparait une vérité : l'homme n'est pas au centre! Et c'est bien là qu'est le vrai problème. Si c'eût été le cas au niveau bancaire et boursier, jamais il n'y aurait eu de produits vérolés sur le marché. Et inutile de dire qu'au niveau de l'église, si l'amour avait été réel et véritablement charitable, il n'y aurait pas eu autant de victimes de ces actes nauséabonds!! L'homme n'est hélas pas le centre. Et là se trouve la clé de bien des choses, la réponse à bien des questions...

Et quand bien même, suite à une catastrophe (style marée noire dans le golfe du Mexique par la plateforme de forage Deepwater Horizon, de BP) on semble s'intéresser au sort des malheureux pêcheurs qui vont perdre leur emploi, que la démarche reste néanmoins tronquée et la souffrance très sélective... Les grands médias du monde entier se sont emparé de cette histoire (triste par ailleurs), mais je n'ai pas entendu beaucoup de réaction sur la façon dont la société pétrolière gérait ces coups de maintenance et de sécurité... Tout au plus a-t-on parlé de la chute des actions... Mais pour horrible que soit cette marée noire, qui parle de celle qui a lieu au Nigeria depuis...50 ans ??? Depuis 50 ans le delta du Niger vit une marée noire permanente, sans que personne ne s'en préoccupe. Au travers de cette tragédie, on réalise les différences de traitement entre pays riches et pays pauvres...

Le delta du Niger est une vaste zone humide jonchée de marais, mais aujourd'hui on la surnomme la capitale des marais noirs. Le premier mai 2010 un oléoduc s'est d'ailleurs encore rompu : environ 4 millions de litres de pétrole brut se sont déversés au Nigeria polluant l'écosystème. Le nettoyage ne se fera pas, l'état n'a pas la possibilité de réagir, soumis aux grandes compagnies pétrolières, ici Shell en l'occurrence. Selon l'ONU il y a eu plus de 6800 fuites entre 1976 et 2001, tous les ans l'équivalent d'un Exxon Valdez se verse dans le delta du Niger (L’Exxon Valdez est un pétrolier américain qui s'échoua en 1989 sur la côte de l'Alaska et provoqua une importante marée noire)! Ces fuites nombreuses se situent toutes dans les périmètres exploitées par Shell, mais la société n'en a cure (on s'en doute)... On sait pourtant (toujours selon l'O.N.U.) que le problème des oléoducs et de leurs canalisations serait celui d'un manque flagrant d'entretien depuis 50 ans. Alors Shell qui exploite ce pétrole brut n'assume pas ses responsabilités. Elle ne finance aucune campagne de nettoyage.

La population est prise en otage depuis 50 ans. Misère, frustrations, maladies, pollution sont le lot quotidien des habitants du delta du Niger. L'espérance de vie se monte à seulement 40 ans. Alors le peuple réagit de façon désordonnée et différente, car l'état est aux abonnés absents. Ce dernier est corrompu, a négocié avec Shell pour que la compagnie n'ait aucun souci. Cela se manifeste par des procès tournés en parodie ( plus de 1000 procès intentés contre Shell ), des policiers étatiques aidant Shell à repousser des manifestants ou toute forme de contestation. Alors certains détournent le pétrole pour se faire de l'argent, d'autres kidnappent pour obtenir des rançons de Shell. La violence et les groupes armés sont monnaie courante, par exemple Le Mouvement d'Emancipation du delta du Niger menace régulièrement Shell et le gouvernement.

Hélas, le Nigeria est le premier pays producteur de brut en Afrique : et les Etats-Unis sont les premiers intéressés (tiens donc). En effet ils ont créé l'AFRICOM, force militaire en Afrique pour mettre la main sur les ressources naturelles contre "une aide au développement" (que le peuple attend toujours...). Cette force reflète en fait un moyen de préserver les approvisionnements américains en pétrole! Comme en Irak et au Moyen-Orient...

Edifiant, non ? Ne vous semble-t-il pas qu'il y ait une différence de traitement au niveau de l'information ?
Pourquoi à votre avis ?

Pensez-vous que quelque chose changera dans la manière de faire des affaires, que ce soit chez B.P. ou Shell ? Pensez-vous que l'homme sera enfin placé au centre ? je crois, hélas, que la réponse est dans la question...

Dans le même ordre d'idée, imaginez-vous que ce soit une coïncidence si l'Afrique est le continent le plus touché par le Sida (pour ne prendre que l'exemple de cette maladie) ? Pourquoi, à votre avis ? Tout simplement parce qu'il ne serait pas rentable pour les grands trusts pharmaceutiques de donner des rétrovirus à une population qui ne sait pas les acheter!! Où serait le bénéfice en monnaie sonnante et trébuchante ? Et que dire de la faim dans le monde ? Il suffirait d'une année, d'une petite baisse des vente et achat d'armes, pour éradiquer définitivement ce fléau... Qui en parle ? Qui le fait ? Mais pourquoi bien le faire d'ailleurs puisqu'il n'y aurait aucun bénéfice à court terme ? Peut-on dire ici aussi que c'est l'homme qui soit au centre ? On sait tous répondre... Pourtant, il existe assez d'argent pour régler une fois pour toute les différents problèmes du monde : loger ceux qui sont sans toit, construire des hôpitaux et des écoles partout où ils manquent... L'homme est en mesure de réaliser tout cela : mais hélas nous sommes dans un système qui ne réfléchit qu'en terme de profit (rapides de préférence), sans aucune vision élévatrice pour l'ensemble : et cela fausse toutes les données positives et humanistes!

Dans ce type de système, la viabilité et l'abondance, (c'est-à-dire l'accès de toutes choses pour tous) ne peuvent exister, car non positifs en terme de rentabilité : ce qui donne de la valeur aux choses et maintient les prix hauts, c'est la rareté!! Qu'elle soit naturelle ou, pire, artificielle... Exemple : croyez-vous que ce soit un hasard si certaines compagnies minières détruisent des diamants, alors qu'elles les extraient ? Si elles répandaient tout leur stock réel, les prix s'effondreraient. Ce serait contre-productif en terme de gains. C'est la rareté qui maintient les prix hauts!! Même chose pour le pétrole, c'est sa rareté qui lui donne (et lui donnera de plus en plus) sa valeur : diminuer la production de pétrole augmente son prix!! C'est ce qui s'est passé durant toutes les crises pétrolières. Et ne pensez pas une seconde que c'est une coïncidence ou une suite de hasards et d'événements imprévus : tout est planifié...

Celui qui comprend ces dernières phrases, comprendra aussi pourquoi perdurent les guerres, la pauvreté, les famines, les maladies... Dans un système où l'humain n'est pas le centre et est considéré comme une simple marchandise, cela ne peut pas changer!! Il faut donc que se modifie le coeur de l'homme pour que, progressivement, apparaisse un autre concept relationnel, nettement plus vertueux et désintéressé.

Un système basé uniquement sur l'avoir et la cupidité contient en lui-même les germes de la corruption. C'est inévitable. Car il ne se souciera jamais (sauf si on l'y contraint) des dégâts causé à l'environnement, à la vie sociale, ou à la vie humaine... Bien sûr, il y a des degrés dans la corruption... Mais ça ne change rien : cela reste de la corruption!! Et c'est cela qu'il faut bien voir... Supposons par exemple qu'une société pétrolière (nous venons d'en parler) pollue et rejette des déchets toxiques ou réduise les coûts de sécurité (histoire d'économiser et donc de gagner de l'argent), je pense que chacun en déduira qu'il s'agit d'un comportement corrompu (par l'avidité)... Mais plus subtil : une grande surface vient s'établir dans une région et, de ce fait, les petites enseignes, ne pouvant rivaliser, doivent fermer. Comment qualifier un tel acte ? Est-ce que le monopole est signe de corruption ? La réponse, nous le verrons, est oui... Mais plus subtil encore : un ouvrier est renvoyé parce qu'un robot peut faire davantage pour moins cher... S'agit-il d'un déni pour l'être humain ? La réponse est toujours oui!! Car qu'il s'agisse de déverser des déchets, de posséder un monopole ou de diminuer les frais de main d'oeuvre, le motif est toujours le même : LE PROFIT !! Et si quelqu'un pense que ces sociétés (et leurs actionnaires) se soucient le moins du monde de l'homme et de son bien-être général, alors ils sont déjà morts, car incapables de discerner la vérité des faits. Il s'agit toujours hélas, en effet, de l'identique instinct de préservation : qui place l'homme au second plan du gain monétaire... Mammon et ses séides mènent le jeu !

Autre exemple : morbide...

Dans les années 80, une division du géant pharmaceutique mondial Bayer, Cutter Biological, a vendu pour des millions de dollars de produits infectés avec le HIV et l'hépatite C à des hémophiles à travers le monde. Le sang requis pour fabriquer ces produits fut prélevé dans des prisons américaines alors que les donneurs ne furent jamais testés pour le HIV. De plus le sang n'avait pas été stérilisé. Toujours minimiser les coûts pour maximaliser les profits...

Dès que la FDA ( Food and Drug Administration - l'administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments) a découvert le problème, ils ont demandé à Bayer de ne pas vendre ces produits contaminés aux Etats-Unis, tout en prenant soin de garder l'affaire silencieuse... Mais Bayer continuera de vendre consciemment, pendant plus d'un an, des produits contaminés à des hémophiles de pays étrangers comme le Canada, l'Angleterre, l'Espagne, le Japon, Taiwan, la France, l'Argentine, la Malaisie, l'Indonésie, Hong Kong, Singapour, le Mexique, le Costa Rica, le Brésil, les Philippines et même à plus de 7.000 Américains ! Et le pire c'est que l'acte fut réalisé alors même que la société pharmaceutique avait une nouvelle version plus sécurisée...

On estime que la contamination des produits Bayer causa la mort par le Sida d'environ 15.000 Canadiens... Mais avez-vous entendu parler de cette information ? Et les dirigeants ont-ils été condamnés ? Non, ils ne pouvaient pas l'être, car à partir du moment où la FDA a permis que cela se passe et a fermé les yeux, les implications politiques sont évidentes, et elles remonterait bien trop haut... Mais qu'importe puisque que pour Bayer le désastre s'est transformé en profit...

Alors, il ne s'agit évidemment pas de faire la révolution dans la société, mais de faire la révolution dans sa tête!! Ne pas prendre pour argent comptant tout ce qui est distillé (parfois insidieusement) par les médias, la famille, les amis. Etre libre signifie pouvoir CHOISIR et appliquer selon ses convictions profondes (même, et surtout, si elles heurtent de front les opinions générales), nos propres désirs, envies, besoins : pour autant qu'ils ne gênent ni ne font de mal à personne.

Si on peut le faire, la meilleure façon (et ce n'est pas utopique) de transformer l'injustice dans cette société, et jusqu'aux morts-vivants qui la composent en majorité, est de se transformer soi-même: de changer sa façon de penser ou, si on considère que c'est déjà le cas, de transmettre nos convictions et notre compréhension des choses. De quelque façon que ce soit, et au sein de n'importe quelle cellule, fut-elle simplement familiale... Si nous voulons le Beau et le Bien pour nous et les autres, nous devons montrer (d'une façon ou d'une autre) que l'ère actuelle ne favorise pas la chose, car elle emprisonne et oriente le mental (et donc la faculté de penser librement et d'agir en conséquence) d'un trop grand nombre d'êtres humains.

Suivre ce qui est "in", à la mode, ce qui prédomine, ce qu'on nous dit, ce qu'on doit penser, ce qu'on doit vivre : est-ce réellement vivre ? N'est-ce pas plutôt infantile, c'est-à-dire est-ce que cela ne nous enlève pas le besoin de réfléchir, comme un enfant qui suit exactement ce que lui enseigne ses parents ? Sans se poser de question... Certes, l'enfant se "rebellera" ultérieurement (et c'est très bien, il doit s'affirmer) mais où sont les rebelles de ce temps? Ils sont bien là, évidemment, mais leurs paroles, voire leurs cris, sont très largement enfouis sous les clameurs de la masse et l'injustice qu'elle tolère! Cette masse qui ne veut pas changer en profondeur et se contente de ce qu'elle a. C'est vrai qu'il faut un certain courage, en dépit de ce que la société édicte, pour oser et aller vers les autres, les pas-comme-nous ! Et beaucoup plus encore, pour s'enhardir à partager, à humaniser... Il est certainement plus facile, mais plus lâche, de se contenter d'un petit bonheur routinier que rien ne vient déranger...

L'homme de ce Temps, comme dans les autres, souffre (en majorité) d'un vide intérieur. Nul ne peut prétendre le contraire en voyant l'état de ce monde. Il pourrait se rebeller, et peut-être le veut-il, mais il ne le veut pas vraiment... Certes il déclame de grandes tirades générales sur, par exemple, l'état de pourrissement du système politique, du style "tous les mêmes, tous pourris", mais il n'a même pas le courage de s'engager lui-même en politique, pour essayer de changer les choses... Il est vrai qu'en disant cela on affirme rien d'autre qu'une généralité totalement irrationnelle et fausse. Et pire encore, soit on à les preuves de ce qu'on avance et on les montre à la justice des hommes, soit on ne les a pas et on se tait... Car dans un cas il y a, pour le moins, complicité passive, et dans l'autre diffamation... En fait, cet exemple souligne éminemment que non seulement le mouton est dans un système qui ne le rend pas heureux( bien qu'il en profite), mais qu'il est le sujet, voire le jouet, d'idées-forces qui l'oppriment et l'orientent dans certaines directions de pensées (et donc d'agir). Il estime donc, stupidité ultime, qu'il faut dénigrer le plus largement possible pour changer les choses... Fatale erreur, car ce faisant on précipite encore plus de noirceur dans la société... Il convient, au contraire, d'insister sur le Vrai, de le mettre, lui, en valeur (de quelque manière que ce soit, et où que ce soit), de l'attester dans nos rapports avec les autres, de changer sa manière de penser et, petit à petit, l'antidote se frayera un chemin de plus en plus concret dans la société envenimée...

L'état de cette sphère où des milliard d'êtres s'épuisent en vain pendant que d'autres refusent d'y penser, oblige donc, si on est réellement humain, honnête et intègre, à être rebelle et non-conformiste! Encore faut-il l'être, et agir en conséquence, à partir d'une stabilité réelle et juste... Pas évident, car la pression des élites ont conditionné nos esprits et nos pieds à résolument se mouvoir aux battements rythmiques du status-quo... Et pour certains hommes il est trop tard : hypnotisés par l'aura ambiante, ils sont même effrayés par la simple pensée de remettre en cause certaines opinions dominantes. Même cela ils ne le peuvent... Le sens critique JUSTE a disparu : reste un faux sens qui critique, vous venez de le lire, tout et n'importe quoi! Mais avoir la capacité de discerner le Beau de l'abject ce n'est pas cela : c'est également, et surtout, s'engager ou, au moins, rentrer en résistance positive. C'est-à-dire changer ce qui, en nous personnellement, ne correspond pas à l'Idéal que nous souhaitons. Réfléchir, prendre position, analyser, faire preuve de liberté, ne pas prendre pour argent comptant toutes les effluves qui nous parviennent. Comprendre, et c'est le point le plus essentiel, que le non-conformisme n'est vraiment élévateur qu'à partir du moment où il est contrôlé (et partagé) par une saine et altruiste intelligence, des pensées et une vie renouvelées... Il ne peut être constructif sans comporter une nouvelle vision mentale des choses, de la société et des hommes!

Soit on suit le courant (on souffre et on ne vit pas vraiment, sauf à être totalement indifférent), soit on essaye d'aller à contre-courant dans notre vie de tous les jours (et les bénéfices obtenus feront bien vite oublier quelque douleur que ce soit)... Passivité ou action! Musique de la société, ou musique de notre être personnel et de notre Raison dont les idéaux sont évidemment plus élevés que la résignation et l'injustice ! Chacun se situera pour lui-même. Mais si vous avez eu la force de lire ces lignes jusqu'ici, j'imagine votre réponse...

L'homme qui aime ce temps, celui qui ne s'intéresse aux autres que lorsqu'ils s'approchent de son environnement, cet homme-là ne vit pas réellement : il existe et respire, c'est tout... Mais celui qui comprend que s'humaniser c'est aimer et entretenir des relations tolérantes, ouvertes et harmonieuses avec les autres, lui, se veut et se sait libre de penser, d'agir et de vivre (sans faire de tort si possible) selon les règles lumineuses qu'il met en application . Il ne vit pas à travers les autres, il essaye, à son niveau (différent pour chacun) de vivre POUR les autres! Il est donc loin d'être individualiste, même si la source de sa réflexion est en lui!

Etre ainsi c'est être fou! C'est oser inventer l'avenir en dehors des sentiers balisés si ceux-ci sont arpentés par trop d'injustices... C'est dire non à certains dictats de la société (couleur, corpulence, habillement, races, capacités physiques ou mentales, façon de se tenir, de parler, d'être, etc)... Mais tel homme n'est cependant pas pour autant un solitaire : il se sert de la société pour essayer de la changer de l'intérieur. Il ne s'en exclu pas, au contraire : il va à la rencontre de ceux qui ne pensent plus par eux-mêmes, ou combat ce qui aliène l'homme! D'abord par sa façon de penser, ensuite par son agir. Il fait bien la différence entre nécessité et besoins, et il les hisse à un niveau que la masse ne pourra jamais déceler avant de changer elle aussi son psychisme.

Peut-être qu'un jour l'esprit générale de la société se corrigera, et que l'ensemble aura la possibilité de voir au-delà des apparences ( quelles soient physiques, religieuses, culturelles), que les belles valeurs seront concrétisées, qu'on osera se mêler aux exclus de tous ordres, que l'on se respectera et tolèrera tous et toutes, qu'on osera prendre position pour le Beau en tous domaines et qu'on l'assumera. Peut-être...

Quoi qu'il en soit, être rebelle et libre, attester de la Justice et en faire le moteur de sa vie, c'est ne pas respecter le souffle de ce temps (par trop méphitique et orienté par certains...): ne pas l'accepter tel qu'il est ! C'est se dire, en pleine liberté et réflexion, qu'il vaut mieux oser et agir lorsqu'il le faut, que se taire et accepter. C'est s’extirper des contingences pour faire vivre la justice à l’égard de tous les hommes, sans aucune distinction. C'est ne pas accepter ce monde tel qu'il est mais le vouloir meilleur pour tous! C'est se hisser hors de la facilité et de l'endoctrinement. C'est remettre un peu d'humanisme là où ne règne que l'intérêt égoïste et l'indifférence.C'est s'aventurer sur des chemins remplis d'obstacles et d'humains méconnaissants et aveuglés, mais auxquels la petite voix, les petits actes que nous feront, sont en définitive destinés...



Et ainsi, le monde des nations et des peuples est révolu. Seuls peuvent subsister des esprits personnels et libres (et en réalité très anticonformistes par réaction). Mais la toile mondiale est désormais tissée par de gigantesques multinationales, des groupes de pression, des "élites", régis par une seule loi : celle des affaires, et donc du profit, de l'avoir... Ces puissances commerciales et bancaires dominent (nous le verrons plus loin) TOUTES les ressources qui permettent à l'homme de vivre, TOUT EN CONTROLANT L'ARGENT QUI PERMET D'ACHETER CES RESSOURCES! Force est de reconnaître, hélas, que ça c'est du vrai business... Contrôle de la source, et contrôle de la finalité. Ouroboros est de retour ! Le serpent se mort la queue et enferme dans un cercle vicieux qui ne se relâchera pas aisément...

En contrôlant les ressources et l'argent qui permet de les obtenir, on devient le maître absolu du jeu, et on fait danser à sa guise... C'est d'ailleurs ce qui se passe, et pourquoi s'en priver puisque quiconque ose se dresser trop concrètement en face du système est "éliminé", mis à la marge ? Que ce soit un homme individuel ou un pays...

Cette domination, cette primauté, cette emprise sont énormes!! Et chaque être humain (à moins d'être un ermite) la ressent et est obligé de s'y plier, à quelque niveau que ce soit. A moins de ne plus vouloir (ou savoir!) acheter, et donc de mourir... L'argent est le souverain-seigneur qui dicte la vie des hommes. Pourtant, s'ils s'interrogeaient sur ce qu'est l'argent, peut-être certains hommes changeraient-ils d'attitude envers ce "bien"...

On entend quelquefois des paroles assez judicieuses concernant l'argent. Du style : "puisque certains pays manquent d'argent, pourquoi ne pas en fabriquer davantage?" ... Oui, ce serait rationnel, cohérent, cartésien...si c'étaient bien les nations qui fabriquaient l'argent!! Mais ce serait prendre les puissances économiques pour stupides, ce qu'elles sont loin d'être...

Lorsqu’on se pose la question de la création de l’argent, on pense immédiatement à l’image de la planche à billet. On imagine un état ordonnant à une imprimerie de prendre de l’encre, du papier et les fameuses plaques, et d'imprimer l’argent que nous utilisons tous les jours. En réalité cela peut arriver, mais un gouvernement (quel qu'il soit) crée moins de 5% de l’argent en circulation: plus de 95% de toute la monnaie existant aujourd’hui a été générée par une reconnaissance de dette à une banque... Et l'institution qui fabrique la petite quantité d'argent disponible est une agence fédérale... De fait, quel que soit le niveau où on se trouve, lorsqu'on parle d'argent il faudrait en fait dire argent-dette... Prenons un exemple usuel et individuel que chacun pourra comprendre et nous reviendrons aux Etats ensuite...

Lorsqu'on fait un prêt, on pense généralement que la banque prête en fonction de ses liquidités, des ressources dont elle dispose. C'est faux : en fait, la banque crée l'argent demandé en fonction de la promesse de l’emprunteur de la rembourser! Et donc du profit qui va être généré. Avant cet acte, l'argent n'existait pas ! La signature de l'emprunteur l'engage à rembourser l'argent demandé PLUS des intérêts!! Si ce n'est pas le cas, si l'emprunteur ne peut plus rembourser, alors il perd sa maison, ou sa voiture, ou tout autre bien acheté. C'est la demande de crédit qui crée la monnaie, et non l'inverse.

C'est un point essentiel et très important : une banque ne prête pas en fonction de son cash-flow, mais...à partir de rien!! Elle crée une dette !! Elle crée de l'argent-dette !! Elle a créé de l'argent qui n'existait pas avant, de l'argent non couvert par les ressources de la banque, mais pour celle-ci ce n'est pas grave car, à moins d'une crise majeure et un phénomène de retrait massif (qui inquiète TOUTES les banques), elle ne risque absolument rien... Car une banque à court de liquidité de manière passagère peut néanmoins escompter emprunter à son tour (à d'autres banques), l'argent nécessaire aux retraits imprévus de ses propres clients, en apportant en garantie les créances qu'elle possède. Et si la crise touche plus d'une banque, ce sont les banques centrales (institutions chargées par l'État- ou un ensemble d'États dans le cas d’une zone monétaire comme la zone euro-) qui sont à mêmes de les aider et de pallier à une crise systémique...! Les exemples sont proches qui attestent la chose : souvenez-vous de la dernière crise monétaire...

Reste la question de la légalité (vous vous doutez bien qu'il faut laisser l'éthique et la moralité de côté...)! Est-ce légal ? Tout a été fait pour que ça le soit en tous cas... Selon la loi, les banques peuvent prêter plus d’argent qu’elles en ont en propre! Le montant maximal qu’elles ont le droit de prêter est différent selon les pays et les banques centrales (c'est même très arbitraire) , et est déterminé par le taux de réserve minimal (en général 10%) et le montant d’argent qu’elles ont dans leurs coffres (leurs réserves)...

Petit exemple pour expliquer la chose:

Les réserves d'une banque, de nos jours, sont constituées de deux choses : l'argent totalement réel et concret déposé à la Banque Centrale (Cela s'appelle l'Obligation de Réserve Fractionnelle), et le montant total de son argent-dette. Supposons donc qu'une toute nouvelle banque s'ouvre, elle n'a encore aucun déposant, aucun client. Mais ses investisseurs ont déjà fait un dépôt de réserve à la Banque Centrale (la fameuse Obligation de Réserve Fractionnelle) de 1.111,12 euros en cash, et disons que le ratio de réserve est dans cet exemple de 9 pour 1 (9:1), ce qui est en général le cas : ce qui signifie que la nouvelle banque pourra prêter (selon la loi et la banque centrale) jusqu'à 9 fois le montant de sa Réserve Fractionnelle!!

Arrive le premier client qui demande un emprunt pour acheter une voiture : il souhaite 10.000 euros. Avec un ration de 9:1, les 1.111,12 euros déposé à la Banque Centrale, autorise donc la nouvelle banque a créer légalement (comme par magie) 9 fois ce montant (ce qui donne 10.000 euros)!! Et donc à le prêter. Alors, rappelons-le, qu'elle ne possède aucunement une telle somme en fonds propres... Cet argent n'existait donc nulle part, physiquement, il a été créé de toute pièce grâce au prêt : c'est de l'argent nouveau, et il est tout simplement versé au compte de l'emprunteur en tant que crédit! C'est de l'argent-dette, du passif...L'emprunteur peut dès lors faire un chèque pour payer sa voiture.

La suite est tout aussi intéressante...

Le vendeur de la voiture dépose le chèque sur son compte en banque (supposons d'abord que ce soit la même banque). Contrairement à l'argent déposé à la Banque Centrale, l'argent que dépose le vendeur de la voiture ne peut pas être multiplié par le ratio de réserve ( les fameux 9:1), il n'en fait pas partie : il doit être divisé par ce ratio: c'est un dépôt, un actif. Mais ce n'est pas très grave, car les 10.000 euros que dépose le vendeur, divisé par 9:1 (ce qui fait 1.000 euros), peuvent ensuite permettre à la banque, toujours en toute légalité, d'octroyer à qui le veut un nouveau prêt de 9.000 euros (1.000 euros x 9:1)... Alors qu'elle ne les a toujours pas!!

Admettons ensuite que ces 9.000 euros reviennent sur un compte actif dans cette même banque, et elle pourra tout aussi légalement octroyer un troisième crédit bancaire : de 8.100 euros (900 euros x 9:1)... Et ainsi de suite... Chaque nouveau dépôt donne la possibilité à la banque d'octroyer un prêt!! Sauf si, à la manière ancienne, on garde l'argent sous le matelas : mais cela semble dépassé et il y a fort à parier que l'argent aille à la banque, n'importe laquelle d'ailleurs, ça ne change rien!! Et en définitive, si le cycle se poursuit, grâce à la petite réserve de 1.111,12 euros, la banque peut récolter des intérêts sur une somme avoisinant les 100.000 euros... Alors qu'elle ne les a jamais eus!! Je vous évite les calculs, mais ce qu'il faut garder en tête c'est que tout cet argent nouveau est créé à partir du processus de dette, uniquement (donc une simple signature)... Et que celui-ci fut rendu possible par ces quelques 1.111,12 euros de réserve initiale placés à la banque Centrale et qui demeurent, évidemment (cerise sur le gâteau), intouchés...

Bien que cela varie selon les pays, en règle générale tout ce que la banque doit prouver dans ses registres c'est qu'elle a 10% de plus en intérêts qu'en prêts... On comprend mieux pourquoi les banques sollicitent des dépôts, cela leur permet de prêter davantage et donc d'en retirer plus de profits.

Même si tout l'argent généré ne revient pas directement à la même banque, cela ne change pas grand chose, car ce qui est essentiel de savoir c'est que le circuit bancaire est un circuit fermé : un crédit créé dans une banque devient un dépôt dans une autre (et inversément), et donc l'effet est pratiquement le même que si tout se passait dans la même banque.

Ecrivons également encore une chose : le ratio de 9:1 est une règle plus ou moins concrète dans la plupart des pays, mais dans d'autres, à cause du lobbying incessant des banques, le ratio des Réserves Fractionnelles a pratiquement disparu!! Je vous laisse imaginer les incroyables bénéfices et profit qui peuvent en découler... Cela peut aller jusqu'à du 30/1...

Sachons aussi qu'en fait la règle est toute simple : les banques peuvent créer autant d'argent qu'on est capable d'en emprunter... Et que ce soient pour les gouvernements, les entreprises ou un particulier, les banques ne prêtent pas d'argent véritable (elles ne l'ont pas) : elles le crée !!

L'exemple et l'explication que vous venez de lire, est identique au niveaux des Etats... Ceux-ci empruntent aux banques privées. Et bien sûr, avec intérêts... Je vous épargne le pourquoi, en faisant des recherches vous découvrirez bien des choses incroyables sur le sujet. Tel le fait que la BCE (Banque Centrale Européenne) prête aux banques privées sans intérêts, mais que celles-ci prêtent (incohérence totale...ou usure plutôt) aux particuliers comme aux Etats avec intérêts conséquents...

Ce qu'il importe de savoir, c'est que la dette gouvernementale, en grosse partie, est payé par nos taxes : en tant que particuliers nous sommes donc soumis à un payement sur deux front, personnel et général! Mais il y a plus grave : sachant que les gouvernements demandent des prêts aux banques (avec intérêts, on ne le répètera pas assez), pourquoi le font-ils alors qu'ils pourraient créer autant d'argent qu'ils le voudraient sans payer d'intérêts??? Ou, dans le cas de la BCE, pourquoi cette impossibilité de solliciter des prêts sans intérêts à cette institution ?

" Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et en un tour de mains ils créeront assez d’argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits."
(Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d’Angleterre 1928-1941-réputé 2e fortune d’Angleterre à cette époque)


" Le gouvernement devrait créer, émettre et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour couvrir les dépenses du gouvernement et des consommateurs. En adoptant ces principes, des sommes immenses d'intérêts seraient épargnées aux contribuables. Le privilège de créer et d'émettre de l'argent est non seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c'est aussi sa plus grande opportunité créative "

((Abraham Lincoln, peu de temps avant son assassinat)


"Je suis un homme des plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé un des plus contrôlés et dominés non pas par la conviction et le vote de la majorité mais par l’opinion et la force d’un petit groupe d’hommes dominants."
(Woodrow Wilson, président des Etats-Unis 1913-1921, "The New Freedom")


" Chaque fois qu'une banque accorde un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé : de l'argent entièrement nouveau..."
Graham F. Towers - Directeur de la Banque du Canada, 1934-1954


" Le processus par lequel les banques créent de l'argent est si simple que l'esprit résiste à y croire..."
(John Kenneth Galbraith, 1908-2006.
conseiller économique de différents présidents des Etats-Unis)

" Donnez-moi le droit d'émettre et de contrôler l'argent d'une nation, et alors peu m'importe qui fait ses lois! "
(Mayer Anselm Rothschild, le Patriarche de la dynastie)


On posera peut-être alors la question qui est de savoir ce qu'on peut y faire... A vrai dire pas grand chose, sinon rien!! Le système n'est plus en rodage depuis longtemps, et s'il est vrai qu'il implosera un jour (par nécessité et différentes raisons qui seront analysées dans les pages suivantes), avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer, l'important n'est cependant pas là : l'essentiel est de poser le doigt sur un élément bien distinct qui, par réflexe, débouchera sur d'autres questions, bien plus significatives pour notre devenir...

Ce qui est fascinant à discerner (mais c'est encore une fois très compréhensible) c'est qu'au cinéma par exemple on a utilisé maints et maints sujets, mais pas celui de l'argent proprement dit... D'où vient l'argent? Comment est-il créé ? Et ne parlons même pas de l'instruction scolaire.. Même dans les grandes et hautes écoles économiques, ce sujet n'est pas ouvertement discuté ou enseigné... Je vous prend à témoin : serais-ce une coïncidence?

Dans des temps assez lointains, chaque société, chaque peuple, chaque religion, avait des interdits contre l'usure : c'est-à-dire contre le fait de payer un intérêt quelconque sur un emprunt. Cela pouvait aller jusqu'à la peine de mort. Nous en sommes loin de nos jours : pour la plupart des hommes de ce temps, faire de l'argent avec de l'argent (sans production) est un idéal à poursuivre. Ce n'est même plus un mal si cela piétine nombre d'hommes et de familles... Comme toujours c'est plutôt le coeur de l'homme qu'il conviendrait de changer... Hélas, les faiseurs de profits ne l'entendent pas de cette oreille...

On a déjà du mal parfois à percevoir et accepter les énormes bénéfices réalisés par les banques vis-à-vis des particuliers, mais lorsqu'on analyse la chose au niveau des nations, c'est encore plus stupéfiant...

On parle souvent des Etats-Unis, de son hyperpuissance, de son mode de vie, de sa richesse, mais combien savent que seuls 3 % de tout l'argent de ce pays existent physiquement ? Les autres 97% existent essentiellement dans les ordinateurs... Et lorsque ce pays (comme d'autres) a besoin d'argent, disons 10 milliards de dollars, il s'adresse à sa Banque Central (ici la FED - la Réserve Fédérale) et l'obtient de la même façon que nous avons détaillée pour les particuliers. En d'autres termes, l'argent obtenu a été créé à partir d'une dette!

Lorsque l'état américain demande un tel prêt, vous vous doutez bien que la banque vers laquelle il se tourne ensuite pour déposer cet argent est extrêmement heureuse... En effet, comme vous le lisiez plus haut, cela donne à cette banque la possibilité d'utiliser 9 milliards comme la base de nouveaux prêts, et donc de nouveaux profits... Et la plupart des gens pensent que ces 9 milliards sont générés à partir du dépôt de 10 milliards, mais en réalité ils sont créés de toute pièce!! Ce qui signifie que la banque bénéficie non pas de 10 milliards mais de 19!! Ces 9 milliards peuvent être créés à partir de rien tout simplement parce qu'il y a une demande pour un tel emprunt, et qu'il y a un dépôt de 10 milliards pour satisfaire les obligations de réserve... Le cycle de dépôt-emprunt pouvant techniquement continuer à l'infini, pas besoin d'être trop intelligent pour comprendre les énormes bénéfices qui peuvent en résulter... Dans cet exemple, le résultat moyen est que 90 milliards peuvent être créés avec les 10 milliards initiaux (x 9.1)... Si donc la maturité de certains individus est médiocre, et on comprendra aisément pourquoi l'argent peut être très corrupteur...

On le comprendra d'autant plus si on saisit que tout ce concept est en réalité un système d'esclavage moderne... Comme écris plus haut, il s'agit d'un serpent qui se mort la queue! Comme l'argent est créé à partir d'une dette, le réflexe logique de chacun est de travailler de plus en plus pour rembourser cette dette (tout en ayant la possibilité de continuer à consommer et d'acheter, les deux vont de pair). Mais comme l'entreprise dans laquelle chacun travaille a elle aussi des dettes, et risque (comme ça arrive trop souvent, et comme c'est inhérent au système) de disparaître, on ne s'étonnera plus des sacrifices effectués par les travailleurs pour préserver leur emploi, leur gagne-pain, qui sert à rembourser ce qu'ils doivent... Tout et tous sont enchaînés! La peur de perdre son emploi (et les privilèges, les besoins, qui vont avec) fait que l'esclave-salarié reste sur le droit chemin : celui de l'endoctrinement et de la prison. Chacun court sur une roue de hamster avec des millions d'autres, mais l'effet produit, en réalité, ne sert qu'une élite qui se trouve au plus près du sommet de la pyramide... Car que nul ne s'y trompe ou ne s'abuse, toute journée de travail ne profite en réalité qu'à quelques personnes, et à une institution en général : les banques... L'argent est créé dans une banque et finit invariablement dans une banque.

L'esclavage physique oblige à nourrir et loger les gens : mais l'esclavage économique oblige les gens à se nourrir et se loger par eux-mêmes... C'est la manipulation sociale la plus ingénieuse qui ait jamais existé!! Et à sa base, mais peu, bien peu le voient, il s'agit d'une guerre invisible contre la population... Une guerre qui ne profite qu'à peu de personnes en fait, mais celles-ci ont la plus grosse part du gâteau. C'est une Idéologie mondiale traduite dans les faits!!

Si vous en doutez, posez-vous cette simple question : que fait la dette (individuelle ou étatique) ? Elle conquiert et asservit la société! Les intérêts étant les munitions principales. Mais comme la généralité ignore cette funeste réalité, banques, multinationales, trusts supranationaux, élites diverses, ont les mains libres pour dicter leurs volontés. Vu la manière, le passé, l'histoire et les attitudes contemporaines, qui peut imaginer un seul instant que cela cerne le bien-être de l'homme?

" Il y a deux manières de conquérir et asservir une nation. L'une est par l'épée, l'autre par la dette..."
(John Adams - premier vice-président des États-Unis)

A qui peut bien profiter tout cela ? Nous venons de le voir : à l'élite bancaire, aux multinationales de tous genres. A ceux qui contrôlent les médias (les grands médias), qui contrôlent les politiques (normal ils financent leurs campagnes), ceux qui vendent, qui font des affaires... Ce qui relie tous ces gens est essentiellement le goût du profit : maximiser les gains! Quelque soit le domaine! Sans aucune considération, et c'est le pire, pour les retombées sociales, humaines ou environnementales...

Pour ce faire l'Empire a créé d'énormes systèmes de déstabilisations : là où on peut faire de l'argent (et donc potentiellement partout!!), il agit. Dans l'ombre souvent...

Avant 1980, exemple pris entre bien d'autres, l'Afghanistan produisait 0% d'opium dans le monde. En 1986, après la victoire des Moudjahdins armés et aidés par la CIA, la production atteint les 40% du stock mondial d'héroïne. En 1988 c'est 80% du stock total. Lorsque les Talibans prirent le pouvoir, la plupart des champs d'opium furent détruits (cela n'excuse cependant pas les exactions commises par le groupe extrêmiste) : et la production de 3000 tonnes chuta à 185 tonnes, moins 94%... Faudra-t-il s'étonner que les plans d'invasion de l'Afghanistan furent sur le bureau du président Bush dès début septembre 2001? En tous cas, vu ce qu'il allait se passer quelques jours plus tard à New York, l'excuse de l'invasion était toute trouvée...

Etrangement, à la suite de la présence américaine dans le pays, la production d'opium à une courbe de croissance exponentielle... Le pays fournit désormais plus de 90% de la production mondiale, et les records sont battus chaque année!! Mais il doit s'agir d'une autre coïncidence...

Peu s'intéressent aux coulisses de l'histoire, hélas. Parfois on peut le comprendre. Mais que beaucoup soient à ce point hypnotisés est au-delà de la compréhension... L'homme ne place pas tous ses semblables au même niveau. Personnellement je suis toujours stupéfait de voir à quel point, sous la pression des médias (et des hommes politiques), la misère, le désespoir, la souffrance sont différenciées... Pour très malheureuses que furent les victimes du 11 septembre 2001, peut-être faudrait-il tout de même relativiser certaines choses... Atroces que cette fin pour nombre d'hommes durant les attentats, mais il y eut 3000 victimes!! C'est énorme, et en même temps... Savez-vous combien d'enfants meurent de maladie et de malnutrition chaque jour dans le monde ? 30.000!! 30.000 êtres chaque jour... C'est étrange : je n'ai entendu aucun président demander une minute de silence mondiale... Il est vrai que cela jetterai une lumière très crue sur leur incompétence et leur désintérêt... En tous cas cela éclaire aussi, et très nettement, le rôle des médias (et de ceux qui sont à leur tête), ainsi que leur capacité à orienter la façon de penser de nombreux hommes... Et ne parlons même pas des (fumeuses) armes de destruction massives en Irak! Apparemment au plus c'est gros...

C'est très étrange : on superpose à l'esprit de la masse une somme d'informations judicieusement choisies, et la généralité suit... Et si des questions sont posées, elles le sont généralement quand il est trop tard. Pour ne prendre que l'exemple de l'Irak, on sait désormais que cette erreur a causé la mort de près d'un million de personnes!! Un million... Et les américains vont prochainement quitter le pays (qui n'est toujours pas pacifié...)! Qui payera pour le mensonge qui a plongé ce pays dans l'horreur? Qui osera demander des comptes à la première puissance mondiale ?

Quand donc vont se réveiller les hommes ? Quand, enfin, comprendra-t-on que la guerre sert encore et toujours une seule chose : le profit!! La guerre c'est du business et de la géo-stratégie!! Rien d'autre. On détruit, on reconstruit, on accapare les richesses, et on reste à proximité au cas ou il faudrait réagir. C'est tout. C'est simple. Aucune autre considération à chercher. C'est encore et toujours la quête du profit...

Et la guerre est une grosse part du gâteau : très grosse... Et bien des entreprises se battent, une fois la paix revenue, pour bénéficier des retombées... Souvent d'ailleurs (mais il ne saurait en être autrement) ce sont les entreprises du pays vainqueur qui font mains basses sur la nation détruite! Je pense donc que vous ne serez pas étonnés d'apprendre que des 100 meilleurs économies mondiales, 51 sont des multinationales. Et...47 sont américaines! Pour donner un exemple : Wal-mart, Exxon ou Général Motors sont plus puissantes financièrement que certains pays... Vu les règles qui prévalent dans les affaires, il va de soi que cette réalité octroie évidemment un grand pouvoir de lobying!

" Cupidité et compétition ne sont pas le résultat d'un tempérament humain,
la cupidité et la peur du manque sont, en fait, créés et amplifiés..."
(Bernard Lietaer - ancien haut fonctionnaire de la banque centrale de Belgique,
membre du Club de Rome et responsable du passage à l'euro)


Nous avons vu que la société et les hommes n'ont d'autres raisons d'être, pour les manipulateurs indifférents, que par leurs capacités à acheter : cela afin de garder ou amplifier un pouvoir existant. Au mépris s'il le faut (et nous le vîmes) de toute humanité. Et ceci rejaillit donc, inévitablement, sur la Terre...

Il semble y avoir une prise de conscience, dans l'esprit de nombreuses personnes, par rapport aux dangers que notre industrialisation complètement folle fait peser sur l'avenir de nos enfants et la race humaine elle-même. Cela est bien, mais il en faudrait bien davantage pour faire chanceler ceux qui sont les grands fossoyeurs de notre société... Je ne voudrais pas appuyer sur le cas des USA qui, avec 5% de la population mondiale accaparent 25% d'énergie, mais cet exemple est édifiant par la lumière qu'il projette sur un comportement on ne peut plus égoïste! Stupide même. Car nous vivons dans un monde fini, et nous agissons comme si l'énergie (fossile surtout) était illimitée. En fait, je vais vous dire quelque chose, ce n'est pas tout à fait exact... Il s'agit encore ici, pour quelques-uns (et ne vous en étonnez pas), d'une vision basée sur le profit. La rareté du pétrole permettra dans quelques années d'engranger des bénéfices colossaux!! Et ceci bien sûr sans se soucier des coûts autres que financiers...

Il est étrange de voir que personne ne s'étonne vraiment qu'il n'existe pas encore une véritable production en masse de véhicules non polluants ou hybrides... Pourquoi ? Certes, parce que certaines multinationales freinent des deux pieds, mais aussi parce qu'elles veulent que ce soient ELLES qui continuent à garder la plus grosse part du gâteau... Sachant ce qu'est la technologie de nos jours, sachant également que ces multinationales financent d'énormes travaux et recherches sur les véhicules de l'après-pétrole, croyez bien qu'elles savent déjà ce que seront les voitures de demain: elles attendent simplement le bon moment pour les produire en série et continuer à avoir le monopole...

Bien évidemment, ce qui se passe au niveau de l'environnement ne les intéressent pas (conceptions erronées ou qui ne rentrent pas dans la réflexion du business).. Enfin, en fait cela les intéresse beaucoup : car là aussi, en son temps, lorsque eux l'auront décidé, il y aura beaucoup d'argent à se faire... Mais laissons là ces conceptions.

La Terre souffre, c'est indéniable. Le réchauffement climatique atteint un seuil critique et sa croissance est exponentielle désormais. Quant aux conséquences, il faudrait être bien aveugle pour ne pas les voir... En s'appuyant sur une nouvelle évaluation de données satellitaires et sur des modélisations climatiques régionales, des chercheurs du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement (Grenoble) et de l'Université catholique de Louvain (Belgique) viennent de montrer que l'accélération de la fonte de la calotte glaciaire du Groenland au cours des 25 dernières années est deux fois plus importante que ne l'estimaient les études antérieures. Entre 1979 et 2005, la surface du Groenland touchée par la fonte au moins un jour par an s'est accrue de 42 %, tandis que la température moyenne d'été augmentait de 2,4°C. Ces résultats ont été publiés dans Geophysical Research Letters.

Les preuves du réchauffement de la planète s'accumulent depuis plusieurs années et les modèles climatiques indiquent que ce réchauffement résulte pour l'essentiel de l'augmentation des teneurs en gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Le réchauffement climatique devrait conduire à une élévation du niveau de la mer, aux conséquences alarmantes sur le climat, l'homme et son écosystème.

Pour nombre de personnes, la Terre est un Etre vivant. Non pas seulement au sens physique du terme, mais au sens spirituel (j'y reviendrai dans certaines pages). Et en son sein, bien que situées sur d'autres niveaux vibratoires, les Forces de la Natures (élémentaux) ont un rôle non négligeable à jouer, des fonctions bien précises. Mais cet ordre naturel est arrivé à sa rupture et, tout en souffrant, ces forces ne sont plus capables d'assumer correctement leur office: laissant de ce fait la porte ouverte à d'autres puissances (le pendant négatif) essentiellement destructrices...

Ces phrases seront peut-être interprétées avec dérision, mais cela importe peu, elles se devaient d'être écrites! En outre, quelles que soient les raisons que tout un chacun évoque, nul ne peut ignorer qu'un dérèglement est à l'oeuvre : et celui-ci, à moins de changer de paradigme, ne cessera de s'amplifier! Déjà apparaissent de monstrueuses tornades (et même en des endroits qui n'en connurent jamais), l'élévation des océans se poursuit, les canicules se font plus fréquentes, ainsi que les tempêtes, la sécheresse s'intensifie...

La dégradation de l'environnement due aux impacts du réchauffement climatique est bien réelle. Pour preuve, la disparition imminente de l'île de Carti Sugdub au nord-est du Panama. Environ 2.000 membres de la tribu Kuna n'auront bientôt plus d'autre choix que d'abandonner leur territoire face à la hausse du niveau de la mer des Caraïbes et à la destruction massive des récifs coralliens.

Et faut-il parler des inondations qui ont ravagé le Pakistan au mois d'aout 2010 ? Pluies de mousson certes, mais pourquoi une telle déferlement, une telle intensité et une telle puissance ? Hasard ? Quoi qu'il en soit, voici 20.000.000 de sinistrés!! 20.000.000 en une fois...

Le réchauffement climatique va augmenter l’intensité des conflits et des catastrophes naturelles, mais également en créer d’autres, et occasionner de gigantesques flux migratoires. D’ici à 2050, au moins un milliard de personnes vont migrer de par le monde, en conséquence notamment du réchauffement climatique, prévient l’organisation humanitaire britannique "Christian Aid" dans un rapport publié sous le titre "Marée humaine : la véritable crise migratoire"...

"Un monde avec beaucoup d’autres Darfour est le scénario cauchemar de plus en plus probable, ajoute l’ONG qui cite par ailleurs quelques chiffres sur l’évolution du climat, précisant que, d’ici 2080, ce sont entre 1,1 et 3,2 milliards de personnes qui manqueront d’eau et qu’entre 200 et 600 millions de personnes souffriront de la faim... Les populations touchées par la montée du niveau des mers, la désertification, les canicules ou les inondations seront en effet, selon toute vraisemblance, obligés de quitter leurs régions d'origine, dès lors que les conditions environnementales seront devenues invivables.

Quelles perspectives... D'ailleurs on pourrait ajouter à ce scénario catastrophe la crise énergétique qui surviendra inévitablement dans quelques années, vu la croissance de la demande... Sais-t-on par exemple qu'au rythme actuel de consommation (et on ne voit pas très bien, vu la démographie, pourquoi il devrait diminuer) la chine, en 2030, aura besoin de tout le pétrole que consomme la planète actuellement ? Je doute que les américains (et d'autres) acceptent...

Il y a décidément peu de choix concernant l'avenir. Seuls des hommes de bonnes volonté, des gouvernants, faisant fi de transitoires éloges et fonctions pourront, par leurs actes et leur exemple, tirer la masse vers davantage de justice, de partage, de tolérance et de changements positifs... Si ceux qui, même avec une gouvernance un peu tronquée et "légèrement" bancale ne démontrent pas, par des faits éminemment concrets, un idéal désintéressé et soucieux des autres, alors il ne restera que chacun, personnellement, dans sa sphère propre, pour changer de mentalité, pour la rendre plus harmonieuse avec ses semblables et, ce faisant, pour démontrer que toute négativité peut être enrayée à partir de coeurs centrés sur les véritables et hautes valeurs! Tout est possible à celui qui le croit. Tout est possible à celui qui croit...

Si j'ai insisté au travers de ces quelques lignes sur certaines puissances financières et économiques, ce fut pour anticiper le chapitre ("eschatologie") que vous découvrirez plus loin dans le livre : là où vous comprendrez que cet élite de décideurs sont, eux-mêmes (parfois sans le savoir, mais parfois en le sachant fort bien) sous la coupe et la domination d'êtres beaucoup plus ténébreux qui ont pour objectif de retirer toute possibilité d'évolution à la race humaine!! Il vous faudra faire preuve de patience avant d'arriver aux pages explicatives, mais il était nécessaire d'expliquer, au plus vite, que l'ensemble de cette oeuvre méphitique ne sert qu'une chose véritablement : à nous introduire et nous laisser tourner en rond dans un monde extrêmement (voire totalement) matérialiste et coupé de toute lumière visible! Vous comprendrez en poursuivant...


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