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LA KABBALE

La polarité de notre être, nous le vîmes, peut résolument être mise en relation avec celle de la Terre et de l’Univers. Sachant que toute la Nature est équilibre, gouvernée par des Lois précises et tendue (nul scientifique n’oserait prétendre le contraire) vers une plus grande perfection, l’homme est donc susceptible de suivre un chemin comparable pour évoluer vers une Conscience accrue (ou recentrée). En d’autres termes, l’électromagnétisme de l’Univers étant similaire quant au fond à l’électromagnétisme de l’homme, ce dernier peut utiliser cette concordance pour intégrer une harmonie plus en rapport avec l’Ordre Universel...

Ou...il peut utiliser ses mêmes Forces (leur pendant "négatif") pour s'enraciner plus encore dans la matière et, progressivement, perdre toute lumière véritable.... Telle est l'explication même du livre que vous êtes en train de lire : démontrer qu'une Harmonie tisse les Univers, démontrer qu'il est possible de s'y rattacher et, en outre, insister sur le fait que certains (d'autres) utilisent ces Puissances pour engendre un chaos... Telle est la différence entre un être en évolution et un être (même s'il ne le sait) qui restera en perdition tant qu'il ne change pas d'attitude fondamentale!!

Une des Voies Royales dont l’homme peut user pour acquérir et appliquer la Connaissance est la Kabbale : cette tradition véhiculée, pense-t-on (à tort), par les seuls Hébreux. En réalité, ils sont DEPOSITAIRES, et d’autres peuples ou cultures avec ou avant eux, d’un Savoir de nature universelle. Inutile je pense d'insister sur le fait que cette Science n'a absolument rien à voir avec la secte américaine du même nom... Toute bonne chose est toujours altérée et déviée. A terme...

Ceci atteste également, au grand dam des partisants frénétiques du "Peuple élu" ou de la race supérieure, que ces deux concepts sont, pour le moins, inappropriés ici!! mais nous aurons l'occasion d'y revenir...

En hébreux Kabbale signifie Tradition Recue. Au Tibet, cette Science se nomme Tantra, il y a aussi une Kabbale norroise et asiatique... Il est donc certes vrai que la Tradition Esotérique Occidentale se réfère à ce qu’on appelle une Kabbale hébraïque, du moins en certaines applications (phonétiques par exemple), ceci n’enlève cependant rien, bien au contraire, à l’universalité des enseignements et des disponibilités dites kabbalistiques, et qui regroupent un ensemble de choses.

Ce savoir n'est donc pas exclusif au peuple juif, loin de là! Il n'est cependant rien de plus normal, vu son parcours historique dans l'hémisphère nord, que la Tradition Esotérique Occidentale renvoie à la mystique juive et à la doctrine judéo-chrétienne : le symbolisme asiatique n'étant pas véritablement approprié à notre mental.

La kabbale hébraîque revêt fondamentalement 3 formes distinctes : speculative, contemplative, magique.
Au niveau spéculatif, on peut distinguer trois parties principales: La guématria, le notaricon et la témoura.

1) La Guématria :
En hébreu, les lettres sont aussi des chiffres! La Guématria consiste donc à remplacer les lettres par leur valeur et à rapprocher les mots qui ont des valeurs totales identiques. Ainsi l’exemple classique des mots suivant :
La guématrie hébraïque attribue à Dieu, en additionnant les valeurs des lettres qui composent Son Nom (voir plus loin) en hébreu (YHVH), la valeur de 26. Aux mots « Amour » et « Unité », le nombre 13. Dieu est donc Amour et Unité, puisque : 13 +13 = 26. On peut aussi dire que l'Amour est Unité, ou que l'Unité c'est l'Amour...

2) Le Notaricon :
Chaque lettre formant un mot est l’initiale d’un autre mot et forme donc une phrase. Exemple célèbre le mot « AGLA » qui est construit à partir de la phrase « Ata Gibor Leolam Adonaï », « Tu es puissant à jamais, Seigneur ».

3) La Témourah :
C’est la technique qui consiste à permuter les lettres hébraïques. Ainsi dans sa forme la plus simple on peut remplacer chaque lettre par celle qui précède ou qui la suit dans l’alphabet.
D’autres méthodes se fondent sur des permutations plus complexes et permettent de trouver le sens d’un mot suivant des plans différents de conscience.

Mais la Kabbale a aussi une approche très mystique (contemplative) : consistant non seulement à recevoir la Sagesse et la Connaissance d'En-Haut mais aussi, point primordial, à UTILISER cette connaissance et Sagesse pour l'évolution de l'ensemble des êtres, du monde, de l'Univers... Ceci grâce à la prière, la méditation et certains rituels qui permettent à l'initié de s'élever moralement, intellectuellement et spirituellement (approche magique) Nous allons y revenir.

Avant d'en venir à cette utilité pratique, la Kabbale décrit donc également la formation de l’Univers, des Mondes, et se focalise en outre sur les Forces qui, de l’Un (Dieu), se diversifient jusqu'à la densité dans laquelle nous vivons. La meilleure description qu’on puisse avoir de ceci est l’Arbre de Vie. Celui-ci représente l’Univers Manifesté en Ses Composantes Majeures : des plus subtiles (le Sommet) aux plus denses. Il est symbolisé par Trois Piliers qui expriment, chacun, une dominante. Ainsi, le Pilier de Droite (Pilier de la Miséricorde) est-Il à dominante Electrique ; celui de Gauche (Pilier de la Rigueur) à dominante Magnétique ; l’équilibre se trouvant au Pilier du Milieu (souffle Divin équilibrant, exprimé par l’Elément Air).

Chacun peut faire les liaisons avec Yggdrasil, l'Arbre-Mondes de la mythologie nordique : Yggdrasil étant une appellation qui signifie littéralement "destrier du Redoutable", le Redoutable (Ygg) désignant le dieu Odin... On le voit, cette Tradition ne débute ni ne s'arrête au seul peuple juif... D'autant plus qu'on pourrait également s'attarder sur l’Arbre du Monde des chamans, ou sur la légende Yi de la création du monde (Chine) ou un arbre Suoluo généra tous les êtres à partir de ses graines...

En fait, l'arbre de Vie est un schéma qui représente l'Univers,le macrocosme, aussi bien que l'être Humain, considéré comme microcosme.
Au niveau hébraique (puisque c'est cela qui nous intéresse ici), l'Arbre de Vie est compose de dix sphères nommées SEPHIROTH ( sephirah au singulier). Ces sphères sont connectées entre elles par vingt-deux lignes nommées "sentiers", qui représentent les vingt-deux lettres de l'alphabet hebreu. Les dix Sephiroth et les vingt-deux sentiers sont réunis sous le nom de "trente-deux sentiers de la sagesse".

Selon la Kabbale, l'Arbre des Sephiroth représente donc la structure de l'homme et de l'univers. Il symbolise à la fois les forces à l'oeuvre dans le manifesté (les voiles placés entre l'homme et la connaissance pure), et les interactions entre ces forces.

L'organisation complexe et admirable de l'Arbre sephirotique, avec ses 22 Sentiers réunissant entre elles les dix Emanations Divines, laisse immédiatement deviner les liens étroits qui existent entre les Sephiroth et les 22 lettres de l'alphabet hebrâïque, les 22 arcanes majeurs du Tarot et les 22 symboles astrologiques (12 signes+10 planetes).

Les sephiroth, littéralement "émanations", "numérations" ou encore "nombres", sont étapes, épreuves, champs de conscience, forces en action dans la réalité que nous percevons.

Les sephiroth sont des facteurs agissant dans l'homme et dans l'univers à tous les niveaux. Selon le niveau sur lequel on se place, les sephiroth sont vues comme des concepts, des attributs divins, des types de forces, des niveaux de conscience, des processus à l'oeuvre dans des structures vivantes, des qualités, des perceptions particulières de la réalité.
Lorsque Dieu voulut se manifester, ce fut par un éclair fulgurant qui mit en place ces 10 sphères sorties du néant. Cette opération fait apparaître la figure ci-contre connue sous le nom d'éclair fulgurant. Elle symbolise l'étincelle divine engendrant l'univers. Les trois lignes qui apparaissent derrière la première séphirah représentent les trois voiles du non-manifesté.


En fait, cet éclair forme par son zigzag une extension et une contraction délimitant l'œuvre de création entre trois pôles: ceux-ci sont généralement surnommées, comme écrit ci-dessus, Piliers

(1) le Pilier de droite est le Pilier de la Miséricorde : dominante Electrique (associé à l'Elément Feu)

(2) le Pilier de gauche est le Pilier de la Rigueur : dominante Magnétique (associé à l'Elément Eau)

(3) la colonne du milieu est la médiatrice entre positif et négatif, c'est le Pilier du Milieu : (associé à l'Elément Air).

Dans l'Univers seuls deux Eléments fondamentaux existent : le Feu et l'Eau! Et l'Equilibre est généré par une déclinaison des Deux, soit l'Air.

Le pilier de la miséricorde, placé à droite, est appelé Yachin. Il comporte les Sephiroth porteuses de semence, de l'aspect masculin, positif de la création, à savoir Hokmah, Chesed et Netzah (voir ci-dessous). Il est associé au yang asiatique, à tout ce qui insuffle la vie et pousse à son développement. Marqué de la lettre hébraïque Yod (la première du mot Yachin), il est souvent représenté comme une colonne de couleur blanche. On l'appelle aussi parfois pilier de la Force, par opposition à la Forme, en tant que Force créative.

Le pilier de la rigueur, placé à gauche, est appelé Boaz. Il comporte les Sephiroth réceptacles de la semence, les Sephiroth teintées de l'aspect féminin, négatif de la création, en ce sens qu'elles tendent à restreindre cette création : Binah, Geburah et Hod. Il est associé au yin asiatique, à tout ce qui contient, résorbe et confine la vie afin de mieux la contrôler. Marqué de la lettre hébraïque Beth (la première du mot Boaz), il est souvent représenté comme une colonne de couleur noire. On l'appelle aussi parfois pilier de la sévérité, ou même pilier de la Forme, par opposition à la Force, en tant que Forme du moule dans lequel vient s'inscrire la Force de Yachin.

Le pilier de l'équilibre, le pilier central, est celui auquel le kabbaliste doit tendre in fine. Ce pilier comporte les Sephiroth qui se trouvent marquées d'une union équilibrée entre les deux principes, à savoir Malkut, notre monde, Yesod, la porte vers les sphères plus hautes, Tipheret, l'enfant divin de Chesed et Geburah, et enfin Kether, la Sephirah de l'illumination, parfait équilibre entre ces deux principes qu'elle a elle-même engendrés. On peut dire que ce Pilier équilibrant est associé à la notion de conscience, d'harmonie entre force et forme.

Noms des Sephiroth




KETHER
LA COURONNE
Le Point primordial du Manifesté! La première séphira commence l'Arbre et n'a pas de commencement. Elle incarne l'étincelle divine elle-même : l'Esprit. Cette "incarnation" est dépourvue de forme, même mentale et ne peut être comprise, d'après la Kabbale, qu'en faisant un avec elle, en devenant dieu. La maxime "Nul ne peut contempler la face de Dieu et continuer à vivre" semble s'appliquer tout particulièrement à Kether. Dans un système de pensée, elle peut être assimilée au postulat de départ, le concept-clé qui n'a pas d'antécédent et qui permet au système de se déployer. L'image du point, objet sans dimension, est fréquemment associé à Kether. Elle est Couronne car elle confère tout pouvoir à l'homme tout en étant distincte de son être, posée "au-dessus" de lui. Kéther révèle la Pensée Divine, c'est-à-dire la Lumière Suprême. Elle est également le Mouvement en latence, le Souffle Manifesté et l'Essence de la Vie. Il est bon de noter que chaque Emanation Divine a sa correspondance dans l'Arbre Systémique (système solaire) via son expression dense, à savoir les planètes!!

CHOKMAH
LA SAGESSE
Le Verbe Créateur. Le Yod. Associée au Père. Chokmah est représentée de manière dense par le Zodiaque. Cette deuxième séphira est expansion, une déferlante dans laquelle tout existe de manière indifférenciée. Elle est mouvement : le point s'animant devient ligne et acquiert la première dimension. Chokmah représente l'élan premier, le flux inexorable, le concept-père qui contient potentiellement tous les autres, le principe masculin, le Yang des Taoïstes, la Source de l'Electricité Universelle (l'Elément Feu des Hermétistes). Elle est Sagesse en ce sens qu'elle incarne l'état ultime avant la fusion totale avec Dieu (la conscience cosmique).

BINAH
LA COMPREHENSION
Le trône, le Yin des Taoïstes, l'Aspect Féminin qui densifie et concentre le flux de Chokmah. La Source du Magnétisme Universel (l'Elément Eau des Hermétistes). Représenté de manière dense dans notre système solaire par la planète Saturne. Binah est la Mère dans toute son ambiguïté : celle qui donne la vie, c'est-à-dire qui élabore l'élan premier pour lui donner forme, mais aussi celle qui donne la mort, toute limitation du divin étant voué à la destruction (fut-ce pour mieux renaître). Cette restriction de Chokmah en Binah marque la naissance du Temps. La ligne, canalisée, se modèle et devient triangle : c'est le Premier Ternaire, la Triade Supérieure, Dieu Un en Trois manifesté . La deuxième dimension apparaît et, avec elle, les prémisses de la finitude.
Chokmah et Binah sont donc les deux Polarités (Electrique et Magnétique) de la Force Constructrice de l'Univers qui va tisser ce dernier et permettre l'émergence d'autres Forces (ou Qualités) Divines : celles-ci étant l'expression de divers états de la Conscience.

CHESED
LA MISERICORDE
Aussi appelée Gedulah, Chésed est la bienveillance, le germe de l'Amour manifesté. La quatrième séphira est également intelligence cohésive et réceptacle de tous les pouvoirs. Les formes rendues possibles par Binah sont maintenues et alimentées par Chesed. Elle assure leur pérennité. Chesed est cohésion et multiplicité. Elle est associée aux principes d'ordre, de synthèse et d'assimilation. En termes d'attitude, elle est compassion, générosité, bonté et magnanimité. La planète Jupiter est l'expression de sa densité au niveau systémique

GUEBURAH
LA RIGUEUR
La cinquième séphira est l'Intelligence radicale. Elle est discriminante : elle va à l'encontre du processus de cohésion de Chesed. Elle est force car elle disperse, guerre car elle oppose, chaos car elle détruit. Son expression dense est la planète Mars. Elle est cependant aussi courage car elle met à l'épreuve les créations de Chesed. Elle est souvent associée au principe du Mal et à Satan, l'Adversaire, "celui qui sème la discorde". Ceci ne signifie pas que Geburah soit "maléfique" (voir qualités des séphiroth).En réalité, du fait que Guéburah véhicule l'Energie Mentale issue de Binah, celle se colorant au passage des pulsions qui se manifestent dans la vie sexuelle, il y a donc ici le risque (nécessaire au niveau de la lutte) de créer dans la densité et non plus dans les Mondes Spirituels... Ce détournement de la Force Mentale issue de Binah est néanmoins essentiel pour affirmer la vraie Réalité...

TIPHERED
LA BEAUTE
La sixième séphira est intelligence médiatrice et union des influences. Elle est beauté, harmonie des formes et des idées. C'est le point d'équilibre (entre Magnétisme et Electricité) mais aussi un carrefour : le lieu où la transmutation des énergies est possible. En ce sens elle est associée au sacrifice (renoncer à un acquis pour atteindre un état de conscience plus grand). C'est normal car, comme l'écrit Alexandre Moryason, Tiphéreth exprime la Plénitude de manifestation de l'Energie d' Amour qui donne "le ton" à notre Système Solaire, et est donc la Source de ce que nous appelons "Amour" (au sens le plus noble du terme), ainsi que de l'altruisme et des idéaux élevés!! Il n'est donc que logique que ce fut de Tiphéreth que Se manifestât le Christ-Sauveur... Le soleil (son expression dense au niveau systémique) qui se consume en permanence pour briller est le symbole le plus utilisé pour désigner Tiphéreth.

NETZACH
LA VICTOIRE
Netzach est une expression densifiée de l'Energie de Guéburah : c'est l'intellectualisation du désir... Cette septième séphira est intelligence occulte, union de l'intellect et de la foi. Son expression dense est Vénus, planète associée non pas à l'amour en tant que tel mais plutôt au désir (à la projection de celui-ci): Netzach étant la sphère des émotions, des sentiments et plus généralement des élans, des tentatives de compréhension immédiate. Les errances de Netzach deviennent alors coups de foudre ou projections (au sens de Jung : on octroie aveuglément à l'être aimé les qualités que l'on souhaite y trouver)... Cette Emanation nourrit les tentatives de compréhension dans lesquelles on essaie d'entrer en résonance avec l'objet que l'on cherche à comprendre.

HOD
LA GLOIRE
La huitième séphira est intelligence. Hod est associée aux formalismes, à la logique, aux systèmes formels, au rationalisme. Elle est Gloire car elle exprime la reconnaissance du savoir maîtrisé, codifié et délivré à tous. Hod dissèque les élans de Netzach, analyse et oppose, démonte et argumente. Le flux de Netzach, canalisé par Hod, engendre une boulimie de savoir, une versatilité, une inventivité extrême. Celui qui cherche à tout savoir, qui "dévore" les informations, se rencontre souvent dans la sphère d'Hod. Sous l'influence de cette séphirah, l'homme tente de comprendre un objet en l'analysant. Hod est le réceptacle de la connaissance figée (les livres), en ce sens elle est la gardienne des secrets, des savoirs et de la mémoire du monde. Son expression dense est la planète Mercure.

YESOD
LE FONDEMENT
Cette Séphira est le moule de l'existence matérielle : la convergence des Energies vitales, émotives et intellectuelles des Emanations précédentes!. Elle crée la matrice des formes, les sculpte, assure leur intégrité. Ces images, ces plans, ces architectures, deviendront matière dans Malkuth. Ainsi Yesod est le fondement de toute chose s'incarnant. La lune est son expression dense.

MALKUTH
LE ROYAUME
Expression dense, la planète Terre bien sûr... La dixième séphira est le réceptacle de toutes les influences. Malkuth incarne le stade ultime de la forme, dense et palpable, incapable d'exister plus concrètement. Elle est notre univers, notre planète, notre corps et toutes choses animées et inanimées qui nous entourent. Malkuth est le Royaume des formes imaginées enfin réalisées, l'Epouse Divine : en Elle, la Divinité Suprême exprimée par Kéther fait sa demeure. Sur Malkuth, toutes les Energies sont exprimées : l'Arbre entier se déploie.


Pour conclure ce schéma de la Manifestation, il faut s’attarder quelque peu sur les étapes Divines préliminaires...


Savoir que la Source Unique n’est appréhendable que par ce qu’Elle a manifesté d’Elle-même est déjà un point important. Nul ne peut concevoir Dieu avant Sa Manifestation ! Tout au plus peut-on logiquement déduire que «l’avant» n’est pas un néant (qui n'existe pas!!): tout est en latence.

Ce mode "latent" (d’avant la Manifestation) n’est évidemment pas une réalité statique ! Dieu est Eternel, Omniprésent et Vivant : Eternité (sans début, ni fin), Globalité (remplissant « tout »), et Vie (Grand Souffle, Mouvement). Il est donc, déjà, Trois en Lui-Même ! Le Un Absolu porte donc le Ternaire Absolu : dit aussi Premier Ternaire Absolu ... Mais ce Dernier se cache immédiatement derrière une autre Triplicité : les Trois Voiles ! A savoir : La Sagesse Absolue, Conscience Absolue (expression de l’Eternité) ; la Sagesse Sans Limites (expression de la Globalité) ; et la Sagesse Sans Limites Illuminée (qui est propre au Mouvement Eternel, au Souffle Primordial et à l’Essence de la Vie). Nous avons ici les prémisses (Pricipes-Germes) de la Manifestation Divine. Ce Second Ternaire engendre alors un Point de Lumière Bipolaire : Passive (Lumière Obscure) mais également Créatrice (Lumière Blanche). Tel est Le Un (qui deviendra Trois également) de la Manifestation : Kéther, la Couronne. C’est ce Point qui représente pour nous la Divinité Suprême... Ce Centre est également appelé Séphira, c’est-à-dire le Nombre, l’Un. Cette bipolarité de la Lumière indique que Kéther garde, sous son Eclat Passif, une face orientée vers le Non-Manifesté ! La Manifestation n’est effective que par le biais de Sa Face Non Immergée qui engendrera le Ternaire Créateur (que la Kabbale appelle la Triade Supérieure) : c’est le Premier Ternaire Manifesté, la Sainte Trinité des Chrétiens.

Avant de poursuivre, notons, mais chacun l’aura remarqué, que Trois Ternaires sont actifs. Ce n’est évidemment pas un hasard ... Lorsque le Ternaire Gouverneur (Premier Ternaire Absolu) S’est reproduit deux fois, l’Expression de l’Un est Totale, car 3x3=9. Après ceci, tous les autres nombres seront réduits à l’Unité ... Ce qui signifie que si tout part du Centre, de Dieu, tout est également appelé à y retourner ! Du Centre (qui est au-delà de toute subtilité) à la périphérie (densité) et de la périphérie au Centre (Réintégration) ... Voir « La leçon de l’Egyptien » dans l’ouvrage d’Alexandre Moryason...

Ce recentrage se fera en passant au travers des voiles que Kéther, Elle-même, va générer dans Sa Manifestation et Sa Création : lorsque la Conscience de la créature, Une avec l’Un, sera absorbée en Lui ... Nous ne nous étendrons pas plus avant, dans ce site, sur les différentes modalités que l’Energie Divine emploie jusqu'à la densité au sein de laquelle évolue notre corps. Dans le cas contraire, n’étant pas un traité «pratique», ces lignes pourraient se trouver chargées de notions «inutiles». Néanmoins, puisqu’une demande croissante atteste l’intérêt d’un grand nombre pour certaines démarches constructives et évolutives, je m’en voudrais de ne pas recommander à nouveau l’ouvrage par excellence expliquant, de façon simple mais cependant concrète, le Rôle, les Attributs, les Fonctions, les Expressions de la Force Divine : « La Lumière Sur Le Royaume » (voir bibliographie).

Chacun l'aura noté, il est assez fondamental de savoir la grande importance des nombres... Ainsi, les dix nombres primordiaux ne sont pas seulement des nombres ordinaires mais des « nombres principes» (voir l'Arbre de Vie) et après ceux-ci tous les autres nombres peuvent être réduits à l'unité... Exemple : 11=2 (1+1), 12=3 (1+2), etc....

Ce qu'il importe encore de savoir, c'est que la langue hébraïque trouve sa véritable genèse dans le Temps qui précède la Grande Catastrophe (basculement des Pôles) : le sens de son écriture - de droite à gauche - l’atteste (à cette époque le soleil se levait à l’Ouest). Mais il faut également noter que l’hébreux est une langue dont la phonétique se rapproche énormément de la Kabbale originelle (certains Sons hébraïques sont authentiquement créateurs car expressions concrète du Verbe Suprême) ! Et l’aspect « Son » (avec d'autres) est un de ceux qui, dans la pratique de la Kabbale, est le plus important. Même si la Kabbale tibétaine ou norroise furent également source de Savoir et application de celui-ci (via la visualisation, le sentiment, la sensation et la conscience de ce que l’on fait), seul l’hébreux manifeste dans ses fondements phonétiques une telle proximité avec la Parole Divine ! Le Son émit durant certaines manifestations ou rituels issus de la Kabbale hébraïque renvoie donc objectivement et concrètement à la plus haute Science qui soit : celle de la Connaissance et, surtout, celle de l’application du Verbe Divin ! De fait, et par cet intermédiaire nous ne pouvons qu’en venir aux Eléments, Dieu le Tétragrammaton (c’est-à-dire « Celui qui a Quatre Lettres ») a tout manifesté par l’intermédiaire de Celles-ci ! Et c’est son propre Nom qu’Il manifeste : Yod-Hé-Vaw-Hé... Tel est le Son Suprême de cet Univers ! Du moins lorsqu’Il est «énoncé» de façon quadripolaire , c’est-à-dire lorsqu’il fait usage SIMULTANEMENT des Quatre Qualités de l’Esprit (analogues au Nom de Dieu) : la Volonté (le Feu : Yod ) ; l’Intellect (l’air : ) ; le Sentiment (l’Eau : Vaw ) ; et tous ensemble qui forment la Conscience (la Terre : )

On retiendra bien sûr de tout ceci que les Eléments sont indissociables de l’Action Divine ! Dans la Création, TOUT obéit à l’action élémentale ! Reflet (microcosme) de Dieu et de l’Univers (Macrocosmes), l’homme n’échappe évidemment pas à cette action. Mais le contraire (les Eléments soumis à l’action psycho-physiologique de l’être humain) est également vrai. C’est une bienheureuse attestation de l’énorme Grâce accordée à l’homme, car la maîtrise du Feu, de l’Air, de l’Eau et de la Terre permet, selon l’Evolution et les karmas personnels et généraux, d’avoir une action concrète et conséquente sur toute chose. De fait, la maîtrise des Eléments est le 1er degré d’une authentique initiation... L’homme peut donc, s’il sait et veut, se relier concrètement (c’est-à-dire mystiquement) à la Divinité. But ultime...

A l’autre extrême, ignorer l’action élévatrice, organisatrice et restauratrice des Eléments, génère ponctuellement une souffrance (maladie physique et/ou psychologique, circonstances extérieures négatives). Comme les Eléments (lorsqu’ils ne sont pas détournés de leur fonction positives) servent le But de la Création, à savoir l’Evolution (recentrage) de la Conscience, l’acquisition d’une bonne santé est donc surtout tributaire d'une Harmonie élémentale. Car, comme il vient d’être expliqué, si la «simple» action de la pensée mal orientée peut à elle seule créer une distorsion de l’action des Eléments , dès lors un acte de pensée et d’action positive, alliés à un souci d’élévation personnelle et générale et de respect des Lois Suprêmes, sans oublier certains exercices (ou Rituels) appropriés, se reflétera au-delà même du corps jusqu'à l’instauration de circonstances permettant, progressivement mais sûrement, une évolution totale de l’être et une «libération» des soucis, manques ou problèmes de la vie.

Progresser dans ce domaine requiert cependant un certain savoir... Faux mages, farfelus, escrocs ou charlatans gangrènent en effet le monde de l’occultisme, et il convient de faire le tri afin d’éviter certains « malentendus » ou dangers. Précisions donc certaines choses...

Au niveau Divin, l’Elément feu est l’Energie Divine manifestée en tant que telle (c’est-à-dire un Feu au-delà de tous feux) : on lui attribue la Toute-Puissance.

L’Air est le Souffle Divin, l’Equilibre Universel qui unit les deux seules Forces existantes en fait (le Feu et l’Eau) : lui est attribué à la Sagesse, la Pureté et la Clarté...

L’Elément Eau est la pleine expression de l’intelligence divine (le Programme Divin d’Evolution de l’Univers) : on lui attribue donc logiquement l’Amour et la Vie Eternelle.

Quant à la Terre, c’est un contenant (du Feu et de l’Eau liés par l’Air, l’Expression des Trois) et c’est la concrétisation de la Pensée Divine dans la Création (Conscience) : lui est attribué l’Ubiquité, l’Immortalité.

Sachant que tout ce qui est en Haut est comme ce qui est en bas, ces dispositions élémentales sont identiques en l’homme : à son niveau de densité propre... Complétons néanmoins les choses et précisons, pour être complètement exact, qu’on ne peut parler de Quatre Eléments, mais de Cinq... Car aux Quatre connus il convient en effet d’ajouter l’Esprit (Schin), également appelé Force primordiale, Force Première ou Akasha : c’est Lui qui met en mouvement les Eléments ! Ce n’est donc pas un hasard si nous avons 5 sens Physiques : ils correspondent en fait aux Cinq Eléments ! Schématiquement, on peut écrire que le Feu correspond à la vision, à la volonté, et a son siège dans la tête. L’Air (Médiateur entre le Feu et l’Eau) correspond à l’ouïe, à l’intelligence, à l’intellect : son siège se trouve dans la poitrine. L’Eau correspond aux sentiments et on le localise dans l’abdomen. Quant à l’Elément Terre, sa localisation s’étend des pieds à la ceinture.

L’Akasha, Lui, est véhiculé densément par le sang et les sécrétions intimes (sperme et cyprine)... On comprend dès lors plus aisément pourquoi certains mouvements (religieux ou philosophiques) préconisent souvent l’abstinence. Certes, la Parole a été perdue, la plupart d’entre eux ne pouvant que se mouvoir autour de la seule morale pour insister sur cette démarche ascétique, mais ce processus d’appropriation met en relief une nécessité assez importante. Fut-elle ponctuelle ou tronquée. Le terme de Sang Pur dérive d’ailleurs lui aussi de cette idée d’intégration et de rétention akashique. Cette expression ne doit en effet absolument RIEN aux théories raciales (racistes plutôt) mais indique au contraire qu’une certaine teneur et qualité de Force primordiale irrigue le liquide corporel...

Sang Bleu, Sang Noble sont des termes signifiant la même chose. Du moins quand ce sont des initiés qui les prononcent ou les écrivent... Chacun pourra aussi aisément saisir les liens existants entre cette réalité et les agissements des magiciens noirs (sorciers) ! Ceux-ci, sachant pertinemment bien que le sang et le sperme contiennent sur le plan matériel le reflet de l’Energie Divine, les utilisent afin de satisfaire des desseins qui n’ont bien sûr aucun aspect évolutif. On comprend mieux dès lors pourquoi sacrifices humains et/ou exacerbations sensuelles sont une telle nécessité pour les rites immondes...


Depuis toujours, et à jamais, la Providence est là près de nous : telle la Mère dont la seule fonction est d’amener ses enfants à la maturité. Ce n’est donc pas le fruit du hasard si, dès l’aube des Temps, un Savoir s’est mis au diapason de l’évolution humaine... Son But initial et fondamental, souvent contrarié hélas par notre stupidité ou notre méconnaissance, fut (et reste) de nous montrer, de nous expliquer, de nous aider à comprendre que nos divers passages ici-bas servent à nous harmoniser avec les Forces évolutives et, partant de là, à nous diviniser. Attention cependant (et j'y reviendrai dans un chapitre) : il ne s'agit pas de devenir " comme " Dieu (promesse luciférienne) sans le secours et la Grâce de Celui-ci (ce serait de l'orgueil et une stupidité sans nom). Mais de devenir Dieu, c'est-à-dire, de rester libre de vouloir le connaître COMME il Lui plaira de Se révéler (humilité et mysticisme, car Union de la Nature et de la Grâce!)... C'est un point très essentiel et je ne pourrai qu'y revenir plus loin.

Cette Tradition Primordiale, donc, s’est diversifiée en de multiples fourches au fil des âges et fut même contrainte, à diverses époques, de s’ériger en élitisme et en groupements secrets ou occultes afin d’échapper à certains pouvoirs autoritaires. Mais aujourd’hui comme toujours, tel le Phénix elle renaît de ses cendres... A l’obscurité succède la Lumière. Le temps du secret n’a plus, comme auparavant, sa raison d’être. La vague de la Connaissance, trop longtemps subsistante à un niveau indigne de sa beauté à cause de nos errements, de la fermeture des Temples qui la distillait ou de la sphère des Initiés qui la contenait, cette vague donc peut à nouveau déferler sur le Monde. A qui accepte de se laisser submerger est promis, à terme, l’Harmonie et la Paix...

Ce livre s’appuie donc sur de multiples aspects issus de cette Tradition Originelle : aspects néanmoins propres à l’hémisphère où nous vivons et qui peut donc logiquement porter l’appellation de Tradition Hermétique Occidentale... Sans trop entrer dans les détails, il convient cependant de comprendre le circuit originel de ce Savoir...

La source essentielle de la Connaissance cernée dans ces lignes est issue, nous le vîmes, de la Kabbale juive. Les Hébreux acquirent cet Enseignement (via Moïse) durant leur période d’esclavage en Egypte. Les égyptiens la tinrent des survivants de l’Atlantide et ces derniers, pour aller jusqu’au bout, la reçurent de Mû et des antiques Initiateurs : c’est-à-dire d’être venus d’autres Mondes... Cette Connaissance, vous le lirez, n’est pas uniquement spéculative mais réellement opérative ! Elle est destinée à guérir notre nature blessée et, ce faisant, à nous recentrer afin de réaliser en nous le Grand Œuvre Divin. L’Histoire atteste néanmoins que certaines précautions doivent être prises...

La Kabbale imprègne donc certes profondément la culture hébraïque, néanmoins son «origine» est égyptienne et chaldéenne! Moïse, le Libérateur, élevé à la cour d’Egypte par la sœur de pharaon, était, de ce fait, un Initié de haut rang des Temples de ce pays. Suite à un incident majeur, il fut contraint à l’exil. Fuyant jusqu'à Babylone, il y resta 15 ans, et, là, s’imprégna d’autres aspects de cet antique Savoir atlante entrevu auprès des prêtres égyptiens : entre autre la Magie...

Lorsqu’il revint en Egypte (sous le règne d’un nouveau pharaon), Moïse libéra les Hébreux de l’esclavage et, fait incroyable pour l’époque, entreprit de donner à tous (c’est-à-dire à la masse entière et non à une élite) la possibilité d’appréhender le concept d’une Divinité Unique. Cependant une telle Révélation qui devait s’intégrer jusqu’au physique (avec Lois, Dogmes, Règles, Devoirs, Obligations et Rites) devait également être séparée (jusqu'à maturité des individus) de tout ce qui était essentiellement opératif : le peuple n’étant pas encore prêt à concevoir et comprendre (encore moins appliquer justement) l’incroyable Savoir recelé dans la Kabbale. En outre, sachant au plus haut point l’origine et le parcours de ce Savoir, Moïse n’ignorait pas davantage l’usage néfaste qu’en fit l’antique peuple atlantéen... Par précaution, et en attendant que la multitude en son entier puisse saisir les données nettement applicables de cette Tradition, le Législateur résolut d’ériger un mur entre certaines personnes... Aux hommes les plus évolués, Moïse révéla le Savoir ésotérique et pratique acquit en Egypte et à Babylone : à la masse restante fût révélée, sous le couvert du symbolisme, de la représentation mystique, et de façon exotérique, l’origine de l’Humanité (jardin d’Eden, Serpent, Chute, etc) et tout ce qui en découla. De fait, c'est une petite parenthèse, pour ceux qui ont encore assez de libre arbitre pour l’accepter, il ne fait désormais plus aucun doute (assez d’études le prouvent) que la Genèse mosaïque tire son origine de la babylonienne... Les Commandements Divins transmis par l’intermédiaire de Moïse ressemblent d’ailleurs «étrangement» aux écrits babyloniens que l’on trouve dans le Code d’Hammourabi (Roi de Babylone 19ème siècle avant J.C.)...

Après la dispersion des Juifs de Palestine (66-70 après J.C.), suite à la destruction du Temple de Jérusalem, les Hébreux bénéficiaient donc toujours de deux branches majeures de Savoir : une exotérique (pour la masse) et une ésotérique (utilisée par les lettrés, les initiés, les rabbins). Au fil du temps, ces deux aspects se séparèrent de plus en plus, et surtout (ce qui nous intéresse ici) au niveau ésotérique. De fait, diverses Ecoles d’Exégèses juives se créèrent après la Diaspora, et, au long des époques, des fragments, plusieurs fois recommentés, pénétrèrent avec ces Ecoles en Espagne, dans le Midi de la France et dans tout l’Occident. Cette étape prend 15 siècles. C’est au moment où les chrétiens entrent en contact avec ces communautés que se trouve la base majeure de ce qui deviendra la Tradition Hermétique Occidentale : cette dernière ne différant de l’Orientale que par la forme, c’est-à-dire par un Symbolisme qui lui est propre... Je ne peux ici développer davantage cet historique, mais je vous invite réellement à lire ce qu’écrit Alexandre Moryason à ce sujet. Votre connaissance n’en sera que plus abondante. Approfondissons plutôt les choses au niveau kabbalistique...

Une Vibration suprême, un Son, un Verbe caractérise, nous l’écrivions, chacun des Quatre Eléments. Associés au Cinquième, l’Akasha, ces Sons permettent la manifestation, sur le Plan désiré, de l’action élémentale. Les connaître, c’est donc se donner les moyens d’évoquer concrètement les Eléments. Et donc, extensivement, de les utiliser... Encore est-il cependant nécessaire d’ajouter que du fait de son rôle de contenant, l’Elément Terre est un Aimant Quadripolaire... Savoir ceci est essentiel, car Dieu a tout manifesté, jusqu'à son propre Etre, grâce à l’Aimant Quadripolaire, c’est-à-dire les Eléments. Grâce, donc, à Quatre Sons, SES Sons : SON NOM, SON VERBE ! ! ! Au Commencement était le Verbe, et le Verbe était Dieu... (Prologue de Saint Jean).

Dans la Bible, le Dieu des Hébreux Se nomme Yéhévé, soit Yod-Hé-Vaw-Hé. Si l’on ajoute l’Esprit, l’union des Cinq Sons (Eléments) donne Yod-Hé-Schin-Vaw-Hé, soit Yihéschwha (ou Yhiéschoua), le nom de Jésus en Hébreux... On conçoit donc assez aisément l’importance des Sons dans la démarche kabbalistique ; du moins dans certains types de Kabbale : la Pratique et la Théurgique. Car s’il est vrai, en considérant les Lois de l’Univers sous l’angle des Analogies Cosmiques, qu’on peut déboucher sur une utilisation fragmentaire de la Kabbale (liée à la Divination ou aux spéculations sur les lettres hébraïques), ces méthodes réductrices sont loin de souscrire à une connaissance absolue. Et ceci parce qu’elles n’appréhendent qu’une partie des Lois Universelles. Autant dire qu’elles les ravalent... Pour une plus grande compréhension des choses, et avant d’en venir concrètement aux explications sur la Kabbale Théurgique, analysons brièvement les détails essentiels relatifs à la Kabbale Pratique. Je m’empresse cependant d’ajouter qu’ils ne seront d’aucune utilité pour ceux qui ne sont pas préparés à son emploi... Ils pourront certes se faire une petite idée sur le mode de fonctionnement de cette technique. Il leur sera néanmoins impossible de l’utiliser !

Pour pratiquer la Kabbale, certains préalables sont nécessaires : entre autres, l’harmonie des Eléments dans les trois corps (physico-éthérique, astral, mental). Il faut pouvoir « parler » à la manière Divine, c’est-à-dire de façon quadripolaire : en associant la Volonté (Feu), l’Intellect (Air), le Sentiment (Eau) et la Conscience (Terre)... On commence alors à apprendre, à travers plusieurs étapes et tel un petit enfant, à utiliser les lettres alphabétiques avec leur couleur (vibration) appropriée. De façon déductive et inductive (de l’intérieur du corps vers l’Univers et inversement). Puis on ajoute la projection de cette lettre dans la partie du corps correspondante (selon les Lois d’Analogie), ensuite dans les organes correspondants. C’est la première étape, celle qui a trait à la visualisation : l’Elément Feu.

Dans la seconde étape, on utilise le second aspect de la personnalité : l’intellect ( l’Air ). Et on travaille avec le Son spécifique propre à chaque lettre (qu’on lie à la Visualisation colorée de celle-ci, donc aux exercices précédents...). Et toujours par le biais d’exercices inductifs et déductifs...

La troisième étape, qui est à rajouter aux autres bien sûr, consiste à ressentir les vibrations élémentales (une et parfois deux !) propres aux Lettres. Plus encore qu’antérieurement, une difficulté majeure apparaît ici dans toute sa lumière : il est «impossible», pour ceux qui ne s’y sont pas préparés, de ressentir chaleur ou froid, légèreté ou pesanteur... Le Principe de ce niveau est l’Eau (le Sentiment, la Sensation, l’Emotion).

A ce stade tri-élémental, le pratiquant peut déjà faire un usage créateur. Mais en poursuivant, (quatrième degré), il devra tenir compte des Idées fondamentales véhiculées par chaque Lettre, voire par une combinaison de Lettres (Mots). Ensuite, il lui faudra méditer sur les Dix Clés de la Kabbale (les Nombres de Un à Dix : qui représentent des Lois). On peut maintenant utiliser les différentes Clés (Nombres ou Lettres) sur le Plan désiré (Akâshique, mental, astral, matériel), et obtenir les résultats attendus. Clé Unipolaire = une Lettre ; Clé Bipolaire = deux Lettres, etc. Finalement, on peut arriver à la Clé Quadripolaire : là où gît le Mystère du Verbe ! C’est le niveau de la Conscience (autrement dit l'Elément Terre ): Quatrième Qualité de l’Esprit.

Le Nom Perdu de Dieu (le Graal Véritable!), tant recherché par certaines personnes, n’est autre que cette Clé Tétragrammatonique ! Mais ce n’est pas simplement le fait de prononcer Yod-Hé-Vaw-Hé avec toute la dévotion requise qui est important, mais de l’appliquer QUADRIPOLAIREMENT ! On conçoit, je pense, plus aisément que la chose n’est pas facile ... Rappelez-vous d’ailleurs les différentes étapes détaillées ci-dessus et ajouter ce qui suit : la Clé Unipolaire doit être prononcée mentalement (dans le corps mental) ; les Clés Bipolaires et Tripolaires se prononcent mentalement et psychiquement (corps mental et astral) ; la Clé Quadripolaire se concrétise par le biais d’une prononciation des corps mental, astral et physique...

Telle est la Véritable Kabbale Pratique. Merveille des merveilles ... Et si Elle semble demander tant d’efforts, c’est que l’Evolution des trois corps doit être harmonieuse au niveau élémental. Ceci prend du temps, de l’énergie, mais la motivation, malgré les éventuelles carences, est également au rendez-vous.

Parler kabbalistiquement n’a donc rien à voir, on s’en doute, avec le fait d’articuler des lettres, des mots, des phrases... C’est plutôt, très exactement, parler quadripolairement le Langage Universel par lequel TOUT fut manifesté dans l’Univers ! C’est parler divinement : user du Verbe Divin... Et la portée de cet Acte créateur et sacré n'est évidemment pas limité, répétons-le, à une culture spécifique!! En vérité, cela dépasse même le cadre humain : l'Origine et la Finalité sont d'un ordre universel...

J’invite ceux qui voudraient en savoir plus à lire les œuvres du grand Adepte dont un des noms fut Franz Bardon. Spécialement « Le Chemin de la Véritable initiation Magique » (manuel préparatoire à la Kabbale dont les exercices sollicitent les trois corps) et, une fois cet ouvrage maîtrisé , « La Clé de la Véritable Kabbale ». Les références seront trouvées dans la bibliographie.

Parallèlement à la Kabbale Pratique, le chercheur peut souscrire à une autre approche : plus «douce», complémentaire: la Kabbale Théurgique. Encore pour ce faire devra-t-il s’accommoder d’une certaine connaissance afin d’avoir pleine conscience de ses possibilités et du mode d’action des différentes Forces utilisées. Rejoignons donc ce niveau...

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