Skulls And Bones

C'est à une heure et demie au nord de Manhattan, à New Haven, en bordure du campus de l'université deYale, que les membres d'une des sociétés les plus secrètes des Etats-Unis, les Skull and Bones (littéralement Crâne et os ) se réunissent dans un mystérieux édifice en pierre qui porte un nom sans équivoque : la Tombe... Ce groupe est connu par les anglophones sous le nom Chapter 322 . Mais on affuble aussi généralement cette organisation d'un autre pseudonyme, sans équivoque (mais non sans liens!) : The Brotherhood Of Death (La Fraternité de la Mort)... Rappelons-nous que la société secrète Thulé, où Hitler fut initié, portait également le même nom et avait les mêmes armoiries !! On retrouve d'ailleurs l'un et l'autre sur ce qu'était son extension physique et visible, la SS ! On en parle rarement...

Chaque année lors d’un rituel appelé Tap day on demande à 15 étudiants de la dernière promotion d’adhérer. L'initiation à une base maçonnique (renaissance à la Lumière), mais également psychologique (on réprime l’individualité pour la remplacer par une identité de groupe).


La rumeur (savamment distillée...) laisse entendre que lorsque l'orateur grec Démosthène mourut, en 322 avant Jésus-Christ, Eulogia, déesse de l'éloquence, monta au ciel. Selon la mythologie de Skull and Bones, la déesse serait revenue sur terre et aurait désormais établi sa résidence parmi les membres de ce club. Pour cette raison, le nombre 322 est sacré pour les membres.

Ceci n'est peut-être pas faux, mais ce que peu de personnes savent c'est qu'en réalité ce nombre 322 est un hommage à... Adam Weishaupt : fondateur des Illuminés de Bavière. Il est mort le 18 Novembre 1830 à Gotha. Ce 18 Novembre était le 322e jour de l'année ! L'Ordre de Yale est donc, et vous le verrez à travers sa doctrine, une véritable extension de l' Ordre des Illuminés de Bavière fondé au XVIIIe siècle!! On voit donc déjà très clairement les connexions existant entre les Illuminés, certaines Loges Noires disséminées dans le monde, le C.F.R. et Skull and Bones... Les projets se conjuguent.

Soyons néanmoins très clair, tous les adeptes de la confrérie ne sont pas destinés à jouer un rôle majeur (au sens le plus absolu du terme), mais nombre d'influents personnages en sont néanmoins issus... Trois des cinq derniers présidents des U.S.A par exemple... De même que les deux candidats à l'élection présidentielle de 2004 !! Sachant que le serment prêté lors de la séance d'Initiation de l'Ordre est supérieur à tout autre serment (politique ou religieux), on peut douter d'un changement politique de fond si Kerry avait été élu...

La famille Bush est membre depuis trois générations de cette secte huppée. Dans une grande interview avec l'hebdomadaire Time magazine, daté du 8 août 2000, le candidat à la présidence George W. Bush à obtenue subitement une question sur son adhésion à la loge Skull & Bones. Bien que Bush ait évité la question, il n'est pas resté tranquille. Il a néanmoins été plus judicieux que son père George H. W. Bush, dont le refus de répondre sur son adhésion renforça les rumeurs plutôt que de les diminuer.

Dans son livre “ Avec l'aide de Dieu ” (éditions Odile Jacob, Paris, 2000), M. George W. Bush écrivait toutefois, page 76: “ " La dernière année (de ses études à Yale), je suis devenu membre de Skull & Bones, une société secrète, si secrète en vérité que je ne peux en dire davantage. Je m'y suis fait 14 nouveaux amis. "
Son nom secret est "temporary".
Skull&Bones. George W. Bush est debout juste à gauche de l'horloge.
Si vous vous demandez pourquoi seule la race blanche est représentée, continuez la lecture..
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C'est après un voyage en Allemagne en 1832 que William Huntington Russell (de Middletown, dans le Connecticut), étudiant à Yale , crée avec Alphonso Taft l'ordre des Skull&Bones. Depuis lors, et est-ce étonnant, la plupart des personnes ou des familles influentes (au niveau social, politique, financier, religieux) sont cooptés par l'organisation! L'importance de ces personnes, dans les rouages divers de la société (au niveau national et international) fournit beaucoup de force à l'ordre... Il est à noter que certaines familles ont (ou eurent) beaucoup de membres chez les Skulls&Bones: on pense aux Rockefeller (Standard Oil aujourd'hui EXXON), Harriman (chemins de fer), Morgan, Sloane, Davison, Bush...

Parmi les premiers initiés de l’ordre figuraient Henry Rootes Jackson (S&B 1839), un dirigeant de la Convention sécessionniste de Georgie, en 1861, et président, après la guerre de Sécession, de la Société historique de Georgie (d’où les fameux comptes rendus des "bons vieux jours de l’esclavagisme" et des "mauvais envahisseurs du Nord ") ; John Perkins, Jr. (S&B 1840), président de la Convention sécessionniste de Louisiane en 1861, qui s’enfuit à l’étranger durant 13ans après la guerre de Sécession ; et William Taylor Sullivan Barry (S&B 1841), un dirigeant national de l’aile sécessionniste du Parti démocrate au cours des années 1850, et président de la Convention sécessionniste du Mississipi, en 1861.

Je vous épargne ici les liens manifestes avec Albert Pike et la création du Ku Klux Klan (fondé je vous le rappelle le 24 décembre 1865, jour symbolique de la renaissance du soleil...)! J'y reviens ailleurs dans le livre.

Alphonso Taft fut un membre des Bones en même temps que William H. Russell, dans la classe de 1833. En tant qu’attorney général en 1876-77, Alphonso Taft aida à organiser les arrangements en coulisse des élections présidentielles de 1876, qui se soldèrent par une impasse. Les discussions attribuèrent la présidence à Rutherford B. Hayes (1877-81) et elles décidèrent du retrait des troupes américaines du Sud où elles avaient fait appliquer les droits des noirs.
Le fils d’Alphonso, William Howard Taft (S&B 1878), fut président des Etats-Unis de 1909 à 1913. Le fils du président Taft, Robert Alphonso Taft (S&B 1910), fut un éminent sénateur américain après la Seconde Guerre mondiale.

D’autres membres des Bones d’avant la guerre de Sécession furent : O William M. Evarts (S&B 1837) : juriste à Wall Street pour les projets esclavagistes britanniques et sudistes, collaborateur de Taft durant les discussions électorales de 1876, et secrétaire d’Etat de 1877 à 1881. O Morris R. Waite (S&B 1837) : Juge principal de la Cour suprême des Etats-Unis (1874-88), dont les réglementations détruisirent de nombreux droits des Afro-Américains gagnés lors de la guerre de Sécession ; il aida ses copains Taft et Evarts à mettre sur pied le plan d’arrangement présidentiel de 1876 en vue du retrait des troupes américaines chargés de faire respecter les droits des noirs dans le Sud. O Daniel Coit Gilman (S&B 1852) : cofondateur du Russell Trust; président fondateur de la John Hopkins University qui allait devenir le grand centre du mouvement eugénique raciste. O Andrew D. White (S&B 1853) : président fondateur de l’université Cornell, chercheur en psychologie ; collègue diplomatique des oligarchies vénitienne, russe et britannique. O Chauncey M. Depew (S&B 1856) : conseiller général des chemins de fer Vanderbilt, il aida la famille Harriman à entrer dans la haute société.

Vers le milieu des années 1880, le schéma des membres commença à différer de da coloration ancienne, souvent «scientifique» ; le changement reflétait la dégradation de la vie politique et économique américaine par une idéologie impérialiste, néo-païenne et raciste. Irving Fisher (S&B 1888) devint le grand-prêtre racial de la faculté d’économie (professeur à Yale à partir de 1896) et il fut également un fameux véhicule de la propagande de l’Empire britannique en faveur du libre commerce et de la réduction de la population non blanche. Fisher fut le président fondateur de la société eugéniste américaine, bénéficiant des largesses financières de la mère d’Averell Harriman.

Gifford Pinchot (S&B 1889) créa le mouvement de « conservation » des aristocrates. Il fut le forestier en chef du président Theodore Roosevelt, instaurant le contrôle fédéral des terres en remplacement du programme de création d’implantation de fermes de libre accès à la terre pour les familles, programme qu’avait instauré Abraham Lincoln. L’activisme de Pinchot au service de l’Empire britannique comprenait la Société des Recherches psychiques et sa vice-présidence lors du premier congrès eugéniste international de 1912. Pour aider Pinchot à lancer cet environnementalisme racial du siècle, il y eut ses amis George W. Woodruff (S&B 1889), attorney général adjoint de Teddy Roosevelt et son secrétaire exécutif à l’Intérieur; Henry Solon Graves (S&B 1892), chef forestier des Etats-Unis de 1910 à 1920. Frederick E. Weyerhauser (S&B 1896), propriétaire de vastes zones forestières, fut un disciple du mouvement de Pinchot, alors que la famille Weyerhauser comprenait nombre de collaborateurs actifs du super-raciste anglo-sud-africain Cecil Rhodes. L’amitié de cette famille avec le président George Bush est un facteur crucial de l’actuel mouvement environnementaliste.

Avec Henry L. Stimson (S&B 1888), nous en arrivons à l’establishment libéral de l’Est qui a dirigé l’Amérique au cours du 20e siècle. Stimson fut le secrétaire à la Guerre du président Taft (1911-13), et secrétaire d’Etat également du président Hoover (1929-33). En tant que secrétaire à la Guerre (1940-45), cette fois, sous le président Harry Truman, Stimson encouragea fortement Truman à larguer la bombe A sur les Japonais. Il valait mieux que fussent craints à la fois les Etats-Unis et l’atome, estimaient-ils.

L’ordre des Skull&Bones fut officialisé en 1856 sous le nom de « Russell Trust Association ». En fonction d’un acte spécial de la législation de l’Etat, en 1943, ses administrateurs sont exemptés de l’exigence normale de rentrer des rapports de société auprès du secrétaire d’Etat du Connecticut. En 1978, toutes les affaires du Russell Trust furent traités par son seul chargé d’affaires, le partenaire de la Brown Brothers Harriman, John B. Madden. celui-ci avait débuté en 1946 avec la Brown Brothers Harriman, sous la direction de son important partenaire, Prescott Bush, le grand père de l'actuel Président des U.S.A. C'est d'ailleurs Prescott Bush (1895 - 1972), le patriarche de la famille Bush qui, durant ses études à Yale où il fut membre de l'élite, a exhumé le crâne de Geronimo (1918) pour le donner à l'organisation...

Prescott Bush entra à l'Université de Yale en 1913. Né à Columbus, Ohio, Prescott avait passé ses cinq années d'avant le collège à l'école préparatoire épiscopale de St. George, à Newport, Rhode Island. La première année de collège de Prescott Bush fut également la première année à Yale de E. Roland (« Bunny ») Harriman, dont le frère aîné Averell Harriman venait de terminer ses études à Yale. Il s'agit bien du fameux Averell Harriman qui allait connaître la renommée en tant qu'embassadeur des Etats-Unis en Union soviétique durant la Seconde Guerre mondiale, en tant que gouverneur de l' Etat de New York et en tant que conseiller présidentiel en grande partie responsable du déclenchement de la guerre du Viêt-nam. Les Harriman allaient devenir les protecteurs des Bush, pour les soulever à hauteur de la scène de l'histoire du monde.

C'est au cours du printemps 1916 que Prescott Bush et « Bunny » Harriman furent admis chez les Skull and Bones. Le groupe aidait les financiers de Wall Street à dénicher des jeunes hommes actifs, de bonne famille pour constituer une espèce d'imitation de l'aristocratie britannique en Amérique. Tous WASP (White Anglo-Saxon Protestant), cela va de soi... La Première Guerre mondiale faisait alors rage en Europe. Dans la perspective que les Etats-Unis allaient bientôt entrer en guerre à leur tour, deux « patriarches » de la Skull and Bones, Averell Harriman (de la classe 1913) et Percy A. Rockefeller (de la classe 1900), s'intéressèrent particulièrement à la classe de Prescott, celle de 1917. Ils désiraient des cadres fiables pour les aider à jouer le Grand Jeu, dans la nouvelle ère impériale lucrative que la guerre ouvrait pour les magnats financiers de Londres et de New York. Prescott Bush, à l'époque proche ami de « Bunny » Harriman, et plusieurs autres Bonesiens de leur classe de 1917, allaient plus tard faire partie des partenaires de base de la Brown Brothers Harriman, la plus importante banque privée d'investissement du monde.

Le 20e siècle doit une bonne part de son poids d’horreurs à ces familles américaines anglophiles et influentes qui en sont venues à dominer et utiliser la société des Skull & Bones comme une agence de recrutement politique, particulièrement les Harriman, les Whitneys, les Vanderbilt, les Rockefeller et leurs hommes de loi, les Lord, les Taft, les Bundy. La politiquement agressive Guaranty Trust Company , gérée presque entièrement par des initiés des Skull & Bones, était l’un des véhicules financiers de ces familles au début des années 1900. Le soutien de la Guaranty Trust aux révolutions bolchevique et nazie est un fait avéré !
Il faut en effet savoir qu'ici aussi, comme à l'habitude, l'objectif est de miner, séparer, diviser, pour mieux régner... C'est pourquoi, sous le couvert d'organisation différentes, l'Ordre à fait des "affaires" avec les deux plus grandes idéologies politiques du XXème siècle... Ceci afin non seulement d'en retirer de substantiels profits matériels, mais un surplus de pouvoir !

Au cours des années 60, le professeur Antony Sutton, économiste et ingénieur à l’institut Hoover de l’université de Stanford, a entrepris des recherches sur la nature et l’origine de la technologie de l’Union Soviétique. Il écrivit en 3 parties la « technologie occidentale et le développement économique soviétique » (1969-1971) qui est disponible encore aujourd’hui comme ouvrage de référence capital sur la technologie soviétique. Dans ses recherches il découvrit ce fait incroyable que la plus grande partie de la technologie soviétique, malgré une interdiction d’exportation américaine, fut alimentée dès la Révolution d’octobre par des entreprises américaines ayant des liens étroits avec l’élite politique et les familles américaines les plus connues. D’autres investigations mirent en évidence que, provenant de la même origine, des prêts très généreux, des cadeaux, des livraisons d’armes et un constant soutien diplomatique, avaient afflué vers les soviets. Les documents les plus importants se trouvaient simplement déposés dans les archives ordinaires du Ministère des affaires étrangères, appelées Decimal File (fichier décimal).

Sutton décrivit en détail ces aides dans son livre Wall Street et la Révolution bolchevique (1974). Mais pour ces choses étonnantes, une explication véritable faisait cependant encore défaut. Or cela devint, encore plus étrange quand Sutton établit – dans Wall Street l’ascension d’Hitler (1976) – qu’à peu près les mêmes cercles avaient aussi fourni aide et protection pour la montée du fascisme en Allemagne. Mais Sutton ne comprit plus rien lorsqu’en 1982 il reçut une pile de documents et de listes des membres, à propos d’un groupe qui dirigeait ces faveurs bilatérales singulières : Il s’agissait de la loge Skull & Bones...

Comme il l'expose donc dans "Wall Street and the Rise of Hitler", l'apport fourni à l'Allemagne avant 1940, par le capitalisme américain en vue de préparer la guerre ne peut être qualifié que de phénoménal. Il fut, sans aucun doute, décisif pour la préparation militaire de l'Allemagne. Des preuves permettent de comprendre que le secteur influent de l'économie américaine était certes lucide sur la nature du nazisme, mais néanmoins prêt à l'aider et à le soutenir financièrement par intérêt personnel, pleinement conscient que cela finirait par une guerre ou seraient impliqués l'Europe et les Etats-Unis...

En connaissant les faits, il est impossible de plaider l'ignorance. Les preuves très soigneusement établies qui attestent que les milieux bancaires et industriels américains étaient largement impliqués dans la montée du troisième Reich sont maintenant accessibles au public. On peut les trouver dans les comptes rendus et les rapports sur les auditions du gouvernement publiés entre 1928 et 1946 par les commissions du Sénat et du Congrès enquêtant sur la propagande nazie ("House Subcommintee to Investigate Nazi Propaganda") en 1934, par les rapports sur les cartels publiés en 1941 par la Commission économique provisoire nationale du Congrès ("House Temporary National Economic Commitee") ainsi que par le sous-comité du Sénat pour la mobilisation en 1946 ("Senate Subcommitee on War Mobilization 1946").

Une analyse complète et détaillée de ces situations troubles est également dévoilée par l'historien G. Edward Griffin : " Les années précédant la Deuxième Guerre mondiale " ! En ces temps naquit un cartel international qui avait son siège central en Allemagne, qui contrôlait l'industrie chimique et pharmaceutique dans le monde entier et auquels 93 pays coopéraient. C'était une force politique et économique puissante dans certaines parties de la Terre. Ce cartel s'appelait I. G. FARBEN.

Les initiales I. G. (Interessengemeinshaft : groupement d'intérêt) signifient simplement qu'il s'agit d'un cartel. Jusqu'à la déclaration de la Deuxième Guerre mondiale, le groupe I. G. Farben était devenu le cartel industriel le plus important en Europe et l'entreprise de chimie la plus importante du monde. Une puissance et une grandeur gigantesques dont il est difficile de découvrir des similarités ailleurs dans l'histoire...

I. G. Farbezn avait développé, en 1926, une méthode pour obtenir de l'essence à partir du charbon et conclut donc en 1949 un contrat de lience avec la STANDARD OIL de Rockefeller (eh oui...). Cette dernière donna à I. G. Farben 546.000 de leurs actions ordinaires d'une valeur de plus de 30 millions de dollars. Deux ans plus Lard, I. G. Farben signait le contrat ALIG avec Alcoa-Aluminium. I. G. Farben produisait alors environ la moitié de l'essence allemande et, plus tard, construisit des raffineries juste à côté des camps de concentration. Les prisonniers furent contraints d'y travailler comme des forçats pendant qu'on produisait dans les raffinerries le gaz pour les chambres à gaz.

Le groupe I. G. Farben était un des plus importants cartels contrôlés par... les Rothschild et écoulait des sommes d'argent énormes dans l'économie allemande, s'intéressant particulièrement aux futurs SS... Le comité directeur d'I. G. Farben comptait parmi ses membres MAX et PAUL WARBURG, de la Federal Reserve (la Réserve fédérale américaine dont il fut écrit ailleurs dans mon livre qu'elle appartient elle-même à certaines banques privées...) qui possédaient des grandes banques en Allemagne et aux Etats-Unis. Deux autres membres du Conseil d'administration furent C. E. MITCHELL membre du conseil d'administration de la Federal Reserve et de la "National Oil Bank", et H. A. METZ de la "Bank of Manhattan" (Rockefeller).

Pour en revenir à Sutton, il entreprit dans quatre livres résumés plus tard sous le titre America’s Secret Establishment (1986), un examen systématique et décrivit le double soutien que s’apportaient mutuellement, à travers Skull & Bones, deux systèmes antagonistes. Il s’avéra que les Skull & Bones avaient veillé à ce que le révolutionnaire Trotsky puisse voyager sans obstacle de New York à Moscou en mars 1917. Les médias qui appartenaient à Skull & Bones plaidèrent, immédiatement après la révolution, pour la reconnaissance de l’Union Soviétique. Par le directeur de la banque d’Etat, William B. Thompson, un million de dollars fut accordé en cadeau aux révolutionnaires. Ceci fut même annoncé publiquement par le Washington Post (dans le journal, Thompson disait qu’il avait donné l’argent pour modérer les « sentiments pro-allemands » en Russie.)

Toujours le même type d'attaque... Les chaînes d’influences sont verticales et horizontales!! Nous le savons, Prescott Bush, le grand père de G W Bush a été le directeur de gestion de la banque d’affaires Brown Brothers & Harriman des années 20 aux années 40.Ces derniers, en conjonction avec la famille Rockefeller, la Standard Oil, les DuPonts, les Morgans et les Fords ont permis l’ascension au pouvoir d’Adolph Hitler à partir de 1923 en aidant le financement des nazis. Ceci inclut le financement direct des SS et des SA réalisé à travers une variété de sociétés allemandes.

Prescott Bush, par des associations avec la ligne de navire à vapeur Hamburg-Amerika Steamship, le banquier nazi Fritz Thyssen, la Standard Oil d’Allemagne, le German Steel Trust (fondée par le fondateur de Dillon Read, Clarence Dillon), et l’I.G. Farben, a employé l’Union Bank Corporation pour diriger de vastes quantités d’argent vers les Nazis et pour contrôler leurs intérêts en Amérique.

De l'autre côté, malgré l’interdit des lois fédérales, les contacts avec la jeune et naissante Russie sont légion... Averell Harriman, émissaire pour la Grande-Bretagne responsable du Prêt-Location pour la Grande-Bretagne et la Russie, a été responsable d’expéditions d’usines entières vers la Russie. Il contrôlait également le transfert de secrets nucléaires , de plutonium et de plaques de caractères d’imprimerie de dollars US vers l’URSS...

Les transactions financières entre l'Allemagne nazie et New-York atteignirent un tel degré, que le gouvernement américain, en 1942, ordonna la saisie de toutes les operations bancaires nazies. L'Union Banking Corporation (UBC), dont prescott Bush était à la tête (installé par Harrimann), fut accusée, sous le coup de la " Loi régissant le commerce avec l' ennemi " et tous ses avoirs visibles furent saisis. Il convient encore de savoir que les transactions s'effectuaient également par des comptes bancaires situés en Hollande et gracieusement mis à la disposition de l'UBC par le prince Bernhard des Pays-Bas : celui-là même qui, quelques années plus tard, sera à l'origine du groupe Bilderberg...

Pour les élites bancaires et financières mondiales la seconde guerre mondiale, plus encore que la première, fut un énorme succès... Les grandes fissures de l'ancien ordre du monde éclatèrent et les fondements financiers et sociaux de la morale traditionnelle furent balayés. L'Amérique, dont la sécurité ne fut jamais mise en cause, ni avant ni pendant la guerre, se vit alors prise dans l'engrenage de la politique mondiale, contrainte à renoncer à sa propre politique. Cette guerre coûta en effet aux Etats-Unis 400 milliards de dollars et fit monter la dette de l'Etat à 220 milliards de dollars. Cela rendait les Etats-Unis, plus encore qu'auparavant, prisonniers des griffes des banquiers internationaux. La guerre aplanit le chemin pour l'éveil du socialisme qui se répandit comme une maladie en Angleterre et aux Etats-Unis. Elle prépara aussi la voie pour la création de l'ONU en 1945, dont le siège principal se trouvait sur un terrain donné par la famille... Rockefeller à New York.

Neuf membres de la famille Taft firent partie des Bones, 9 Cheney, 6 Bush, 15 Walker et nombre de Russel, Vanderbild, Rockefeller, Harriman...



"Nous ne cherchons pas le pouvoir en vue de nos propres fins, mais pour le bien de la majorité tel que nous le définissons. Les hommes, ces créatures frêles et lâches, ne peuvent endurer la liberté ni faire face à la vérité. Ils doivent être dirigés par ceux qui sont plus forts qu'eux. L'espèce humaine a le choix entre la liberté et le bonheur, or le bonheur vaut mieux.

Le bien des autres ne nous intéresse pas, nous ne recherchons que le pouvoir, le pur pouvoir. Les nazis et les communistes se rapprochent beaucoup de nous par leurs méthodes, mais ils n'eurent jamais le courage de reconnaître leurs propres motifs. Ils prétendaient s'être emparés du pouvoir pour une période limitée; passé le point critique, il y aurait un paradis où les hommes seraient libres et égaux. Nous ne sommes pas ainsi, nous savons que jamais personne ne s'empare du pouvoir avec l'intention d'y renoncer. On n'établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir.

L'esclavage c'est la liberté. Seul, libre, l'être humain est toujours vaincu. Mais s'il renonce à son identité, s'il se soumet entièrement et totalement, il se fond dans le pouvoir collectif, il est alors tout-puissant et immortel.

Ce pouvoir est aussi le pouvoir sur d'autres êtres humains, sur les corps mais surtout sur les esprits. Le pouvoir sur la matière n'est pas important, notre maîtrise de la matière est déjà absolue. Ce qui importe c'est de commander à l'esprit. La réalité est à l'intérieur du crâne... Le réel pouvoir, le pouvoir pour lequel nous devons lutter jour et nuit, est le pouvoir non sur les choses, mais sur les hommes. Comment assure-t-on le pouvoir sur un autre? En le faisant souffrir. L'obéissance ne suffit pas. Comment, s'il ne souffre pas, peut-on être certain qu'il obéit, non à sa volonté, mais à la nôtre?

Le pouvoir est d'infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l'esprit humain en morceaux que l'on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l'on a choisies. Commencez-vous à voir quelle sorte de monde nous créons ? Un monde de crainte, de trahison, de tourment. Un monde d'écraseurs et d'écrasés, un monde qui au fur et à mesure qu'il s'affinera deviendra plus impitoyable. Le progrès dans notre monde sera le progrès vers plus de souffrance. Notre civilisation est fondée sur la haine; il n'y aura pas d'autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l'humiliation. Nous détruirons tout le reste.

Nous avons coupé les liens entre l'enfant et les parents, entre l'homme et l'homme, entre l'homme et la femme. Mais plus tard, il n'y aura ni femme ni ami. Les enfants seront à leur naissance enlevés aux mères, comme on enlève leurs oeufs aux poules. La procréation sera une formalité annuelle, comme le renouvellement de la carte d'alimentation. Il n'y aura plus de loyauté que pour le pouvoir. Tous les plaisirs de l'émulation seront détruits remplacés par l'ivresse toujours croissante du pouvoir, qui s'affinera de plus en plus. Il y aura à chaque instant, le frisson de la victoire, la sensation de piétiner un ennemi impuissant... Autant qu'un monde de triomphe ce sera un monde de terreur... Nous commanderons à la vie à tous ses niveaux.

Vous imaginez qu'il y a quelque chose qui s'appelle la nature humaine qui sera outragée par ce que nous faisons et se retournera contre nous. Mais nous créons la nature humaine. L'homme est infiniment malléable.

Tel est le monde que nous préparons. Un monde où les victoires succèderont aux victoires et les triomphes aux triomphes, un monde d'éternelle pression, toujours renouvelée, sur la fibre de la puissance. Vous commencez à réaliser ce que sera ce monde. À la fin vous ferez plus que le comprendre, vous l'accepterez, vous l'accueillerez avec joie, vous en demanderez votre part en idolâtrant vos propres bourreaux."
("1984" George Orwell)