De l’espoir

À l’analyse sensée des chapitres antérieurs, faire preuve d’un optimisme appuyé pourrait presque paraître inopportun, pourtant il n’en est rien.

Certes pour peu que la réflexion analytique s’enlise dans les sables mouvants des seuls faits et conséquences, sans s’ingénier à discerner, peu ou prou, les multiples causes ayant conduit à la confusion actuelle, habiliterait probablement à baisser les bras, à désespérer, poussant à l’extrême consternation…

Reste qu’à l’aune de considérations prenant en compte le sens réel de la Vie,[1] la globalité du périple des formes pensantes partout dans le vaste univers, l’Évolution en conformité avec les Lois Divine, sans oublier les pérégrinations de ceux qui nous devancèrent dans la Quête Majeure : tout cela nous laisse entrevoir une finalité autrement plus lumineuse !

Nous ne fûmes, ne sommes ni ne serons jamais seuls !

Bien évidemment, dès l’acquisition du mental par l’homme, la Providence incita chacun à prendre ses responsabilités et, si possible, à user autant de sagesse que de discernement : mais Ses support, par le biais de tous ceux qui en Son Domaine suivirent au mieux Ses Directives, jamais ne manquèrent ni ne se tarirent. Nous sommes aimés d’une manière que bien peu peuvent comprendre !

Si le Verbe Lui-même descendit jusqu’à nous, alors que la désolation intérieure gangrenait profondément les esprits, que l’injustice était la règle, que la corruption avait déjà fait son sillon en nombre de cœurs, on ne saurait qu’y voir la mesure d’un Sentiment inaltérable dont la main miséricordieuse est à jamais tendue vers chacun.

Au sein de cette Compassion dont l’Aura se décèle à travers un grand nombre de disciples, d’âmes généreuses, altruistes et désintéressées, de Guides, de Maîtres, d’Adeptes, n’existe aucun jugement : simplement de l’assistance, de l’accompagnement, du soutien sous plusieurs formes.

Pour s’en convaincre il n’est besoin que de le croire, de s’ouvrir, d’accepter et, point des plus essentiels, de partager ensuite cette intense Vibration dans notre environnement personnel ! Quel qu’il soit.

La Hiérarchie Planétaire, pour désolée qu’elle puisse parfois s’estimer face à nos fourvoiements, est cependant à nos côtés depuis l’origine et ses élans à notre égard ne faiblirent jamais. Même lorsqu’il s’est agi de retirer certains aspects de la Grande Connaissance de l’avidité frénétique des hommes, ce ne fut encore et toujours qu’un geste de Compassion : sachant ce que nous en ferions alors que les ténèbres avaient déjà perverti notre intelligence.

Ce fut également temporaire… Des bribes du Savoir pratique continuèrent malgré tout à se diffuser, progressivement, tout au long de l’Histoire.

Existerait-il meilleure manière de remercier les Agents du Bien qu’en manifestant à notre tour, avec plénitude, l’Idéalité prévue pour notre engeance ?

Comment mieux participer en vérité au Destin universel qu’en l’acceptant et en devenant tel qu’il nous le propose ?

N’est-ce pas d’ailleurs ainsi qu’opérèrent, en leur temps, nos illustres Aînés désormais libres de toute entraves karmiques ? Par ailleurs, ne sont-ils pas ceux qui, inlassablement, nous soutinrent, nous consolidèrent, nous protégèrent ?

À ce titre, et selon promesse faite, je vais ici opérer une extension et brièvement insister sur la Charité déployée par quelqu’un dont les faveurs à mon égard, alors que de sombres situations m’encerclèrent, non seulement ne disparurent à aucun moment mais, bien plus, m’octroyèrent sans nul doute une force supplémentaire afin de poursuivre le délicat Cheminement vers Soi…

On sait peu de choses, selon les Évangiles officiels, de saint Joseph. Pourtant, c’est un personnage qui, à mon sens, mérite le détour et peut nous en dire beaucoup quant à certains sujets…

Mais ce silence à propos du père adoptif du Christ ne ressemble-t-il pas d’ailleurs à celui de son épouse, Marie : Elle qui « gardait tout en son cœur » ? Ne se discerne-t-il pas ici une invitation à l’intériorité, à la contemplation, à la méditation ?

« Que celui qui n’a pas de maître dans l’oraison prenne ce glorieux saint pour guide, il ne risquera pas de s’égarer », disait d’ailleurs sainte Thérèse d’Avila ![2]

Il est vrai que pas un seul mot de lui ne fut rapporté par l’Écriture… Comme si l’extérieur fut moins important que l’intérieur. Ou plutôt comme si l’extérieur, et n’en est-il pas ainsi finalement, ne se comprenait réellement qu’à partir de l’intérieur…

À l’évidence, s l’Oint devait être « protégé » durant une partie de son incarnation,[3] ceux qui furent ici-bas appelés à le faire devaient, en toute logique, être comblés de grâces ! Et comme la juste Loi de Solidarité universelle fonctionne dans toutes les dimensions spatiales,[4] il est logique qu’en faisant appel à ce personnage nous bénéficions, nous aussi, d’une mutualisation de ces dites grâces…

C’est d’ailleurs là une constante de la coopération entre les âmes de bonnes volontés, c’est la Loi immuable de l’Édification : ce que l’on reçoit peut et surtout DOIT se partager aux autres ![5] Partager sa propre richesse avec ceux que l’on cherche à faire grandir…

Nul doute, et j’en dirai davantage plus avant, que prier et solliciter la Bonté de Joseph est dès lors absolument loin d’être vain ! Comment en serait-il autrement alors que Dieu Lui-Même lui accorda le privilège de veiller sur Ses plus beaux trésors : la Vierge et Son Verbe ?

Cette notion d’effacement qui caractérise ce que la chrétienté sait de celui qu’elle nomma Patron de l’Église universelle,[6] est pratiquement identique au retrait de Jean-le-Baptiste : en ce sens où la véritable Mission de l’Oint débute lorsque, pour raisons différentes, s’éclipse la stature des deux personnages.

Certes Joseph n’était pas très visible évangéliquement parlant, mais il doit néanmoins s’effacer totalement pour que la notion de Père Céleste, plus essentielle, se visibilise au travers du Christ ! il en fut également ainsi pour le Baptiste qui, ne l’oublions jamais, était celui qui « préparait le chemin »…

En Palestine, au premier siècle de notre ère, l’espérance de vie était d’environ 50 ans. En supposant assez logiquement que Joseph se maria dans la fleur de l’âge, soit aux environ de 20 ans,[7] il n’est probablement pas faux d’estimer que son départ, quelle que fut sa forme, cadre parfaitement avec le début de la Mission christique…[8]

Quoi qu’il en soit il serait délicat de ne pas remarquer à quel point la collaboration de ce saint homme aux Plans Divins s’avère pleine et entière ! À telle enseigne que d’aucuns n’hésite pas à le qualifier « d’ombre du Père »…

Dans un tableau nommé « Saint Joseph et la Trinité », peint par Antoni Guerra,[9] on peut distinguer Saint Joseph qui est au centre du tableau, mais on voit en réalité trois visages majeurs…

En haut, un beau visage au front immense, nimbé de lumière dorée : Dieu le Père. En bas, souriant et lumineux, le visage de Jésus petit enfant. Jésus repose abandonné dans les bras de saint Joseph dont le visage vient s’intercaler exactement entre celui du Père éternel et celui du Fils Bien-Aimé. Sous la lumière qui vient du Père et qui baigne tout le corps de l’enfant, le visage de Joseph, tourné vers Jésus, demeure dans la pénombre : Joseph, ombre du Père.

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Il faut ici rappeler qu’en toute bonne logique on ne naît pas père, on le devient… Et ceci en se responsabilisant et en faisant le maximum pour accompagner son enfant sur les chemins de la vie.

Considérant l’immense Travail du Christ, à travers temps et espace, je pense qu’il est hautement vrai de déclarer que saint Joseph s’acquitta au mieux de sa tâche paternelle…

 Un verset chez Luc résume d’ailleurs son rôle : « l’Enfant progressait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes »…[10]

À qui Le devait-Il ? Certes aussi probablement aux Esséniens dont Il devint finalement le «Maître de Justice», mais surtout à une éducation familiale dont la participation et l’apport du père dans l’éducation, surtout à cette époque, n’est plus à démontrer !

Mais il y a plus, il existe une intimité mystique entre Joseph et Jésus : il fut en quelque sorte un vice-père, un homme au sein duquel le Divin déversa une grande part de Son Amour afin qu’il soit complètement reporté sur le Fils Divin. Il est en quelque sorte une Ressemblance terrestre de l’Affection céleste.

Ajoutons encore que la Sainte Famille fut une représentation de la Sainte Trinité : ils furent trois mais n’étaient-ils pas Un en définitive ? On pourrait, à loisir, méditer sur cette notion d’Unité qu’il nous faut, nous aussi, chercher à acquérir et à partager…

Reste que l’essentiel, à mon sens, est la possibilité de se relier à la Lumière grâce à un excellent intercesseur qui vécut au plus près d’Elle… Ne faut-il pas d’ailleurs toujours, surtout en ces temps, augmenter nos possibilités d’acquisitions positives ?

Les demandes à saint Joseph, quelles que fusent nos convictions, sont toujours entendues : n’est-il pas celui qui accepta une implication profonde dans le Projet Divin ? Ne reçut-il pas à ce sujet des grâces absolument sans nombre, lesquelles sont absolument immuables ?

En cette époque définitivement trouble, que nul n’hésite à solliciter l’intercession et la sollicitude ce grand personnage : les conséquences positives sont proprement immenses ![11] On dit de ce saint qu’on ne lui demande rien sans l’obtenir…[12]

À titre personnel, je ne puis qu’en témoigner…

Il va de soi, j’anticipe la chose, que d’aucuns se demanderont probablement pourquoi un théurge solliciterait quelqu’un qui, à l’évidence, appartient pensent-ils à une Tradition révélée…

On peut comprendre telle interrogation et les cris d’orfraie, mais il faut replacer les choses dans un exact contexte !

Tout d’abord, aucun d’entre nous n’est sur Terre au hasard : la providence nous plaça tous là où nous pouvons, potentiellement, porter le maximum de fruits pour l’ensemble ! Cette réalité jouxte l’ensemble des facteurs de nos parcours existentiels : familiaux, professionnels, religieux, culturels, etc.

Ce point signifie que nous avons pouvoir, voire absolue mission, de retirer du cheminement personnel la quintessence des éventualités disponibles afin de comprendre, accepter, grandir, partager ! Peu importent les bases pour ce faire : l’essentiel se situe au niveau de la finalité : pour soi et tout autant pour autrui…

Dès lors ce qui importe c’est notre compréhension et notre acceptation des Lois universelles, lesquelles transcendent toute forme de croyance ! Sachant que nous fumes positionnés dans un environnement spécifique afin d’établir des ponts entre le Haut et le bas,[13] notre rôle est fondamentalement d’implémenter sur cette Sphère les Normes Divines : quels que soient les postulats de départ.

Il est en conséquence question de bonne volonté magnifiée par les Règles universelles qui, toutes entières, sont en nous[14] et nous relient, progressivement, à la Sublime Force qui souhaite Se manifester : à savoir la Trinité Sainte. Et pour cette Dernière peu importe réellement les convictions premières, Elle est d’ailleurs parfaitement informée de ce que sont celles-ci puisque c’est Elle qui nous fixa dans un cadre de vie précis ! L’élément crucial étant « simplement », depuis ce milieu ou à partir de celui-ci, de porter témoignage, de démontrer, d’attester, d’exposer au possible la Règle d’édification.

Dès lors, peu importe la confession spécifique qui est nôtre et qui, pour peu qu’on le saisisse, est un appui correspondant au niveau de maturité personnel ! L’impératif est autre et consiste à générer ici-bas une onde vibratoire particulière dont l’objectif, la particularité, la finalité jouxtent la transfiguration individuelle et pareillement celle du Globe.

À ce titre, il n’est fondamentalement pas question de croyance précise, si ce n’est qu’elle puisse servir de support : il s’agit plus exactement de pouvoir démontrer, consciemment ou pas, ce qu’est fondamentalement le Sentier du Développement spirituel.

On ne ferait pas d’erreur en précisant quel le sujet correspond davantage au mode d’action qu’à la cause qui le produit. À quoi bon en effet posséder la plus belle des certitudes religieuses ou initiatiques si, d’un autre côté, se négligent les piliers sur lesquels se fonde l’Évolution métaphysique ?

J’en fis mention à maintes reprises, mais le discernement profond de la parabole du bon samaritain reflète exactement ce que vous lisez ! Car qu’y discernons-nous si ce n’est un aveu accablant : à savoir la négation de toute compassion élémentaire par ceux-là mêmes qui la mettent fortement en avant dans leur enseignement…

Pour rappeler succinctement ce récit, un homme se fait agresser violemment par des brigands qui le laissent à moitié mort. Un prêtre puis un lévite, passant par là et le voyant, continuent leur chemin sans lui porter assistance. Arrive alors un samaritain, c’est-à-dire, dans l’esprit de l’époque, un moins que rien, un rebut de la société, un rejeté, mais lui pourtant agit avec compassion : il nettoya les plaies du blessé, le mit sur sa monture et s’employa à le réconforter en l’emmenant dans une auberge…

Au petit matin, lit-on encore dans l’Évangile, « le samaritain sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et dit : « Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour. »

Je pense que tout ceci est assez clair !

La problématique ne se situe absolument pas au niveau de telle ou telle conviction,[15] mais se considère à l’aune de notre réponse face aux diverses sollicitations Divines nous encourageant à façonner un monde meilleur. Ce qui ne se peut qu’en vertu d’une mise en application des Préceptes que nombre de Sages rappelèrent…

Ceci étant appréhendé, peu importe donc sur quelles bases repose le Bien engendré : l’important est qu’il soit ! Qu’il se rattache à telle ou telle confession n’est d’aucune pertinence. Seule importe sa dimension opérative, sa visibilité concrète dans cette vallée de larmes, sa prégnance, son amplitude, sa réalité concrète.

J’ajoute que ces dernières phrases invalident complètement l’opinion de certains pour qui le rôle de la Tradition Ésotérique jouxte un souhait de syncrétisme mondial… Ceci est absurde ! Même s’il est vrai que d’aucuns insistèrent sur une unique Religion globale, ce sujet se rapporte aux Lois Divines que toute confession, fut-ce sous le sceau du symbolisme, recèle en son sein !

Pour les vrais Initiés la préoccupation majeure est la Transfiguration de cette Sphère : indépendamment de qui s’en donne la peine ! Que cela provienne de religions, de l’humanisme réel, de l’initiatique est facultatif ! Un Initié digne de son état se réjouit simplement qu’un grand nombre d’hommes, même s’ils ne partagent pas son parcours, sont en mesure de visibiliser un peu de cette Gloire qui sans cesse nous appelle.

Les œuvres sont plus importantes que n’importe quelle Foi !

Un des meilleurs et proches exemples de ceci est l’invitation lancée par Alexandre Moryason, ainsi que par Jean-françois Messager, le 21 décembre 2020, afin que ceux qui le souhaitent se rejoignent : effectuant un travail de Lumière pour notre Monde…[16]

Le plus essentiel toutefois est ce qui fut également spécifié : l’événement est ouvert à tout être de bonne volonté ! Quelles que fussent ses convictions…

Nous voilà donc en conséquence, indubitablement, bien loin d’un quelconque syncrétisme…

Il résulte de cette situation qu’aucune personne intelligente ne saurait raisonnablement se consterner en prenant acte de dévotions qui, selon elle, n’auraient aucun fondement…

La clé significative et déterminante se trouve assurément dans l’appréhension authentique d’un geste bénéficiant à l’ensemble ou dans un trouble obsessionnel spécifiant que tous n’ont pas droit au meilleur… À ce titre, chacun s’examinera.

Bref, pour revenir à saint Joseph, n’hésitez pas à vous approcher de lui avec grande ferveur : nul doute qu’il écoutera attentivement vos demandes !

Quelques règles à retenir cependant :

– Avant même la concrétisation de vos requêtes, remerciez-le !

– Lorsque vous aurez été exaucé, il est très important de témoigner autour de vous de ce qu’il peut faire pour chacun.

– Priez sous forme de neuvaine (pendant 9 jours) et même si ce n’est votre conviction propre, ajoutez un « Notre Père » et un « Je vous salue Marie » dit avec la plus grande sincérité ! [17]

Certains lui écrivent également une lettre, qu’ils brûlent ensuite quelquefois, explicitant en détail les besoins urgents. À chacun de faire selon ce que lui dicte son intuition mais, le plus primordial à mon sens, c’est surtout de ne jamais hésiter à mentionner autour de soi l’existence de ce grand être empli de compassion !

Son active discrétion n’a d’égal que son efficience, et sa proximité sera toujours un baume pour quiconque cherche sa présence ! Toujours…

Il nous faut maintenant revenir brièvement sur la notion de syncrétisme exposée plus haut, la chose autorisant une dernière approche à propos de ce qu’il manque à l’Humanité : à savoir l’Harmonie…

Le syncrétisme est un œcuménisme de façade qui ne sied à aucun Initié. Ce système de pensée est toutefois propice à notre époque où l’égalité sous toutes ses formes semble être la norme ! Raison de son succès, probablement. Ce n’est certes pas une futilité, mais encore faudrait-il s’accorder sur les instances qui en font la promotion…

Reste que la Vérité ne se trouve aucunement dans une aspiration qui, pour peu qu’on sache voir, n’attire que vers le bas. L’uniformité n’est en aucune manière une valorisation ! Un développement digne de ce nom réclame un essor qui puise à la Loi Naturelle, valorisant et exaltant celle-ci : tel épisode menant presque logiquement à l’universalisme, seule voie d’avenir saine et féconde.[18]

Pour ce faire il importe toutefois de s’exonérer des mirages, des leurres, des idoles que les élites, à travers temps et espace, disposèrent à nos consciences ! C’est ici que se pose avec gravité l’importance de la Connaissance…

En effet, afin de sortir progressivement des multiples pièges[19] que nous tendent depuis longtemps les forces oppressives, le discernement (grâce au Savoir) est une force à ne pas négliger. Lui seul permet en définitive de saisir à quel point nous nous livrons nous-mêmes aux puissances opprimantes.

Lucidité, appréciation, sagacité sont dès lors autant de qualités qu’il nous faut acquérir dans la perspective d’une compréhension, si possible globale, quant à la situation actuelle qui est la nôtre.

Le défi est bien tel, et tant que nous ne le relèveront pas, à titre individuel et général, nous aurons hélas grande difficulté pour ne pas jeter de l’huile sur le feu : aggravant une situation qui, à l’évidence, n’en a nul besoin.

En la matière il n’est donc pas judicieux d’espérer, afin de rattraper nombre d’erreurs, une homogénéité en continuant de forer le trou que nous creusâmes depuis des lustres !

S’attendre à une émulation humaine mondiale en aplanissant les diverses injustices[20] peut aisément se comprendre, mais n’est fondamentalement d’aucune utilité si, en parallèle, ne jaillit pas aussi l’ardent désir d’un développement cohérent de la structure humaine ! En conformité progressive avec les Normes universelles : lesquelles nous orientent vers notre authentique Destin.

La combinaison, le mélange, la synthèse planétaire des multiples voies religieuses, humanistes, philosophiques, sachant ce qu’elles recèlent en leur sein tout autant que ce qu’elles produisirent au fil des âges, est une mystification totale et une preuve supplémentaire de la décadence avancée actuelle !

On notera néanmoins que cette idée cadre parfaitement avec celle d’un gouvernement mondial. Se trouve ici, assurément, une souricière permettant, une fois encore, le contrôle accentué des populations et, comme d’aucuns l’auront compris, nous savons pertinemment bien à qui cela profite en dernière instance…

Le syncrétisme religieux est un mirage poussant à faire croire qu’il vaut mieux uniformiser les choses plutôt que de les laisser croître sans contre-feux, arbitrages ou médiations. C’est une attitude qui, si elle n’était à l’agenda de certains, serait déjà un aveu de faiblesse ou de faillite !

Reste que dans la Nature la Loi manifeste un d’ordre ascendant, actif, dynamique. Rien n’est figé, latent ou passif : tout est mouvement. Et ce dernier, conformément à l’Évolution universelle, tend à nous impliquer totalement : c’est-à-dire en autorisant non une stagnation de nos potentialités mais un ajustement de plus en plus profond, concret, significatif, avec la Puissance qui nous donna vie…

Ce n’est donc pas en brimant nos possibilités, ni surtout en les encadrant, que nous pourrons développer ce qu’il se doit et participer avec amplitude à la dynamique Divine !

Le syncrétisme est un projet hautement réducteur qui ne sert que les élites de ce monde et, par extension, ceux qui les domestiquent…

De ce fait, il n’entre absolument pas dans le cadre de l’Hermétisme pour qui la plénitude de notre structure ne peut se déceler, s’accepter, se vivre et se partager sans cohésion avec la Trinité en nous : ce qui OBLIGE à un travail intérieur constant, profond, sans ambiguïté et, surtout, sans contraintes ou freins imposés depuis l’extérieur !

Nous sommes pour l’universalisme, lequel est ouverture, grandeur et partage vers tous : pas pour un embryon de convictions diverses elles-mêmes, par ailleurs, déjà sujettes à caution et fondé sur un symbolise dont la trace authentique, en plus, se décèle réellement au sein de la Tradition Primordiale…

Nous sommes pour le développement harmonieux des consciences en concordance avec les Règles Divines relatives à l’Édification, pas pour la réduction de la capacité de raisonner ou l’entrave à l’application juste des saints Préceptes !

Cet universalisme, en théologie pure, signifie non seulement que Dieu veut le salut de tous les hommes mais, en outre, implique que la chose n’est formelle qu’en vertu d’une Harmonie structurelle[21] autant que d’une impulsion adéquate et pertinente ayant souci des autres…

L’Humanité oublia globalement cette réalité.

Et c’est, entre autres choses fondamentales, ce que réaffirma le Logos : insistant non sur l’importance supposée d’une ethnie, d’une religion particulière, de lois humaines sujettes à caution et réinventées au fil de l’histoire, mais sur la quintessence des Normes Divines : à savoir que nous sommes réellement Fils de Dieu à mesure que nous acceptions une certaine trajectoire d’existence et, surtout, que nous participions mystiquement à la Vie en nous associant, pleinement, à Celui qui fait Sa Demeure en nous et souhaite nous conformer à Lui !

Notre destin, effectivement, est bel et bien mystique et à ce titre surplombe toutes les funestes limitations que l’ego estime nécessaires pour rassasier au possible sa prévalence autoproclamée…

En Dieu, qui est Tout, n’existent aucunes limites : ainsi doit-il en être de nous-mêmes. En fonction de notre acceptation des Lois d’Édification et en harmonie avec elles.

Le cadre authentiquement vivifiant est d’ailleurs bien celui des Règles universelles et ne saurait dès lors se circonscrire à un environnement empreint de dogmes, de restrictions mineures,[22] de mortifères batailles assourdissantes et futiles sur des points de détail, d’élitisme, de syncrétisme simpliste et réducteur.

Aucune brimade de notre nature n’est en mesure de modifier le paradigme : que celui-ci soit individuel ou planétaire ! N’est-ce pas d’ailleurs ce que nous fîmes erronément depuis l’acquisition du mental ? Peut-on véritablement déclarer que se trouve ici une grande victoire pour le genre humain ? L’état général du monde répondra aisément…

En réalité, si ce n’étaient les appuis dont nous bénéficions grâce à certaines âmes nobles, et au premier chef le Christ, nous aurions sombré depuis longtemps déjà dans les ténèbres les plus épaisses ! Peut-on imaginer les efforts qu’il aurait fallu accomplir pour en sortir ? En fait, ce n’est pas difficile : il suffit de voir à quel point, même maintenant, il est si délicat d’apporter un peu de lumière sur notre Sphère…

On ne saurait donc mieux remercier tous ceux qui, à travers temps et espace, selon leur fonction, actions, possibilités, nous octroyèrent pourtant toujours les aides nécessaires afin que, depuis notre triste et frêle mentalité, subsiste l’espoir…

On ne saurait donc saluer cette immense Compassion qu’en nous associant au Grand Plan d’Évolution, en devenant ce qu’il nous est demandé d’être, en propageant le Message de Cohésion à tous niveaux : lequel, de beaucoup, culmine au-dessus de toutes les restrictions imposées par l’ego…

C’est fondamentalement l’adhésion et l’agrément que nous trouvons dans nos mortifères aptitudes[23] qui nous menèrent à la conjoncture actuelle ! Mais la plupart d‘entre nous n’a toujours pas appréhendé l’importance de certaines choses. Pas plus qu’est soupçonné le fait que nous arrivons, avec diligence, à un Carrefour où, plus encore qu’à l’accoutumée, un Choix décisif nous sera proposé.

Mais combien en ont conscience ?

Ce livre, à son très modeste niveau, et comme bien d’autres avant lui, tente de rétablir une vérité quant à notre Prédestination, la raison de la souffrance humaine et l’écart se situant entre l’une et l’autre…

C’est cette dichotomie qui rendit l’homme « schizophrène » : dansant d’un point à un autre, ne comprenant pas, doutant, désespérant…

Finalement ce désarroi, alors que la connaissance des causes s’estompa en beaucoup, assombrit plus encore le mental de l’homme et, inévitablement, il chercha par tous les moyens à soulager son mal-être et, si possible, à contrôler tout ce qui lui octroyait du déplaisir…

Hélas, nous ne le savons que trop, les méthodes comme la démarche si elles s’exilent du souverain Sentier, voilent encore davantage le « pourquoi » et, à l’évidence, la multitude estime encore et toujours que c’est en usant des potentialités offertes par le monde ainsi que par notre frêle personnalité inférieure que se régleront les défis de notre engeance…

Reste que si la Raison peut amener quelques bribes de réponses, en général elle reste coupée de ce qui pourrait la rehausser, l’embellir, la spiritualiser : la Compassion…

Et, en définitive, n’est-ce pas cela qui manque cruellement à notre Race ? Certes, il est des moments (et il faut s’en réjouir) où des éclairs très fraternels zèbrent le ciel de nos vies mais en réalité, pour beaucoup, les priorités sont autres et nous en revenons très rapidement au futile, à l’incohérent, au dérisoire…

Il n’y a là aucune forme de jugement, d’autant moins que je m’inclus dans cet état de fait, mais il n’en reste pas moins que l’Humanité doit désormais nécessairement réagir, membre par membre, afin de manifester avec constance et profondeur un humanisme sain et véritable, fondé sur l’appréhension des Lois universelles : transfigurant alors en profondeur sa structure et lui faisant atteindre les cimes auxquelles elle fut destinée.

L’homme n’est réellement Divin qu’au titre qu’il est, dans le sens plénier et métaphysique du terme, véritablement humain !

Que nous ayons donc, au cours de notre turbulente histoire, voulu remplacer Dieu par la Raison est une chose : il nous incombe désormais de voir que non seulement nous avons en réalité abandonné « la meilleure part » mais, par suite, de comprendre qu’il nous faut rehausser cette dite Raison et l’accoler à l’Amour !

L’Harmonie réelle est la Réflexion associée à la Compassion !

Le Christ nous démontra pourtant toute l’importance de ce sujet, car Ses Paroles touchèrent (et touchent toujours) l’intelligence ET le Cœur… D’où leur force et leur pertinence. C’est donc aussi de telle manière que chaque homme de bonne volonté se doit d’agir, par l’exemple, en essayant d’atteindre l’entendement autant que le noyau intime et vivifiant de notre structure !

Par ailleurs, telle situation protège grandement des sollicitations des puissances rebelles : lesquelles, à l’évidence, ont besoin d’un réceptacle « ouvert » afin d’entrer en contact…[24]

On le voit donc : engendrer le Bien, d’autant plus si c’est de façon désintéressée, non seulement bride l’activité méphitique des uns mais, bien mieux, génère une onde dont la majorité, hélas, ne sait à quel point elle peut être exponentielle…

Et s’il est parfaitement exact que les événements actuels et futurs sont déjà en marche et ne sauraient se stopper avant d’atteindre malheureusement leurs tristes objectifs, il ne l’est toutefois pas moins que la densité de ceux-ci peut absolument s’atténuer, dès maintenant, par des conditions où l’Amour vrai se déploie et se visibilise !

Bien des choses sont en cours de réalisation, cependant la latitude des situations, leur prégnance, leur intensité, elles, sont toujours dépendantes de nos options actuelles, de nos choix, de notre détermination globale à entériner une direction d’existence spécifique.

C’est à ce titre qu’il convient de saisir à quel point, surtout en ces moments, il est absolument fondamental de contribuer, selon nos diverses possibilités, dons ou aptitudes, à l’Évolution des Consciences ! Ce qui, mais faut-il le répéter, ne passe que par un développement actif et opératif de la Compassion…

Aimez-vous les uns les autres, nous implorait le Maître des maîtres ! Que n’avons-nous pas compris dans cette maxime ?

Nous nous plaignons d’un confinement imposé par les animateurs du Capital,[25] mais nous sommes bien en peine de saisir à quel point le véritable confinement est autre !

Nous sommes emprisonnés dans une dimension où l’horizontalité est la maîtresse mais, bien pire encore, en vertu de notre acceptation de cette situation qui nous pousse à croire que c’est dans cette environnement dense et unique que se trouve l’unique réalité, nous nous enfermons nous-même dans l’illusion. Et tant que notre mental ne s’en échappera pas, la geôle restera d’actualité…

Certes, en fonction d’un statut financier imposant on peut quelquefois y trouver les plus belles choses, mais elles n’en sont pas moins temporaires ! Et nous ne sommes PAS des êtres temporaires : notre Destin est de sublimer ce transitoire afin de nous élever en aidant ce Monde à en faire autant.

Celui qui souhaite « voir Dieu », ce qui n’est possible qu’en Le devenant, doit nécessairement mourir à l’éphémère ! Ceci n’est toutefois envisageable qu’en ajoutant une autre dimension,[26] qui relie, unit, vivifie : la verticalité…

Ce n’est qu’ensuite que l’horizontalité trouvera tout son sens : mais dégagé de sa gangue fallacieuse, factice, mensongère… Car imprégnée par le feu d’une Conscience non réduite à sa plus simple, mineure ou éphémère expression, mais dilatée par l’authentique Puissance, progressivement identifiée : Celle qui nous pousse au partage…

L’horizontal ne se corrige et se ne fertilise fondamentalement que par et dans le vertical ! « Cherchez d’abord le Royaume », disait l’Oint.

La réponse aux problèmes de l’Humanité, quoi qu’en disent certains,[27] ne se trouvera jamais à la périphérie ou dans un cercle vicieux lié à l’unique et prioritaire matérialité, mais dans un effort constant et permanent vers la Justice, la Concorde, l’Harmonie… Toutes ces choses s’obtenant à mesure de volonté, de sacrifices et d’abnégation, et tendues vers cet Ordre Parfait sans lequel aucun de nous ne serait là…

C’est du dedans de l’homme que viennent ses mauvaises pensées, spécifiait encore le Christ. Et donc également les actions qui en découlent, ainsi que le karma qui en résulte ! Ce qui sous-entend, mais faut-il le préciser, que c’est également depuis son sein que l’homme peut engendrer des pensées élévatrices, pour lui et ses semblables : produisant d’autres actions et, par extension aussi saine que logique, un karma FONCIÈREMENT POSITIF ! Et ceci induira, indéniablement certaines conséquences… Car ce qui profite à l’individu au niveau spirituel, ne profite-t-il pas aussi au Monde ?

La Clé se trouve dès lors, sans nul doute, en nous : pour peu qu’on se donne la peine d’appréhender la sublime Force qui S’y distingue et qui ne souhaite rien moins que l’Union à Sa Nature ! Partageant, comme nous devrions le faire à notre petit échelon, toute Sa Beauté…

Le problème ne fut jamais la Matière,[28] uniquement l’adhésion préférentielle à celle-ci et à ses corollaires ! Au détriment de ce qui fonde intrinsèquement le sens de la Vie : la spiritualisation de notre nature et, par contrecoup, l’élévation de l’environnement extérieur dans son ensemble.

L’Humanité, sauf rares exceptions par rapport à la généralité, doit obligatoirement se soustraire de ce qui l’entrave, la bride, de ce qui dévoie son Destin lumineux… Revenir à la Source[29] et, par une saine compréhension autant qu’une pédagogie fondée sur l’exacte appréhension des Lois Naturelles, se donner les moyens d’émerger de l’obscurantisme restreignant.

Chose bien malaisée, nous ne le savons que trop, mais toutefois parfaitement et hautement nécessaire afin que puisse, progressivement, s’illuminer notre Sphère : intégrant peu à peu les Esquisses, Espérances et Nécessités providentielles.

Il n’est évidemment pas question le moins du monde de réfuter que nous avons besoin ici-bas, très naturellement, d’un semblant de bonheur : lequel nous pousse à ressentir avec le moins d’acuité possible tout ce qui nous en sépare… Reste que l’énigme à résoudre se situe plutôt dans notre intelligibilité par rapport aux règles régissant la causalité, de même qu’à la primauté que nous plaçons sur ce dit bonheur… L’estimer nécessaire est une chose, supposer qu’il résolve réellement, véritablement, en profondeur, nos multiples contradictions en est une autre.

Pour le déchiffrer il importe toutefois de saisir ce qu’est exactement son contraire, à savoir la souffrance : quelque forme qu’elle prenne…

L’affliction est foncièrement une distorsion entre nos besoins physiques liés à l’agrément, nos désirs de satisfaction ou autres appétits et la grande frustration qu’engendre leur manque, fusse ponctuel ! Toutefois, un point mérite un approfondissement : il est ici question d’une carence liée spécifiquement à notre condition biologique, sensorielle, animale… Ce paramètre est capital.

Tant que nous en resterons à ce stade où l’exultation[30] se doit toujours d’être sollicitée afin qu’elle nous octroie, par moment, des périodes de plénitude,[31] nous nous épuisons dans une aspiration certes très humaine et cohérente mais, au fond, terriblement pénible, fastidieuse, affligeante.

Le mirage oppressant du Monde,[32] accepté par notre personnalité inférieure et fondamentalement embryonnaire, consiste à nous faire croire qu’il vaut mieux s’accaparer au possible une suavité immédiate et visible qu’un hypothétique délice invisible, voilé, dissimulé aux sens biologiques !

L’Histoire nous démontre pourtant qu’une appétence de cet ordre n’a pour l’essentiel rien résolu : le genre humain tourne toujours en rond, ballotté autant par les contradictions de sa nature que par ceux qui les enflamment et les exacerbent.

L’espoir ne réside aucunement dans le mitigé, le rejet ou la négation des Principes élévateurs, mais dans la compréhension de ce qu’est notre nature véritable, ce que sont aussi les Normes universelles, et dans les relations qu’entretiennent les deux.

Le point capital, à l’évidence de notre parcours global, nécessite dès lors que nous tournions désormais notre regard, notre intelligence et nos vœux licites de bonheur, vers l’intérieur : là où se trouve réellement l’Authentique et non transitoire Suavité !

Œuvre de longue haleine impliquant sans conteste, surtout dans les premiers temps, de douloureuses inflexions vers ce qui dépasse notre minuscule périmètre naturel primitif, mais il n’est fondamentalement pas d’autre Sentier autorisant un bien-être surplombant, et de beaucoup, celui que les mirages mondains peuvent octroyer.

En conséquence, le Bien véritable ne se trouve pas dans une acclimatation chaotique, passagère, momentanée à la dualité, mais dans la maîtrise et la transfiguration de celle-ci ! Et la chose n’est rendue possible qu’en s’accordant sur une note vibratoire exhaustive à même de modifier notre compréhension sur nombre d’éléments foncièrement méconnus ou niés mais cependant essentiels afin de manifester ce bonheur auquel nous avons tous droit.

Bonheur qui ne se limite donc pas à une simple suavité des sens physiques, mais s’étend à toute notre structure : la replaçant dans le droit fil de l’Évolution spirituelle. À ce titre on peut dès lors spécifier que ce contentement ne saurait réellement se trouver à partir de la périphérie, même s‘il peut moindrement s’y percevoir, mais bel et bien au Centre : dans et depuis notre Cœur…

C’est en effet grâce à la Compassion, la Charité, l’Altruisme que nous attirons non seulement sur notre condition les situations en phase avec le bien-être espéré, mais que nous atténuons également les effets obsédants, pervertis et malsains par trop prégnants dans notre environnement proche et moins proche ! Mais ne fais-je pas là répétition de ce que nous enseignèrent Sages, Guides, Maîtres, au fil des âges ?

On le voit donc distinctement : c’est en se tournant vers soi,[33] que l’on peut entrevoir une Vérité nous indiquant que notre conception de l’agrément ne saurait se dissocier de l’ouverture à autrui. Et, bien plus, elle lui donne certification Sacrée en tant qu’expression de la Loi de Solidarité mutuelle !

La Voie du Bonheur véritable, laquelle se particularise par le don vers l’autre, voilà la base de l’espoir pour notre Humanité. Car, ainsi qu’il fut spécifié, le Bien est également une puissance exponentielle qui, pour peu qu’elle soit manifestée, gagne en latitude et en densité à chaque fois qu’elle est exposée…

L’espérance que chacun peut attendre en ces temps troubles n’est donc pas vaine ni surtout morte. À chaque fois qu’un homme aime il proclame visiblement la Règle de Cohésion universelle et, pour peu que cela soit saisi adéquatement, cette Force est foncièrement, par essence sublime, destructrice de tous miasmes inverseurs, déformants ou pervers. Au surplus, le dévouement sincère pour tous nos semblables atténue grandement la densité des contrecoups karmiques que nous endurons et qu’il nous faut absolument comprendre quant à leur cause…

Deux aspects éducatifs se discernent donc ici : absolument actifs ! Ne nuire à personne, ni physiquement, psychiquement ou mentalement ET, en outre, aider, relever, guider, aimer chacun !

Le bonheur véritable se trouve, à terme, dans la manifestation de cette Règle… Et davantage elle se généralisera, moins les séides du mal, comme leurs modèles et maîtres métaphysiques, auront de l’impact sur les consciences.

La félicité réelle, en plus d’être intimement liée à la Solidarité Authentique, fait donc œuvre d’épuration face à toutes les nuisances, intérieures et extérieures, gangrenant notre périple ici-bas ! Si seulement les hommes savaient à quel point…

Mais ce sont d’ailleurs les activités des Rebelles qui nous en fournissent une preuve magistrale, car dans le cas contraire ils ne se formaliseraient pas de telle manière dès qu’une âme commence à s’extirper de la matrice mentale disposée à nos esprits… C’est pourtant à partir de là, dès la genèse d’une potentielle modification du paradigme en certains, que sont portés les coups les plus durs[34] : la Négation sachant, elle, au plus haut point, ce qu’une unique âme, pour peu qu’elle prenne au sérieux sa démarche, est en mesure d’apporter au Monde… Elle n’ignore pas davantage le pertinent phénomène d’imitation propre au genre humain : nous cherchons tous en effet, peu ou prou, à nous identifier à un idéal.

C’est la raison pour laquelle les méphitiques mettent tant de violence dans leurs attaques : il y va de leur propre survie… Chaque homme et femme éveillés sont autant de potentiels périls pour leur mainmise absolument dominatrice ainsi que pour leur pérennité existentielle.

Hélas pour eux, la Force de l’Évolution ne s’oriente que dans une direction : celle de la dédensification ! Et s’il est exact que nous avons également en tant qu’Humanité à suivre le cours de ce Flux ascendant, en réalité aucune des parties n’a réellement le choix car ce dernier ne s’arrête nullement à notre petite Planète… Notre périple est cosmique : il dépend et s’intègre dans une Circonvolution qui dépasse de beaucoup la condition humaine.

À cet effet, il est dès lors impératif de suivre ce Mouvement et de nous y associer : en actes et en vérité. Car il est indéniable que notre frêle condition, de globe et d’entités biologiques, ne pèse pas lourd dans la balance cosmique qui, sans l’ombre d’un doute, poursuit sa Marche inexorable ! Voilà pourquoi si nous parlons de choix nous jouons sur les mots, en réalité notre liberté de nous autorise intrinsèquement que deux alternatives : soit nous adapter à l’Impulsion ascensionnelle universelle, soit la refuser par incapacité (ou volonté) de l’atteindre et, en conséquence, rentrer dans un modèle similaire à celui des Déchus : lequel mène inévitablement à la seconde mort, celle dont nul ne revient…

C’est au sein de ces variables que doit adéquatement[35] se placer notre liberté : cette dernière, pour peu qu’on sache le déchiffrer, étant le Sceau de notre Édification autant que celui de notre potentielle déchéance.

Le libre arbitre, au sens sacré et métaphysique du terme, est d’ailleurs non pas la faculté de détermination ou de décision, mais fondamentalement l’aptitude qui nous est fournie afin, en pleine conscience, de se prononcer en faveur (ou non) de la Montée vers l’Esprit…

Mais quel que soit notre décision, elle n’influera toutefois nullement sur le cheminement emprunté par plus Grands que nous, c’est-à-dire toutes ces Individualités cosmiques au sein desquelles s’ajuste notre propre périple.

De même que notre Avancement est inéluctable, en fonction de nos réponses effectives et positives, pareillement gagnent en Qualité toutes ces Forces personnifiées dont les Énergies s’en viennent désormais jusqu’à nous de façon étendue.

Il en résulte qu’aux cycles et Bonds d’En-Haut doivent s’ajuster les nôtres… Et ceci nous en dit énormément sur la responsabilité qui est la nôtre et qui, on l’aperçoit, n’est pas uniquement horizontale mais participe à un Plan se situant au-delà de la perception usuelle et rationnelle. Mais à ce sujet j’en resterai là : cela fut abondamment expliqué en d’autres ouvrages.[36]

Pour certain, il pourrait presque s’avérer pénible de lire ce que déclamèrent nombre d’Initiés à travers temps et espace, à savoir que notre manque de lucidité et de Connaissance jointe à notre immaturité ainsi qu’aux illusions de tout ordre, nous fourvoyèrent et nous maintiennent, encore et toujours, à la lisière de la Vérité…

Reste que ce qui doit être fait l’est avec diligence, dévotion, plaisir et ardeur, car est-il Cause méritant davantage d’attention, d’engagement, de détermination ?

Nous nous trouvons à la croisée des chemins, tout autant qu’à celle de nos contradictions structurelles, mais d’aucuns j’en suis certain saurons signifier au Monde que subsistent des êtres soucieux de l’Édification proposée depuis l’aube des temps. Et même si, sans nul doute, nous appartenons à une époque décadente nous retransposant au sein d’une sombre et antique phase temporelle, aussi immonde que perverse,[37] ne baissons aucunement les bras : nous ne sommes pas seuls et ce que contient notre Cœur a déjà vaincu les forces immondes !

Car, pour ceux qui l’auront justement appréhendé, en vérité l’espoir de l’Humanité se trouve en elle, c’est-à-dire en chacun de nous ! Dès lors prenons en main ce fabuleux Destin proposé, œuvrons tel qu’il nous est demandé : c’est-à-dire en devenant réellement « le sel de la Terre » !

(Extrait du livre «Le Monde réinitialisé : l’ultime tentation. L’Humanité à l’ère de la Décision individuelle et global»)  Thot Théurge

[1] Celui-ci dépassant, de beaucoup, notre petite condition biologique.

[2] Vie, ch.6.

[3] En réalité, ce qui était à protéger fut la Nature exact du Christ : celle-ci ne pouvant trop rapidement être décelée (surtout par les forces adverses). Le couple même formé par Joseph et Marie, analogue à des centaines de ménages, préservait ce secret de par sa similarité avec tous les autres…

[4] Du haut vers le bas, et ensuite dans l’horizontalité.

[5] C’est de surcroît ce que je spécifiais en certains ouvrages en expliquant en partie l’origine du mal (qu’il soit cosmique, planétaire ou humain) : à savoir le refus de partager une partie de sa propre nature, dons, lumière (et donc de participer activement à une réelle interdépendance spirituelle).

[6] Décret Quemadmodum Deus du 8 décembre 1870 par le pape Pie IX

[7] Comme le préconisait la culture hébraïque.

[8] Certains Docteurs de l’Église insistant par ailleurs sur sa mort car, selon eux, son cœur empli d’amour n’aurait pu supporter la souffrance de jésus, ni celle de son épouse Marie…

[9] Peintre roussillonnais de style baroque (1634-1705) dont les deux fils suivirent une voie artistique similaire.

[10] Luc 2, 52

[11] Et pas seulement, cela va de soi, en ce qui concerne l’obtention de demandes ponctuelles : cela concerne toute la structure de l’être.

[12] Il convient évidemment de rester à un échelon positif.

[13] Par notre structure même répondant favorablement, peu ou prou, aux lignes directrices de la Vie-Une.

[14] Généralement brutes mais demandant à être polies.

[15] Ce n’est là qu’une partie du sujet.

[16] Rituel d’Aset (pour ceux qui pouvaient), oraison, méditation.

[17] Les neuvaines ont un sens très caractéristique puisque, pour rappel, le chiffre 9 est celui de la manifestation et, pour être encore plus explicite, il synthétise formellement dans la matérialité ce qui provient « d’ailleurs »…

[18] L’universalisme n’élude absolument pas la culture ni la symbolique propre aux convictions de quiconque mais leur redonne sens véritable : c’est-à-dire métaphysique, cosmique, spirituel.

[19] Mentaux avant tout.

[20] Ainsi que le présuppose un syncrétisme global.

[21] Ce qui renvoie à un intense travail intérieur épousant des actions extérieures toutes aussi spécifiques (axées sur un désir d’émancipation d’autrui) : lesquelles, ainsi qu’il fut rappelé par le Christ, ont leur source dans l’Amour.

[22] Généralement liées à la seule morale… Laquelle a certes son importance mais n’est en aucune manière le substrat élévateur de la Conscience.

[23] Elles-mêmes attisées et amplifiées par les forces de l’Abîme.

[24] Ce réceptacle étant notre nature imparfaite, avide, corrompue, mais en fait simplement (mais profondément) ignorante de la Loi d’Amour…

[25] Les politiques et leurs multiples dominions.

[26] Celle dont nous parlèrent nombre de Sages.

[27] Sous la pression d’autres : lesquels sont très intelligents…

[28] Nous y sommes pour d’excellentes raisons : elle sert de sas, de filtre, et tout autant de tremplin !

[29] Intellectuellement, structurellement, pratiquement…

[30] Dans et pour la seule densité…

[31] Et dans un monde dual où les injustices sont légion, où Karma nous rappelle bien souvent à l’ordre, où les différenciations sont tellement prononcées, où la balance penche avec certitude du côté des privilégiés, il est particulièrement voire fondamentalement nécessaire d’intensifier, encore et encore, sans fin, la recherche d’un bonheur temporaire. La Quête universelle (celle de la sainte Conscience impérissable), aussi légitime qu’impérative, se trouve donc reléguée au second plan voire purement et simplement ignorée…

[32] Intensifié par ceux qui en sont les maîtres en fonction de notre adhésion, globalement inconsciente, à leurs principes…

[33] Mais pour trouver le vrai Soi !

[34] En réalité, ce n’est pas totalement exact, mais c’est notre perception encore brumeuse qui nous le fait croire.

[35] Et désormais impérativement…

[36] Lire « La Mère Cosmique et l’Évolution humaine : Les Processus de l’Intelligence Divine à travers l’interaction universelle des Consciences ».

[37] Au moment où s’écrivent ces lignes, une équipe de chercheurs sino-américains et des scientifiques européens affirment avoir créés des embryons chimères homme-singe… La liaison avec l’Atlantide s’instaure de plus en plus.

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