Sens de la Vie

Le XXème siècle restera, définitivement, comme le siècle des génocides : celui du meurtre érigé sur des fondations rationnelles, idéologiques et où la technicité s’allia à la barbarie. Et le 21ème, à moins de changer certaines choses, semble, hélas, lui emboîter le pas... L’homme d’aujourd’hui n’en est pourtant pas, quoi qu’on en dise, plus abject que celui qui torturait sous d'autres époques ou celui qui crucifiait sous les âges antérieurs. L’homme reste l’homme et tout un chacun, aussi noble qu’il pense être, peut se transformer en bête fauve lorsque certaines conditions sont remplies. Loin d’excuser quelque fait que ce soit, cela n’en reste pas moins une constatation fondée...

Les extrêmes gangrènent le Monde : l'Age de Fer s'apparente totalement à la dualité la plus absolue. De nos jours, la disparité est toujours aussi totale : où que l'on pose le regard... Le Sud souffre du trop-plein nordiste ; les pauvres, dont le nombre augmente chaque jour, meurent de plus en plus dans le mépris ou la non-conscience des riches ; les risques de guerre globale, voire d'hyper conflit, inquiètent ; l’Euro résiste mais l’Europe, du fait des sceptiques et des "déviations politiques" en son sein, est en train de mourir ; la Terre, elle aussi, exsangue, polluée, non respectée, se venge de plus en plus de ces habitants, la fracture sociale devient prégnante et la guerre des classes revoit le jour...

Triste constat alarmant...

Si l’on devait tenir compte de cette petite liste non exhaustive d’erreurs, de futilités, de non-sens, de manque de responsabilités, si on insistait aussi sur le fait qu’en un siècle l’homme s’est fait plus de mal à lui-même et à sa Mère la Terre que pendant 19 autres, alors on pourrait presque comprendre ceux qui estiment que toutes ces "petites" confrontations peuvent déboucher dans un cul-de-sac économique, industriel, social, politique : soit à une aventure qui pourrait s’avérer sanglante et donner raison à tous les millénaristes...

Cependant, que ceci soit fondé ou non, l’importance essentielle est bien ailleurs : hors de la matière mais s’y intégrant néanmoins. L’essentiel est la Conscience ! La Connaissance de celle-ci, la raison de son émergence dans l’Univers et son Evolution.
Le reste, tout le reste, n’est qu’étapes, épreuves, combats, pour l’acquisition de ce But suprême et ultime, malheureusement méconnu pour la plupart des hommes...

Depuis que le monde est monde, depuis que la communication verbale fut, des hommes se présentèrent comme les uniques dépositaires de la Vérité. Dès la création des religions, cette réalité s’additionna même de féroces répressions envers tous ceux qui osaient, courageusement, mettre en doute les certitudes des différents clergés, Eglises ou sectes. Il n’est nul endroit, nul temps où la tolérance religieuse fut une réalité! Etrange paradoxe d'ailleurs que celui-ci, car tous les mouvements religieux ou philosophiques eurent leurs martyrs : ces hommes, ces femmes, ces enfants morts pour leur foi. Ceci aurait dû inciter ces groupes, une fois les persécutions terminées, à établir de significatifs gestes de tolérance et d’humilité, surtout lorsqu’ils obtinrent un pouvoir étatique absolu. De ceci, hélas, il ne fut jamais question. Nulle part ! Dans aucun espace. Ni en ce temps ni en aucun... Il n’est nulle instance philosophique ou religieuse visible, exotérique ou ésotérique, qui n’ait (directement ou indirectement) du sang sur les mains ! Même si nous savons que certaines "forces" oeuvrent pour des buts malfaisants, cela n'enlève rien à la réalité et aux capacités de funestes ouvertures mentales que certains «guides», fanatiques stupides et bornés, démontrèrent durant l’Histoire. Aucune mouvance n’échappa aux tendances dogmatiques, autoritaires ou élitistes. Aucun ensemble. Seules quelques individualités...

En conséquence, on comprend les difficultés actuelles, pour un nombre croissant d’hommes, de souscrire totalement aux certitudes affichées par les instances représentatives des grandes religions révélées ou d’autres formations davantage secrètes. Le passé plaide énormément contre ceux qui, désormais, se drapent du linceul de la pureté...

De fait, un authentique Chemin évolutif jouxte inévitablement la Vérité et ne peut qu’être du côté de ceux qui, loin d’imposer leurs vues, œuvrent également (et sans intérêt personnel) pour le bien général : et non par souci d’assises temporelles ! Ces hommes-là, ces Sages, ces individualités, de tous temps nous transmirent des Messages d’une haute spiritualité. Eux seuls furent (et sont) en mesure de le faire ! Car quel être, à l’exception de celui qui, par une concrète expérience, connaît et maîtrise les Lois suprêmes régissant le Macrocosme et le microcosme, peut réellement disserter au Nom et par le biais de la Vérité absolue ?

Seul le Mystique, en définitive, qui est au faîte, est en mesure de faire sentir ce qu’est la Vérité. Mais sentir seulement, car ce qu’il sait par expérience n’est pas traduisible en termes humains et dépasse, de très loin, les capacités de compréhension du grand nombre. Ses agissements, néanmoins, traduiront qu’il est bien éloigné de ceux qui, sempiternellement, n’œuvrent que pour le pouvoir personnel ou pour celui de l’institution qu’ils représentent.

Selon tous ces grands Sages, et avec une interprétation culturelle propre, la quête du genre humain est une quête de la Conscience. Un apprentissage vers la Lumière. Quant aux voies supérieures qui s ‘y rattachent, elles sont au nombre de deux...

La première fut révélée et réexpliquée au fil des Ages par le biais d'éclairés, d’initiés, de prophètes, de Messagers : cette Voie c’est l’Amour... Lorsqu’on saisit parfaitement cette réalité au point de l’accepter, d’y croire et d’y participer, alors on est déjà engagé sur le bon chemin et tout le reste pourrait même cesser d’avoir un sens : car voilà LE sens... Pourtant, si rien n’oblige à voir plus loin - car en sachant et en appliquant cela on sait et on fait l’essentiel - rien n’oblige non plus à s’en contenter... Un jour en effet, si l’évolution personnelle et ceux qui la guident le permettent, surgiront de lancinantes questions :

"Pourquoi suis-je capable d’aimer (jusqu'à un certain niveau) alors que d’autres, manifestement en sont incapables?"

Ou bien

"Comment partager davantage d’amour et démontrer l’importance de ce Chemin?"

La réponse qu’on apportera à la première question comportera un manque, car on fustigera probablement l’éducation, la famille, les fréquentations, les circonstances de la vie. Mais arrêter son raisonnement ici le rendrait infécond, j’en veux pour preuve les nombreux exemples de personnes vivant des situations très négatives et qui, néanmoins, font preuve de compassion et de bonté... Inversement, rien n’indique que des climats hautement positifs génèrent automatiquement la capacité d’aimer les autres : encore moins s’il s’agit d’en faire le sens de sa vie ! Il est donc manifeste qu’il manque un élément dans la réflexion, et, ne semblant pas être d’essence humaine, il semble inévitable d’en déduire qu’il est métaphysique...

Admettre la chose, c’est comprendre également, avec plus ou moins de vélocité, que cette Voie de l’amour est intimement reliée à une autre : la Connaissance... Car c’est cette dernière qui peut nous fournir les moyens d’élargir l’action de l’amour ! Compassion, solidarité, charité, peuvent toujours en effet (à divers niveaux) être mis en application par tout un chacun, il est extrêmement rare néanmoins que cette réalité soit un acte "perpétuel" sans supports (religieux, humanistes, philosophiques, hermétistes).

On cherchera dès lors à connaître et à saisir le plus distinctement possible les diverses interactions entre le Haut (Dieu, Cosmos, esprits, forces) et le bas (la Terre, la nature, les hommes et leur destinée). Car le désir de connaître en profondeur la Source de l’Amour Premier, ses modalités d’actions à travers l’histoire humaine, les religions, les philosophies, les différentes cultures qui parsemèrent le monde ; sans à priori mais avec tolérance : tout cela nous intègre concrètement dans le Plan Divin d’Evolution et se trouve être un moteur particulièrement puissant et motivant. Il reste que si la Connaissance se borne à la théorie, elle ne pourra s’élever au-delà d’un certain niveau (le mental inférieur, concret) et on passerait à côté du Désir Divin qui nous pousse à utiliser nos talents jusqu'à la ressemblance divine... Grâce à la théorie, on aurait certes alors un savoir, mais loin d’être exhaustif, il serait en outre brimé de capacités que nous pouvons tous acquérir moyennant certains efforts personnels, et surtout, nous le verrons, moyennant un ajustement karmique...

Savoir n’est donc pas connaître... Connaître vraiment un Principe, c’est le vivre réellement de l'intérieur, s'y unir et le devenir ! Excepté pour faire état de son "intelligence", il est dès lors aussi futile que vain de se borner à une Connaissance théorique ! Se faisant, on rejoindrait toujours les diverses philosophies, religions ou formes de pensées présentes sur ce globe, et qui, pour la plupart, restent à la périphérie.

La Connaissance vraie, elle, qui se veut exhaustivement pratique , analyse les choses à partir du Centre : là où tout se reçoit, se voit, se sait, se comprend... Là où, nous le verrons ultérieurement, tout peut se faire et se réaliser. En outre, au plus s’affirme la Connaissance et plus le risque de la chute se démultiplie également sans une adéquate focalisation et purification de l'être. Car la Connaissance seule n'équivaut pas à la Sagesse. Et seule cette dernière est susceptible de discerner les nombreux signes (ou embûches) placées sur la route du chercheur. Car la source de la Sagesse est en Dieu.

Apprendre, acquérir, comprendre est donc excellent mais insuffisant pour qui veut intégrer la véritable Réalité: car à la périphérie, à l’extérieur, on appréhende les choses, fusse des Principes, en dehors de leur essence. La véritable Connaissance est donc certes le saisissement et la compréhension des Principes Divins Universels, mais également et surtout l’application pratique de ces Principes ! Ceci afin que la Lumière Divine sise en notre sein nous spiritualise de plus en plus et puisse, même emprisonnée dans ce corps humain, attester progressivement mais parfaitement de Sa présence...

Reste que les nombreuses questions que se pose l’Humanité en ces temps,vous le lisiez, ne trouvent pas de réponses réellement satisfaisantes et totalement positives du côté des institutions officielles : qu’elles soient religieuses ou politiques. C’est bien pourquoi la recherche se diversifie vers de "nouveaux" axes : axes qui apparaissent plus enclins au dialogue, à l’explication, à l’entraide, à la compréhension des problèmes et à leur résolution.

Pour nous attacher à l’unique point métaphysique, car c’est le pourquoi de ce livre, il est peu douteux néanmoins d’affirmer que cette quête d’un grand nombre débouche souvent dans une impasse... Ce n’est, par exemple, pas un hasard si fleurissent tant de sectes à l’heure actuelle. L’omniprésence de celles-ci est directement subordonnée au nombre de questionnants, de désespérés, de chercheurs sérieux ou non ! Car le problème, pour celui qui est "dans les ténèbres", est que n’importe quelle lumière aveuglante est souvent synonyme de liberté retrouvée... Hélas, bien souvent, n’en est-il pas ainsi. Et il faut parfois beaucoup de temps pour s’en apercevoir. Bien souvent alors, la situation est pire qu’avant : le dégoût s’ajoutant au désespoir, la haine de tout et de tous s’additionnant quelquefois. Quels ravages à cause d’une quête pourtant pure à l’origine...

De nombreuses interrogations pleuvent lorsqu’on prend conscience des difficultés vécues par ceux-là même parfois qui ont une démarche sincère et profonde... Vers qui se tourner ? A qui faire confiance ? Quel enseignement suivre ? Quelle méthode rechercher ?

Si la quête de l’un et sa conception des Vérités Suprêmes ne sont pas celles de l’autre, on peut néanmoins postuler certaines choses qui mériteraient d’être méditées par quiconque cherche sa Voie. D’abord, avant de savoir vers qui se tourner, il conviendrait déjà de saisir vers qui ne pas se tourner...

Dans tous les domaines de la société humaine, et donc également dans celui des religions, du spirituel, de l’occultisme et de l'ésotérisme, existe une foule de charlatans tous plus iconoclastes les uns que les autres. Si certains, loin de vous soulager de vos maux, vous soulageront "simplement" le portefeuille, d’autres sont plus nocifs et sont en mesure de vous soumettre à leur volonté à mesure qu’ils analysent votre personnalité et y décèlent des failles qu’ils s’empressent de combler à leur manière ! Que l’on fuie donc comme la peste ceux qui cherchent à contrôler la vie d’autrui, et ceux qui, par leur demande financière, vous démontrent que le bonheur peut s’acheter... Ceci est totalement faux !! Ce qu’on appelle bonheur, l’Harmonie véritable en fait, est fonction de la quantité et de la pureté des Eléments en soi ! Nous y reviendrons abondamment dans ces pages.

Si qui que ce soit vous incite à croire qu’en dehors de son enseignement tout est mensonge, que nulle vérité, aussi parcellaire soit-elle, n’est discernable ailleurs, mieux vaudrait s’en éloigner au plus vite...

S’il en existe d’autres qui promettent quoi que ce soit de matériel ou de spirituel moyennant compensations quelconques, sachez qu’il est largement temps de claquer leurs portes...

La vérité, l’orthodoxie et la justesse d’un enseignement ne se basent pas seulement sur la théorie, mais également et surtout sur la pratique, sur l’historique du mouvement et sur les méthodes employées par ceux qui les professent...

Quiconque est sincère dans sa démarche doit encore savoir ceci : ce n’est pas l’aspirant sur le Sentier qui trouve son Maître, mais c’est le Maître qui trouve son disciple... Le moment venu. Lorsqu'on est prêt à apprendre et, surtout, lorsqu'on est prêt à accepter certaines vérités...

On ne doit pas s’attendre cependant à voir, de visu, un Guide. Cela ne se passe pas ainsi. Par contre, si le cœur est honnête dans ses aspirations, et si l’on fait preuve de patience et de confiance envers ceux qui sont les vrais Guides universels, alors un jour, cela est certain, un signe nous mettra en présence d’un Message, d’une Méthode, d'une Eglise, d'une croyance, de gens, adaptés à notre évolution. Ce qui, si nous l’acceptons, nous permettra de suivre une route lumineuse et fructueuse... Aucun don financier exorbitant à effectuer, inutile aussi de détruire sa famille (comme cela arrive quelquefois, hélas), pas besoin de faire allégeance à qui que ce soit ou de repousser ceux qui ne pensent pas comme nous (bien au contraire...) . Si donc un signe permet aux chercheurs d’apprendre sous l’auspice de personnes qui, et leur enseignement l’attestera inévitablement, vivent eux-mêmes ce qu’ils donnent ; si ces conseillers sont en outre désireux de ne pas avoir des serviteurs dociles et conciliants, mais simplement des hommes et des femmes libres, alors on peut résolument accepter ce qui est offert. Tout en gardant sa liberté et son sens critique.

Bien sûr, on fera peut-être valoir que l’ésotérisme ou l'Hermétisme (par exemple) sont toujours assez voilés : que certaines Loges, Temples ou Cénacles sont fermés si on ne réunit pas certaines conditions... C’est vrai et faux à la fois. En réalité, et même s’il est exact de prétendre que l’ésotérisme est la pratique d’un enseignement réservé aux initiés, il ne l’est pas moins d’affirmer qu’à l’heure actuelle la masse peut également avoir accès à des informations auxquelles elle ne pouvait prétendre antérieurement. Mais comme écrit plus haut, deux choses doivent cependant être distinguées: la démarche en groupe et la démarche "solitaire"...

Pour peu que l'on veuille adhérer à un mouvement initiatique (laissons de côté les religions dites révélées pour l'instant), il est clair qu’un préalable peut quelquefois exister : à savoir faire la preuve qu’on possède, à un certain degré, quelques qualités morales et intellectuelles ! Il n’y a pas lieu ici de débattre sur la justesse éventuelle de la chose, mais on peut aisément comprendre que certaines données (pratiques) ne peuvent être mises au service de tous ! Le saisir c’est également convenir que ce fait n’est pas généré seulement par un souci d’isolement, mais aussi par une nécessité de protection pour la masse... Car dans ce domaine, il est excessivement dangereux de fournir une clé à quelqu’un sans que celui-ci en connaisse un minimum sur sa valeur : il court en effet le risque, par curiosité voire malveillance, de forcer d’autres portes et cette cause entraînera certains effets...

L’ésotérisme, l’occultisme, l’Hermétisme, la Théurgie, toutes ces Sciences ne sont cependant plus réservées à une minorité. Tous y ont accès et tous y ont droit ! En ces temps, la Loi de Vie universelle, qui est également une Loi de connaissance, se répand partout sur le globe. Et s’il est vrai que l’erreur cherche à s’y dissimuler (en toute bonne logique), il n’en reste pas moins, qu’à mesure de son Evolution personnelle, chacun peut désormais trouver ce que cherche son âme. Qu’il intègre un ensemble ou qu’il choisisse la "solitude".

Tout comme les Arts Martiaux, qui sont une recherche d’harmonie avec les autres, le monde et l’Univers, et qui, dans leur essence véritable, cherchent à comprendre et à vivre à partir du centre (celui-ci étant toutefois humain), le chercheur de Vérité se doit lui aussi de fonder sa quête sur cette approche. Il lui faut donc se démarquer, sans les repousser, des attitudes propres aux philosophes. Car le philosophe, nous l’écrivions en début de chapitre, après mûres réflexions et après une expérience existentielle faites d’enquêtes et de scrutations peut, certes, finalement arriver à l’idée maîtresse indiquant qu’il existe un Etre Suprême, Créateur de Lois Logiques et sublimes, un grand horloger dont l’Intelligence est sans failles, mais cette perception restera toute intellectuelle : elle est pour ainsi dire une captation de l’existence de Dieu et de certaines Forces par le dehors, la périphérie. Indépendamment du fait qu’il soit fantastique d’atteindre de telles cimes au niveau de l’intellect, seule la raison est ici en action, et il reste que cette raison n’est pas fécondée par un type d’expérience personnelle et pratique... Tout aspirant sur le Sentier se doit donc non seulement d’embrasser cette conception des choses, mais encore lui faut-il la dépasser : voir plus loin, plus en profondeur. Et cela n’est possible qu’en appréhendant le Centre (le centre de la Création, le centre des Lois, le centre de soi-même, le Centre même de Dieu ...). Ces étapes sont évidemment progressives, mais s’y engager reviendra, inévitablement, à saisir que la véritable Cause première est un Désir, un Sentiment : l’Amour ! Si l’Univers dans son ensemble (même avec le Bien mêlé au mal) est tel qu’il est, c’est uniquement par Amour...

Heureux l’homme dont l’intuition capte de cette Vérité. Car elle n’a pas sa source première dans l’intellect... La source est dans le cœur ! Un cœur déjà fécondé par les apports d’une vibration supérieure, l'Esprit Divin. Car seul l’Esprit peut définitivement conduire à une vision d’Amour de tout le créé et de toutes les situations...

Ce stade de compréhension, de captation et de réalisation , répétons-le, n’est atteignable qu’à mesure que s’intensifie une pratique spirituelle charitable dans la vie et/ou un Humanisme vrai (quelle qu’en soit la source!) et aussi lorsqu’on cesse de dire orgueilleusement «je vois», car alors, en effet, on aura de fortes chances de commencer à voir réellement...

Chaque homme peut également atteindre un niveau intermédiaire qui, s'il en saisit le sens profond, au-delà des formes premières, peut potentiellement l'aider à découvrir son Etre véritable..

Les artères philosophiques de l’Occident, depuis nombre d’années, ne sont plus ce qu’elles furent. La frénésie avec laquelle certaines personnes se rabattent sur le Bouddhisme et autres formes de pensée (intellectuelles ou opératives) va de pair avec cette recherche de valeurs inhérente à notre société (bien qu'elles soient, nous le vîmes dans un chapitre antérieur, souvent dénaturées). Le marketing économique l’a d’ailleurs très bien compris : ce n’est pas un hasard en effet si les méthodes dites énergétiques inondent les nombreux outils d’information dont dispose l’homme actuel. Pourtant, ici comme ailleurs, la plus grande circonspection devrait être de mise...

L’être humain est en général impatient de nature, et il n’imagine que rarement avec quelles forces il jongle ! Il serait cependant sage qu'il comprenne qu’intégrer un domaine regroupant des puissances d’action énergétiques sans être informé en détail, c’est prendre le risque d’altérer ses propres facultés initiales... Méditer par exemple sur les chakras, ces Centres d’énergie fluidique (semblables à des roues ou à des lotus) répartis sur l’ensemble du corps éthérique, est très bien, mais encore faut-il savoir que ces disques ont un sens de rotation bien précis, et que s’amuser à inverser ce sens peut déboucher sur certaines conséquences...

Cette petite mise en garde ne doit nullement être perçue comme une attaque vis-à-vis des praticiens : chacun, même s’il ne le sait, suit sa Route ! En outre, chaque praticien, s'il est réellement sérieux, se rendra compte que, finalement, la Voie de l’Energie n’est pas aussi discordante avec celle de la Conscience qu’il semblerait à priori... Il serait donc avisé de ne pas vouloir tout trop vite alors que l’on obtient du Destin QUE ce que l’on est en droit d’obtenir et que se risquer à brusquer les choses n'entraîne pas de bonnes conséquences...

Chakras et méridiens se trouvent donc sur le corps éthérique et assimilent le Prana (Chi, en chinois ; Ki, en japonais). Le Ki est le fluide vital, énergétique et magnétique qui, au niveau systémique, émane du soleil et irrigue de sa splendeur toutes les formes vivantes sur terre (et surtout les 4 Eléments). En l’homme, plusieurs centres captent le Ki, mais il faut savoir que cette énergie ne nous pénètre qu’en ayant d’abord acquis les qualités éthériques spécifiques de notre planète ! Et nous renvoyons ensuite par radiation ce Ki, vitalisé par nos propres spécificités, vers les formes plus inférieures. Nous sommes donc bien à ce niveau, et c’est dire notre responsabilité, un lien entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. Le saisir et le comprendre peut réellement nous aider à être en harmonie.

Il faut tout de même savoir, et c’est en cela que réside l’apparente séparation entre voie Energétique et voie de la Conscience, que le Ki, tant qu’il n’est pas vitalisé par la pensée de l’expérimentateur, reste à un niveau "inférieur", c’est-à-dire physiologique. Par contre, une fois que les exercices méditatifs ou corporellement actifs s’unissent à la pensée et "encerclent" le Ki en le dirigeant, celui-ci se transmute et s’affine en nous : permettant d'obtenir certaines sensations plus subtiles...

Reste à savoir en fonction de quels désirs on s’applique à effectuer des techniques énergétiques...


Pour les uns, la démarche initiale (et malheureusement parfois finale) est la recherche de "pouvoirs" divers. Pour d’autres, c’est la possibilité de gérer le stress quotidien et la recherche d’un bien-être intérieur exempt d’un quelconque aspect spirituel ou dogmatique... Mais une minorité comprend, plus ou moins rapidement, que ces exercices permettent d’appréhender la Création d’une façon plus métaphysique ; et ce même si les moyens utilisés usent de la forme (du corps). Cette minorité anticipe donc, même si c’est parfois de façon embryonnaire, une union du corps et de l’esprit, une harmonie avec l’environnement humain et naturel. C’est déjà très bien. Ce n’est pourtant pas l’étape ultime à laquelle peut prétendre l’homme... Car de ce désir de fusion psycho-physiologique et macro-microcosmique peuvent découler deux autres itinéraires établissant, en pratique, une différence entre l'inférieur et le Supérieur...

On peut alors, en effet, commencer à comprendre que la conscience humaine en tant que telle fait partie du transitoire et s’identifie peu ou prou à la forme, au corps, aux sens. Par contre, la Conscience véritable, réelle et éternelle, se distingue de la forme (dont elle se sert néanmoins pour que nous puissions nous centrer), nous éveille progressivement au spirituel, nous y intègre et, ce faisant, nous permet D’ETRE progressivement mais réellement.

Ces deux Chemins ne sont différenciés, on s'en doute, que par une seule chose : le choix personnel !

L’une de ces voies utilise donc toujours l’élément énergétique, mais l’autre permet d’aller plus en profondeur, plus à l’essence, plus au centre, et délaisse (au possible) la forme et les techniques qui y sont attaché pour se focaliser sur l’aspect Conscience. Plus explicitement, cette dernière voie tente d’avoir conscience de sa Conscience ! C’est loin d’être aussi facile qu’il y paraît... D’autant plus que la composante karmique joue, ici aussi (et surtout) un rôle non négligeable.

Il n’y a pas toutefois pas lieu d’opposer ces deux expériences de vie ! D'autant moins que nos passages ici-bas nous orientent et nous font connaître plusieurs sentiers... Ce sont là conséquences concrètes de notre degré d’éveil dont l’origine est bien antérieure à cette vie-ci !!! Autrement dit, quelque voie que l’on ait choisi, il importe de comprendre qu’elle correspondait à notre niveau d’évolution à un moment précis. Il n’y a donc pas lieu de la dénigrer si, ensuite, les élans karmiques nous transportèrent ailleurs ! Par extension, on ne méprisera pas davantage les personnes qui les utilisent actuellement dans telle ou telle optique : sachant que tout un chacun est différent quant à son état intérieur, son niveau d’écoute et de compréhension ; que nous sommes tous reliés par l’identique souffle Divin, et que de nombreux chemins (parfois indirects) mènent au But... Tous ceux d’ailleurs qui pratiquent quelque méthode énergétique (que ce soit le Chikong, le TaïChi, l’Aïkido, certains Yogas, ou toute autre voie issue des Arts Martiaux ou ésotériques), savent par expérience que des altérations de la personnalité sont assez fréquentes : préludes parfois à une certaine transformation au niveau de la Conscience.

S'il est certain maintenant que la valeur des mots fluctue d’une personne à l’autre, il est néanmoins bien souvent utile de mettre des étiquettes sur certains aspects afin de se faire comprendre. Ainsi, s’il est plus ou moins acquis dans l’esprit de nombreuses personnes qu’existent deux étages dans la psyché (le conscient et le subconscient), peu voient au-delà. Pourtant, un troisième niveau existe, qui se manifeste lors des états modifiés de conscience : à ce stade nous le nommerons conscience supérieure ou supraconscience.

Ces modifications de la conscience ou, pour être davantage précis, ces EXTENSIONS DE LA PERCEPTION, suscitèrent des "recherches" dès que l’homme prit notion de leur existence. Les techniques pour les atteindre sont légions. Beaucoup néanmoins sont hasardeuses voire nocives sans l’aide d’un guide. Une des méthodes les plus "propres" est la simple modification consciente du souffle... La permanence d’un rythme autre que l’habituel est effectivement en mesure de produire d’adéquats changements. Lié à cette routine, notons que le rétention d’air joue aussi un rôle qui est loin d’être négligeable. C’est logique, car on sait que l’apnée augmente considérablement le taux de gaz carbonique dans le sang. Il en est de même donc pour le cerveau qui, lorsqu’il se trouve cerné par un flux conséquent de ce gaz irriguant le sang, déclenche alors une combinaison de phénomènes hors normalités...

Est-il nécessaire d’insister sur le parallèle entre ce fait et les cultes passés (voire actuels!) où la drogue sert de lien entre ce monde et celui des "dieux" ? Chaque peuple a dans son histoire un passé durant lequel certains hommes usèrent et abusèrent de cette "technique" grâce à laquelle la vision d'une autre réalité pouvait être captée, et si possible, comprise. Autant savoir cependant, et c’est une courte parenthèse, que cette dernière voie est totalement à déconseiller... C’est une des plus néfastes : car une des plus fausses ! Apprendre à vivre mieux avec soi et les autres, faire les efforts nécessaires pour comprendre quelles Lois sont générées par l'Univers et comment s'y harmoniser, tout cela procure une exaltation bien plus saine et vraie que cette étape qui consiste à un viol de certaines parties du cerveau et qui mène, donc, à une impuissance totale de l’intellect... Une différence notable existe entre percevoir le monde avec d’autres sensations et se couper du monde ! Celui qui cherche (j’entends : le vrai chercheur!) doit d’ailleurs comprendre que le cerveau est un élément essentiel dans son rapport avec la Conscience. C’est une porte qui ouvre sur d’autres : certaines belles, d’autres beaucoup moins...

Nous le savons tous aujourd’hui, le cerveau est capable d’émettre un courant électrique. Ce n’est pourtant qu’en 1928 que Hans Berger, sur son Elektrokephalogram, remarqua l’inconstance du flux et vit qu’il s’écoulait en un système d’ondes rythmiques. Grâce à des appareils très sophistiqués, on connaît maintenant les rythmes fondamentaux générés par ce courant électrique. Leurs noms se disent Alpha, Bêta, Delta et Thêta.

Les cycles du plus lent, le rythme Delta, sont de 1 à 3 secondes. Ils se rattachent au sommeil profond. Les rythmes Thêta ont eux une fréquence de 4 à 7 cycles par seconde. Pour un grand nombre de scientifiques, ces rythmes sont liés à l’humeur. Les rythmes Alpha sont ceux qui se produisent à fréquence de 7.5 à 12 cycles par seconde. Ils sont générés dans une méditation profonde. Que celle-ci soit consciente ou non. Quant aux rythmes Bêta, ils sont les moins connus en profondeur. Leurs cycles sont de 13 à 22 et ils semblent issus de la zone frontale du cerveau.

Mais il n’y a pas que notre cerveau qui soit électrique (polarisé). Tout notre corps est sans cesse soumis à des phénomènes, manifestations ou effets chimiques desquels résultent des charges électriques très mesurables à l’heure actuelle. La stimulation du cœur ou du cerveau n’est qu’une infime partie de toute l’intensité électrique produite en nous. En réalité, l’homme est une véritable pile électrique. Quant à la somme totale de toutes ces impulsions, elle est appelée champ vital . Et son rapport avec les Eléments est très significatif. Nous le verrons plus loin dans le livre.

Il semble (au niveau scientifique) que ce soit le Dr Harold S. Burr, de l’école de médecine de l’université de Yale qui, dès 1935, mesura pour la 1ère fois (scientifiquement...) ces champs. Il les appela d’ailleurs LIFE-FIELD ou L. FIELD (champs de vie). Ce n’est cependant qu’en 1972 que les travaux de Burr se révélèrent concrètement au grand jour et pour la masse. Cette année-là parut en effet son livre «Blueprint for Immortality». On apprend à travers lui que ces fameux champs se trouveraient sur une octave supérieure du spectre EM (électromagnétique) et qu’ils sont semblables à l’aura que décrivent de nombreux sensitifs.

Nous le vîmes dans un chapitre antérieur, il y a une réelle interaction entre les divers champs d'énergie (du Haut vers le bas, et inversement). Tout n’est qu’échanges de vibrations... Le moindre mouvement d’un corps humain est immédiatement transmis à la planète sous forme de vibrations. On sait en effet que l’ionosphère forme un capaciteur en relation avec la Terre ; pour mieux dire : il y a un différentiel électrique entre les deux (l’ionosphère est chargée positivement et la Terre négativement). Cette différence, disent les spécialistes, est de l’ordre de 200 volts par mètre. Nous donc, en tant qu’hommes, circulons en permanence au sein de ce champ. Et ce dernier nous influence autant que nous l’influençons! Tout est dans tout. Car lorsque nos corps bougent et vibrent dans cet environnement chargé aussi négativement que positivement, non seulement notre charge électrique est sensible à celle de ce champ, mais celui-ci est également sensibilisé à notre champ ! On saisit dès-lors jusqu’où devrait aller le respect pour notre Mère la Terre et aussi, nous y reviendrons, vis-à-vis des êtres (non-humains) qui effectuent sur un Plan donné une fonction bien précise...

Les méthodes énergétiques, lorsqu'elles s' additionnent à la visualisation ou à la pensée dirigée, peuvent atteindre un but similaire à celui de la méditation : et ce tout en témoignant que le plan dense, matériel, physique, appréhendable par nos sens, n'est pas l'unique qui existe...

Bien des techniques existent pour en attester, la méthode qui suit n'en est qu'une parmi d'autre, mais elle est intéressante car elle donne la faculté concrète d'entrer dans un "monde" certes toujours proche mais répondant toutefois à "d'autres" lois... La technique en question (La Petite Circulation Energétique) est très répandue chez les moines taoïstes, mais il convient néanmoins de la détailler un peu.

Le Chi (Ki en japonais) est le résultat des interactions continuelles entre le yin et le yang. Ces derniers étant les deux composantes qui suivent le Souffle originel (donc le Chi) à l'œuvre dans toutes choses et émanant du Principe-Un : le Tao...



Si on transcrit la chose au niveau hermétiste et théurgique, le Chi est en fait le RAYONNEMENT des Eléments (aussi nommé Od). Plus d'explications seront trouvées ci-dessous...

Il y a 3 sorte de Chi : céleste, terrestre et humain. Cela correspond aux 3 trésors de l'homme : Jing, Chi, Shen , soit Essence, énergie, conscience.

Dans l'exercice présent, on travaille avec le Chi humain : aussi appelé Chi ancestral (c'est-à-dire "le Chi qui est en toi"), celui que nous avons depuis notre naissance et jusqu'à notre "mort"). Personne ne sait ajouter une parcelle de Chi en plus de ce qu'il a reçu, mais on peut l'utiliser mieux, davantage et autrement que ce qu'on en fait dans la vie de tous les jours!

Une des techniques principales qu'on peut employer pour sentir (et utiliser) le Chi s'appelle donc "La Petite Circulation Energétique" (ou Circulation embryonnaire, car surtout utilisée quand on est dans le ventre de sa mère).

Les maitres de Chi Kung et les médecins traditionnels chinois s'accordent pour dire que la petite circulation énergétique est l'exercice auto-thérapeutique par excellence; peut-être le plus puissant d'entre tous.

Cet exercice est parfois révélé en une seule phase cependant il convient toujours, que ce soit aux niveaux de l'énergie humaine (ou au-delà) de ne pas aller trop vite et de noter toutes sensations afin d'en nourrir notre conscience... Etre à ce que l'on fait de la manière la plus totale! Il ne viendrait pas à l'idée d'un athlète de tenter un record sans préparation et entrainement préalable : d'autant moins ici où le travail s'effectue avec une énergie en générale méconnue...

J'ai donc divisé cette technique en plusieurs phases (cinq exactement).

Cet exercice s'effectue essentiellement sur deux méridiens d'acupuncture : le "Ren Mai" (Vaisseau Conception, celui qui passe verticalement au devant du corps) et le "Du Mai" (Vaisseau Gouverneur, celui qui passe verticalement à l'arrière du corps). D'autres méridiens existent, mais j'en parlerai peut-être ultérieurement. Et de toute façon, tous sont reliés à ces deux-ci : tous les méridiens Yin se jettent dans le Vaisseau Conception, et tous les yang dans le Gouverneur...


Le Vaisseau Gouverneur part du point "Huyin" (juste en-dessous des parties génitales), il suit la ligne médiane du dos, de la nuque, de la tête, et jusqu'à la lèvre supérieure (au milieu du palais). Le Vaisseau Conception prend le relais à partir de la lèvre inférieure (c'est pour cela qu'il faut placer sa langue derrière les dents supérieures : afin de créer un lien entre les deux Vaisseaux), suit le menton, le cou, le thorax (milieu de la poitrine) et le ventre...


Une branche du Vaisseau Conception rejoint le Vaisseau Gouverneur en traversant la paroi abdominale et en rejoignant le Dantian (Ou Tantien - le Champ de Cinabre inférieur), une des grande source du Chi : il se situe à quelques centimètres en dessous du nombril! Retenez la localisation, c'est très important!


Le Chi se déplace dans ces deux méridiens à l'état de Chi pur, c'est-à-dire non chargé de substances organiques. Quand l'exercice de la Petite Circulation est complet, le Chi descend de la lèvre inférieure jusqu'au Dantian pendant l'expiration, et pendant l'inspiration il remonte du Dantian dans le bas ventre qu'il traverse (il rejoint donc le Vaisseau Gouverneur) et il monte dans le dos, jusqu'à la tête et jusqu'à la lèvre supérieure et derrière les incisives...

Préliminaires de l'exercice
- Ne pas être stressé !!
- Avoir mangé depuis plus ou moins 2 heures (en débutant, il est déconseillé de pratiquer à jeun)
- Pratiquer assis avec la colonne vertébrale bien droite!
- Durée de l'exercice : une demi-heure par jour minimum (quel que soit le stade), et 1h maximum pour les débutants.

Effets ressentis
Sensation de chaleur sur les points méditatifs ou les trajets effectués. Réalité concrète à partir de quelques jours, mais cela dépend de la concentration, du sérieux, de la régularité et...du karma! (pour certains cela prend même des semaines, pour d'autres des jours, quelques heures, voire....quelques minutes!).

Stade 1 (l'attention sur l'expiration)

A pratiquer 30 min, deux ou trois fois par jour.

On respire de façon abdominale (on rentre le ventre à l'inspiration, on le détend à l'expiration) : cela permettra plus tard "d'expulser" le Chi vers le Vaisseau Gouverneur.

Très "facile" : on est le dos bien droit, on inspire par le nez sans penser à quelque chose de précis, mais on expire par la bouche EN PORTANT TOUTE SON ATTENTION SUR LE POINT QU'ON APPELE SHAN ZONG ("La Chambre Du Feu", aussi nommée TAN ZHONG ("Le Nid Du Coeur" ), situé au milieu de la poitrine...

Au bout de quelques jours, si on est consciencieux et assidu, on ressent une grosse chaleur sur ce point!! C'est le Chi! CAR LE CHI (comme toute chose) SUIT LA PENSEE (règle essentielle à retenir)!

Pour terminer l'exercice, on met simplement pendant une trentaine de secondes (même si on a pas ressenti de chaleur) sa pensée sur le Dantian (situé, rappelons-le, à quelques centimètres sous le nombril!) Cette "fermeture" de l'exercice n'est absolument pas à négliger car elle permet non seulement de réintégrer et de recentrer l'énergie, mais également de bénéficier des effets escomptés...

Notons également que la sensation de chaleur n'est similaire à aucune de celle qu'on peut ressentir à l'extérieur de soi (feu, soleil ou autre) ou en soi (fièvre) : elle est totalement particulière... Dès ce premier stade on peut déjà prendre l'habitude de placer le bout de la langue à la racine des incisives supérieures (créant déjà un pont entre les Vaisseaux Conception et Gouverneur)

C'est tout pour ce stade. Le second ne devant être entrepris qu'à la complète réussite du premier..

Stade 2 (la pensée suit le Chi, le Chi accompagne la pensée)

30 min par jour. Trois fois si possible.

On recommence le stade 1 et, une fois le flux de chaleur rayonnante ressenti au Nid Du Coeur on force l'énergie, PAR L'ATTENTION ET A L'EXPIRATION, à se déplacer vers le bas jusqu'au Dantian inférieur. Après quelques jours (généralement) on ressent la sensation de chaleur au milieu du bas-ventre (au Dantian) et, évidemment, tout le long du trajet...

Ne pas oublier la concentration sur la fermeture!!On passe au niveau suivant après réussite complète!!

Stade 3 (porter son attention exclusivement sur le Dantian)

On recommence le stade 1 et 2.

Comme on s'est habitué à respirer de façon abdominale, on ne s'occupe plus de la respiration, et on porte désormais toute l'attention sur le Dantian où le Chi devient de plus en plus abondant et où il nait constamment une douce chaleur. Si celle-ci devenait trop intense, on peut clôturer l'exercice avant les 30 min minimum (et trois fois par jour). A ce niveau (voire avant) deux éléments doivent être écartés afin de garder la concentration : la peur et l'euphorie...

Si vous avez peur, ne faites pas cet exercice ou clôturez-le immédiatement!! Si la suave sensation de chaleur vous donne un sentiment de plénitude, ne vous attardez pas sur cela, ou alors clôturer également l'exercice car il vous dévie de votre attention et des objectifs disponibles...

Stade 4 (mobiliser le Chi dans la Petite Circulation)

On recommence le stade 1, 2 et 3.

Le Chi prospérant désormais dans le Dantian, il n'a aucune peine à se déverser dans le Vaisseau Gouverneur (en tous cas à sa base) par le point nommé Migmen ("La Porte De La Vie") : point situé entre la 2ème et 3ème vertèbre lombaire. La respiration embryonnaire (qu'on doit désormais maitriser) ainsi que la concentration permettront à l'énergie de gravir le Vaisseau Gouverneur. Au niveau respiratoire on s'appuie donc essentiellement sur l'inspiration (on ne pense à rien à l'expiration).

En général, on imagine le Chi s'écouler dans le Vaisseau Gouverneur telle une colonne de mercure dans un tube, cela signifie que dans ce degré on ne force pas si l'énergie s'immobilise : si on force la colonne rompt et il faudra de nombreuses semaines avant d'atteindre un résultat...

Donc, si le flux stoppe, on focalise son attention sur le point d'arrêt : il suffit d'attendre un "remplissage" à partir du Dantian pour que, petit à petit (et la chaleur ressentie l'attestera) on puise reprendre le parcours vers le haut. Le but étant d'atteindre le Dantian supérieur, "Baihui" ("Les 100 Réunions"), point de rencontre de tous les méridiens et point d'harmonisation de toutes les énergies : nommé en Inde "chakra de la couronne", et qui est situé au sommet de la tête au niveau de la fontanelle.



Arrivé (par l'inspiration je le rappelle) à ce point (au Baihui), on expire consciemment maintenant (la langue doit être placée au palais comme écrit) en refaisant descendre l'énergie sur le devant du corps (les 3 premiers degrés) puis, une nouvelle inspiration abdominale la fait repartir du Dantian et remonter à nouveau le long de la colonne jusqu'à Baihui. On recommence... Plusieurs fois. La Petite circulation est maintenant activée...

La littérature ancienne considère ce degré comme le plus important!! Pour cette raison, il convient d'augmenter la durée des séances quotidiennes (s'exercer entre 40 et 60 min, une à trois fois)

Stade 5 (action sur la matière corporelle)

Cette action en elle-même ne sera pas détaillée ici : sachons simplement qu'elle est autant personnelle (amélioration intérieure au niveau physiologique et psychique) que pour les autres (partage énergétique, tel le Reiki par exemple)...

On reprend les stades 1, 2, 3 et 4...

Au niveau technique il convient maintenant d'imaginer le Chi "volant" de haut en bas et de bas en haut entre le Dantian et Baihui... Plus besoin de conduire l'énergie par l'attention au travers des Vaisseaux Conception et Gouverneur : les deux centres débordent d'énergie ! Plus besoin non plus de porter son attention sur l'inspir et l'expir, cela n'as plus de conséquence... Cette 5ème étape requiert du travail et aucune perturbation. S'y exercer trois fois par jour (de 30 à 40 min) pendant au moins 40 jours ( mais le résultat dépend évidemment du matériau de chacun)...

La fermeture de ce cinquième niveau est différente et, dorénavant, c'est celle-ci qu'il faudra utiliser!!! A savoir, placer les mains l'une par-dessus l'autre sur le Dantian (les hommes posent d'abord la gauche!). Décrire 36 mouvements spiralés allant en s'élargissant vers l'extérieur (du bas vers le haut), puis intervertir la position des mains et décrire 24 mouvements spiralés en sens inverse (c'est-à-dire se rétrécissant vers l'intérieur, le centre). Tout ceci avec la pensée sur le Chi qu'on voit diminuer dans le Dantian (l'objectif est d'imaginer l'énergie avec une densité similaire mais réduite à un point infime...)

Comme écrit ci-dessus, le Chi est en fait, pour parler plus ésotériquement, le rayonnement des 5 Eléments : c'est pourquoi certaines propriétés de ceux-ci (lourdeur, légèreté, vivacité, dureté, etc...) sont discernables chez les certains "maîtres du Chi" que l'on trouve, surtout, dans les Arts Martiaux dits internes...



Autrement dit, quiconque maîtrise les Eléments, maîtrise évidemment aussi leurs expressions dans la réalité visible...
Atteindre cet objectif n'est déjà pas mal en ce monde même si, comme vous le verrez en continuant, c'est juste une ébauche, un premier pas!

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