La Quintessence des Qualités Divines

Est-ce réellement le fruit du hasard si tous les Guides, les Mentors, les Avatars et jusqu’à Dieu Lui-même (pour les chrétiens) ont tous fortement insisté sur l’Amour et ses corollaires adjacents (compassion, charité, don de soi) ?

Certes, les Vertus Divines ne se limitent pas à ce seul Sentiment, mais les sollicitations envers celui-ci démontrent, à qui sait voir, que quiconque en use au bénéfice de tous manifeste, même s’il ne le sait, l’ensemble des autres Principes que la Tradition Primordiale associe à l’Etre Suprême : Principes qu’elle ne se priva pas de mettre en exergue.

On remarquera d’ailleurs que Jean, le disciple préféré dont les écrits s’écartent (sur la forme) des autres Evangiles, utilise souvent des termes sans équivoques, tel « Dieu est Amour » ! Il veut nous faire comprendre par là qu’en réalité ce qui meut toutes les Spécificités Divines c’est ce dit Amour…

De fait, pour partir de la Source, quelle autre motivation qu’un partage et, en finalité, une symbiose de tout le créé avec Sa Nature (incluant les êtres intelligents), pourrait motiver Celui qui est Tout ?

L’Acte créateur (et donc tout ce qui en découlera) est une véritable initiative désintéressée (et en conséquence d’Amour Pur) ! Ce que la Divinité propose aux formes pensantes de l’Univers et des différents Mondes n’est rien moins que la Connaissance plénière et la Communion totale à Son Etre et, par extension, la réalité de la Vie véritable car éternelle…

Mais comment donc serait-il possible de prétendre atteindre cette Réalité mystique sans s’unir à l’Objet que sous-tend la Quête de la Conscience ? Comment être en mesure d’atteindre la Ressemblance sans transfigurer durablement et profondément l’Image ? Et comment embellir et dépasser la forme sans certifier, à notre échelon, l’Espoir Divin (jusqu’à une Communion de Nature) ? Comment sans démontrer ce qu’est Dieu : fondamentalement, ontologiquement, structurellement ?

Si l’Intelligence première est authentiquement Amour, comment sur notre Sphère serait-Elle visible sans que les hommes Lui ressemblent ? Et par quel miracle Ses autres Qualités seraient-elles être perçues sans que le soit l’Amour ?

On saisit d’autant mieux pourquoi les diverses Traditions, qu’elles soient exotériques ou non, insistent à ce point sur le Sentiment qui soutient et donne sens à toutes choses ! Pour m’en expliquer plus avant, revenons-en aux Eléments…

En manifestant Sa Présence, la Divinité dévoile identiquement Son Saint Nom : le Tétragrammaton, autrement dit « Celui Qui a Quatre Lettres« … YHVH : Quatres Lettres, Quatres Qualités mise en action par l’Etre-même…

L’Amour s’assimile et englobe donc les Quatre Eléments. Jusqu’à notre niveau… Il est le Feu de la volonté qui s’évertue à aller de l’avant, imperturbable sur le long terme et ferme dans sa démarche. C’est l’Air, l’intelligence qui favorise son rapport aux autres et octroie la faculté de répondre (pas seulement de manière verbale) aux multiples détracteurs, tout en permettant, d’un autre côté, l’enseignement… C’est l’Eau, le facteur magnétique qui attire à soi nombre d’êtres en questionnement. C’est enfin la Terre, c’est-à-dire l’agglutination des différentes Qualités précitées qui engendrent constance et pérennité…

Il n’y a pas ici de mystère sachant que c’est l’Esprit qui met en mouvement les Eléments ! Et si c’est l’Amour qui meut les Eléments, il n’est qu’inévitable que ceux-ci s’y assimilent. Aussi, par extension, quiconque certifie de l’Amour, fut-ce à notre degré de densité, manifeste Dieu visiblement !

On peut donc assurément témoigner et vivre des Quatre Qualités de l’Esprit (voie mystique, théurgique : âpre et difficile), mais si tous ne le peuvent, chacun peut néanmoins toujours certifier de la (sa) Divinité en La rendant percevable par l’Amour déployé et partagé pour tous !

Ceci explique en partie pourquoi les cultes religieux furent légions sur notre globe : à travers Temps et Espace… Pour autant qu’ils se rattachèrent (même moindrement) à la Tradition Primordiale, ceux-ci ont leur raison d’être dans le soucis d’offrir à chaque homme une source de lumière : l’autorisant à révéler et à rendre tangible la perspective Divine.

Je n’insisterai plus ici sur les multiples détournement qui eurent lieu, mais il importe de saisir que la Providence, par le biais de multiples acteurs, a toujours acté l’élargissement du paysage salvateur : à travers les âges… Ceci annihilera peut-être les opinions de certains pensant être les seuls détenant la Vérité : en réalité, on ne la détient pas : on L’EST et on en atteste… Car si Dieu est vraiment la Vérité ultime, sachant qu’Il est Amour, seuls peuvent se dirent habités par cette Vérité ceux qui se signalent par une identique Passion altruiste !

Savoir que l’Amour est la Loi (fut-il soumis à la raison) est déjà un pas important, mais dans la densité, qui est notre école, il est logiquement malaisé de défendre la Cause la plus combattue… Toutes ces considérations se heurtent en effet quelquefois (voire souvent) à certaines contraintes amicales ou familiales. Il arrive qu’il soit délicat, face à des situations ou personnes toxiques, de rester de marbre, neutre, ou d’échapper à des élans négatifs alors que notre ressenti est désormais d’un ordre différent et supérieur…

Cette factualité nécessite qu’on s’y attarde, car elle débouche fréquemment sur une souffrance psychologique qui n’est pas mineure…

Il me semble important d’insister d’abord sur un état de fait que beaucoup méconnaissent: le différentiel vibratoire…
A mesure que l’appréhension des causes et des conséquences se fait plus aiguë en soi, et au plus on perçoit, avec acuité parfois, combien certains individus sont nocifs et malfaisants. Certes, il y a de multiples raisons à la chose (et il ne convient pas ici de porter un jugement), mais le fait est que l’on se rend compte que l’on n’est plus « sur la même longueur d’onde », et qu’en conséquence un écart se creuse de plus en plus entre nos conceptions et celles de celui qui méconnaît tant de choses…

Evidemment, il est ici surtout question d’une différence d’expériences, mais de ces dernières découlent une équivoque vibratoire qu’il faut savoir analyser justement afin d’y répondre adéquatement. Précisons d’ailleurs que le différentiel dont je disserte est également visible dans l’autre sens (ce qui ajoute de l’intensité) : autrement dit, le changement qui s’opère en celui qui commence à évoluer est identiquement perçu (souvent de manière inconsciente à partir de plans plus subtils) par celui qui n’a pas encore opéré un retour à soi et qui végète à un état de conscience indigne de sa destinée… Cette perception est d’autant plus concrète qu’elle surélève en quelque sorte toutes les émotions négatives (jalousie, envie, médisance, etc) que l’être porte en lui alors qu’il distingue autrui qui n’est plus à son niveau. Ceci augmentant encore le potentiel de négativité et, par extension, la douleur chez qui la subit…

Quelle attitude adopter en pareille circonstance ? En réalité, il faut oser être soi-même et comprendre qu’en finalité n’existent que deux choix majeurs dans ce type de mésaventure: soit se laisser subjuguer et revenir en arrière pour préserver un semblant de paix intérieure, soit oeuvrer avec pédagogie, calme et intelligence ! Il faut s’autoriser à ouvrir le débat de manière claire et limpide, et confondre les adversaires ! Leur demander quel est finalement leur but : est-ce le respect de nos choix de vie (même s’ils ne correspondent pas aux leurs) qui leur importe, ou est-ce la domination sur notre esprit et nos existences ? Les obliger à se dévoiler aura au moins le mérite de dénouer les fausses apparences et d’illuminer les situations.

De telles questions placeront chacun face à ses responsabilités : sans aucune autre issue ! Celui qui chemine saura alors exactement quelle attitude future restera à adopter, et il se questionnera justement en se demandant, par exemple, si son Evolution est réellement dépendante du manque d’amour qu’on lui porte… Peut-être saisira-t-il que c’est justement le contraire : l’Avancement est subordonné à l’Amour que nous témoignons à autrui : ce dernier fut-il anxiogène !

Osons donc écrire les choses ! Le désir de reconnaissance est une donnée importante pour ce sujet, et ne pas en tenir compte serait une erreur. Toutefois, il convient de mesurer l’importance qu’on lui accorde, car il y a un risque pour que ce sentiment soit tenu comme primordial alors qu’il n’est qu’une résultante de l’ego inférieur ! Etre aimé est certes important, mais beaucoup moins que d’aimer ! En conséquence, pourquoi sans cesse regarder en arrière (fut-ce au niveau familial) alors que la Conscience s’acquiert vers l’avant et le haut ?

A chaque problème sa solution. Même si, parfois, elle doit être radicale… Vouloir et savoir est déjà bien : mais il faudra ensuite oser faire ce qu’il se doit pour empêcher que quiconque influe sur notre Cheminement : du moins si celui-ci est sincèrement essentiel. Cela signifie également qu’il ne faut pas augmenter la charge que l’on peine déjà à lever : chacun fait avec les moyens à sa disposition… Pour le reste, un minimum de confiance en la Providence s’impose !

Allons encore plus loin ! « Quiconque n’est pas capable de rejeter ses enfants, de tout laisser pour Me suivre, n’est pas digne de Moi! » Cette phrase du Christ doit certes être parfaitement comprise (tant elle est extrême), mais elle correspond parfaitement au sujet. Elle signifie simplement qu’une priorité profonde doit jaillir et subsister dans le coeur de tout homme (et femme) qui souhaite absolument évoluer. Si cet homme ne comprend pas que sa lutte sera inévitablement violente et qu’elle se heurtera de façon inéluctable à un déchaînement de forces contraires (en lui et autour de lui), alors il aura grande difficulté à tenir sur ce Sentier si exigeant ! Mais, une fois qu’il saisira la réalité d’un tel cheminement, il lui faudra encore, ensuite, être capable de choisir à juste escient : veut-il la tiédeur et le confort mental d’une vie certes moins brutale mais exempte d’une Avancée conséquente, ou l’âpreté d’une bataille qui durera tant que son pélerinage ici-bas y oblige? Là se situe le point d’acceptation ou de refus ! C’est également un élément individuel de choix, de perspective et, osons l’écrire, d’intelligence…

Il me faut espérer que ces phrases seront parfaitement appréhendées ! Il n’est aucunement question de délaisser un quelconque membre de sa famille ou de son entourage : il est question de faire preuve de pédagogie à leur égard, de démontrer une attitude saine et compassionnelle, de témoigner d’une autre réalité (celle que nous vivons) : ceci certes tout en restant ferme dans nos convictions, mais en continuant aussi de les partager vers qui le souhaite. Pour le reste, si d’aucuns (parmi les proches) n’en ont cure, méconnaissent, rejettent voire méprisent ce cadeau, il faut absolument accepter cet état de fait et continuer le chemin : avec ou sans eux… S’ils ne veulent écouter, ni même entendre, qu’y pouvez-vous ? Ne sont-ils pas libres ? La véritable et déterminante interrogation est comment VOUS, personnellement, allez répondre à ce rejet !

On fera peut-être valoir que l’attaque est quelquefois triangulaire : elle se porte sur vous en prenant appui sur d’autres personnes qui vous sont proches… Dans ce cas, outre la discussion franche détaillée ci-dessus, il importe d’user d’une Force que méconnaissent probablement vos adversaires…. j’y reviens ci-dessous.

Quoi qu’il en soit l’Amour, s’il est réellement vrai, accepte non seulement la difficulté, mais même l’abandon ! Car celui qui en vit sait que son travail ne se borne pas à une proximité : mais plutôt au volume et à la densité de ce qu’il partage et qui rejaillira (ne fut-ce que par la prière) sur ceux dont il estime avoir la charge !

Nul ne naît à la vraie Vie pour mépriser, ensuite, le libre choix d’autrui (fut-il stupide) : non, on s’élève pour élever quiconque est prêt, tout en comprenant que beaucoup ne le sont pas encore… Cela sera d’autant plus déchirant si des personnes très proches sont concernées par l’inacceptation, mais c’est ainsi ! Chacun suit et avance à son rythme : et il n’est personne qui ne soit placé, à terme, devant ses contradictions structurelles ! Le rôle de celui qui arpente le Sentier est d’être là au moment opportun (que ce soit maintenant ou plus tard) tout en poursuivant sa propre montée vers l’Esprit. Rester en arrière est de moindre utilité : mieux vaut être prêt pour ceux qui, peut-être, le serons ultérieurement. Et mieux vaut être prêt pour ceux qui le sont actuellement…

De même que l’aimant véridique ne fait pas de distinction entre les êtres qu’il aime, de même il n’est pas capable de choisir ceux qui suivront le même parcours de vie ! Cela est très bien, car il perdrait un temps fou à vouloir inciter uniquement ceux qui lui sont chers, au détriment d’autres… L’Amour plénier (universel) n’est pas d’ordre uniquement biologique, il le surpasse tout en lui conférant une aura d’une dimension bien supérieure ! Se préoccuper uniquement de membres familiaux est donc improductif ! Nous savons d’ailleurs fort bien « qu’un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents, et dans sa maison« … Ceci signifie que les plus difficiles situations, ainsi que les plus cruelles et tristes désillusions, proviennent inévitablement de la sphère proche ! On peut le regretter, le nier ou s’en plaindre, mais telle est la réalité. Au plus vite on s’en rendra compte, et au mieux sera-t-on en mesure de répondre adéquatement et sainement à cette situation.

En conséquence, même si le venin craché par certaines personnes est vraiment mortel, le plus primordial est cependant la réponse que l’on y apporte… Tout est question d’équilibre entre une réponse inadaptée, extrême, inappropriée, et des attitudes qui trahissent un état de compassion pour qui est l’auteur de la malfaisance. Il est aussi question de patience… Rien de stable, de profond, de fécond ne se résout à l’aune de la hâte ! L’Amour est tempérance et patience, écrivait un auteur. Dès lors, et pour autant qu’on puisse se préserver d’émotions malsaines et improductives, tout en restant ferme, droit, fier de ses convictions et valeurs positives, la réplique ne peut être que liée à la compassion ! Résister, certes (démarche toutefois défensive et passive) mais, surtout, PRIER ET S’OFFRIR pour le Bien ultime de celui qui opprime…

Une telle action, et au-delà de tout ce que vous avez lu dans ces lignes, permet un déferlement d’Energie que trop peu, hélas, méconnaissent ! Pourtant, LA réponse au mal (quelque forme qu’il prenne) n’est pas autre ! Associée à l’Evolution et à la Quête de la Conscience, c’est la Puissance par excellence : celle qui ne domine pas mais nous fait, TOUS, cheminer ensemble… Il faut souhaiter pour l’assaillant un identique Cheminement au nôtre, et s’évertuer à grandir AUSSI pour lui.

Difficile ? Oui, certes : mais nécessaire car cette réalité amoureuse nous relie plus avant et nous octroie encore davantage de « dons », de charisme, de facultés pour témoigner… Nous nous trouvons ici dans le Cercle vertueux (celui qui est vertical). Nous sommes au sein du « Pourquoi » métaphysique ! Le « Comment » de chacun atteste en effet du But Divin, et nous rend tel que nous devons être en finalité, c’est-à-dire à la Ressemblance… Et si nous sommes destiné à devenir Dieu dans tous Ses Aspects, grâce à l’Amour, comment pourrait-on s’avérer incrédule au fait que « tout ira bien » à terme : personnellement et globalement ?

Mais pour cela il faut le VOULOIR, il faut SAVOIR, OSER et SE TAIRE ! Se taire sur notre propre Evolution et sur ce que nous décidons de faire pour le Monde et ses habitants. Le silence sur notre parcours est une force qui se décuple et s’intensifie à mesure de notre engagement ! La discrétion sur nos agissement amoureux ouvre des Portes en grand nombre et nous associe (en nature et en actes) à la grande Entité qui nous enseigne que grandit véritablement celui qui s’offre pour les autres plus qu’il ne demande pour lui-même…

L’Amour, l’Union, la Ressemblance sont des choix d’existences ! Si on le comprend au juste niveau, on saisira également que les diverses contraintes (inévitables) sont autant de ponts surplombant l’abîme dont nous voulons nous préserver ! A ce titre, on se donnera les moyens d’atteindre l’Objectif, on évitera de regarder trop souvent en arrière (de peur d’être changé en statue de sel), et on patientera en évitant d’espérer tel ou tel résultat pour les efforts fournis… Chacun est un Jean-Baptiste destiné à aplanir le chemin, un semeur, mais nul n’est Celui qui récolte !

Si Dieu est réellement Amour, et si nous sommes destinés à vivre de Sa Nature, alors l’Amour est également Confiance et responsabilité ! Car Celui qui a partagé Son Etre-même ne pouvait le faire qu’en ayant confiance en nous. Il nous demande dès lors la même chose à Son égard… Comment, en conséquence, pourrions-nous sincèrement douter de notre Destinée et de notre Finalité ?

Que l’Harmonie soit vôtre
Thot Theurge
http://www.theurgie.com/

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