De la réalité

« J’étais assis un soir au bord de l’océan un soir d’été, regardant déferler les vagues et sentant le rythme de ma respiration, lorsque je pris soudain conscience de tout mon environnement comme étant engagé dans une gigantesque danse cosmique.
Etant physicien, je savais que le sable, les roches, l’eau et l’air autour de moi était composés de molécules vibrantes et d’atomes, consistant en particules qui en créent et en détruisent d’autres par interactions. Je savais aussi que l’atmosphère de la Terre était continuellement bombardée par des pluies de rayons cosmiques, particules de haute énergie subissant de multiples collisions lorsqu’elles pénètrent dans l’air. Tout cela m’était familier de par ma recherche en physique des hautes énergies, mais jusque là, je l’avais seulement expérimenté à travers des graphes, des diagrammes, et des théories mathématiques.
Tandis que je me tenais sur la plage, mes expériences théoriques passées devinrent vivantes. Je vis des cascades d’énergie descendre de l’espace au sein desquelles les particules étaient créées et détruites selon des pulsations rythmiques. Je vis les atomes des éléments et ceux de mon corps participer à cette danse cosmique de l’énergie. J’en sentais les rythmes et j’en entendais les sons, et à ce moment précis, je sus que c’était la danse de Shiva, le seigneur de la danse adoré par les hindous.
 »
(Fritjof Capra, préface du « Tao de la Physique« )

Le Monde est-il réellement celui dans lequel nous nous contentons d’exister, ou celui que nous créons (par nos pensées, notre perception, notre cheminement existentiel ) ?

Pour les bouddhistes, il faut différencier la réalité relative de la réalité absolue : cette dernière étant la véritable « constitution » des phénomènes. La subjectivité des choses a d’ailleurs également un lien avec la vérité…

Prenons l’image d’un européen se rendant en Amazonie, au contact d’une tribu n’ayant que peu de contact avec nos sociétés modernes… Quelle réaction auraient les membres de cette peuplade si on leur disait qu’un homme peut se trouver et parler en plusieurs endroits en même temps ? Chacun peut aisément répondre ! Et ces dits membres n’auraient pas tort en réfutant la chose : ils ne connaissent simplement pas le procédé holographique… Différentiel d’expérience et donc de réalité.

Cet exemple démontre parfaitement qu’il n’est nullement question de la seule intelligence pour différencier diverses approches de la réalité, mais également de constatations intimes, d’analyses personnelles, d’acquis intérieurs basés sur une observation et un parcours totalement individuels !

Cet épisode atteste en outre qu’aucune des parties n’a tort : les indigènes concernés n’ont simplement pas le vécu et la connaissance nécessaires pour valider l’affirmation de l’européen. L’inverse peut par ailleurs être vrai si les premiers expliquaient au second que certaines plantes, connues d’eux seuls, sont un remède efficace contre telle ou telle maladie… Ce que le « civilisé » ignore probablement. En conséquence, on peut déjà en déduire que la réalité ne correspond effectivement qu’à UNE PORTION du réel, celle qui nous est accessible… Cette accessibilité étant elle-même dépendante de maints facteurs. La raison en est l’incapacité à englober les concepts de manière globale (ce qui n’est réellement possible qu’au Centre : j’y reviendrai).

Sur ce sujet ayant trait à une capacité de compréhension fragmentaire, et donc à une réalité partielle ( bien que considérée comme totale), on peut trouver des similitudes à tous niveaux de l’existence… Il n’est, pense-t-on généralement, que l’empirisme, c’est-à-dire le constat sensible, la tangibilité, l’examen certifié en personne, ou objectivé par l’expérimentation scientifique, qui puisse légitimer dans l’esprit l’évidence d’un fait. Quel que soit le domaine circonscrit. Et il est en effet exact qu’un postulat avec lequel l’individualité n’est jamais entré en contact est difficilement identifiable comme étant véridique, flagrant, manifeste… C’est logique. Reste que l’absence d’une réalité pour soi ne l’est peut-être pas pour d’autres ! Le récit que vous venez de lire vient de l’attester.

Inversement, même après un ressenti similaire éprouvé par deux personnes différentes, on peut observer un autre fait significatif et similaire: puisque chaque personnalité, même en éprouvant les mêmes choses, l’analyse avec son mental personnel (lequel est fécondé par une histoire, des sensations, une appréhension différente), la réalité de l’un n’est pas nécessairement celle d’autrui ! Par déduction de tout ceci, on peut donc sans peine en conclure que la réalité est hautement subjective

Extensivement (petite parenthèse) il y a dès lors, et pour le moins, une « légère » faille de raisonnement lorsque certains rejettent, a priori, la démarche spirituelle de nombreux individus (sans parler de l’itinéraire de vie de ces derniers)… La réalité est cependant affaire de perceptions, de notions résultant de plusieurs éléments existentiels et personnels, de compétence (théorique et pratique) et, sublimant cela, d’évolution (véritable)… En outre, pour aller plus loin, on peut pareillement établir une nuance entre l’état apparent des choses (telles qu’elles sont captées et ressenties sensoriellement) et l’imaginaire des choses (telles que nous les pensons). Aussi existe-t-il également, dès le départ, une réalité nuancée ou potentielle : c’est-à-dire objective ou virtuelle…

Tout ceci fait déjà beaucoup de réalités, ne trouvez-vous pas ?

Pour rester à ce niveau, d’aucuns diront que de ces deux principes (objectif d’un côté, virtuel de l’autre) il n’en est qu’un qui soit fondé, indiscutable et véridique quant à sa tangibilité… Est-ce toutefois le cas ? Si l’on observe un objet et que l’on ferme ensuite les yeux en imaginant ce dit objet, n’est-ce pas réel ? On peut légitimement se poser la question, car l’outil physique pour appréhender « la réalité » est notre cerveau (nos sens faisant office de capteurs et de transmetteurs). Notre appareil mental est donc l’interface (le lien) entre notre perception et notre environnement : dès lors, comment pourrait-on faire valoir que nos pensées ne sont pas réelles et n’ont aucun caractère d’objectivité ? D’autant plus que le cerveau, lui, ne fait pas de différences entre ce qui est vu et ce qui est imaginé…

Pour peu qu’on saisisse ceci et on ne peut qu’englober dans ce raisonnement que nos projections mentales, puisqu’elles sont bien véridiques, sont en mesure de créer une réalité ! Du reste, pour s’en convaincre il n’est besoin que de demander aux médecins si les placebos, les émotions, la pensée orientée, ont quelque impact… La plupart, sinon tous, attesteront que la construction mentale a une influence certaine sur la rémission (voire l’éradication) de certaines maladies ! En vertu de quoi on peut en déduire fort justement que l’esprit modèle autant la réalité tangible…que l’inverse…

Il est en effet exact de spécifier que les phénomènes extérieurs façonnent également notre conscience… Dès lors, si on laisse passivement entrer toutes les énergies, il ne fait aucun doute qu’à terme une submersion verra le jour et, comme hélas bien des personnes, il en adviendra de nous comme d’un fétu de paille ballotté au hasard par le vent. La question qu’il faut donc se poser est celle-ci : est-il préférable de se « nourrir » de toutes les vibrations extérieures, ou est-il sage de créer un pare-feu grâce à nos pensées dirigées ? Certes, si cette sphère que nous parcourons recelait des ondes hautement positives, la question ne devrait pas se poser, mais comme c’est très loin d’être la situation alors il convient, puisque c’est possible, d’assortir le monde qui nous entoure à notre entendement.

Ce n’est là toutefois qu’un premier degré… Il est assurément essentiel sur le chemin spirituel, mais on ne saurait s’en contenter si le souhait supérieur est de quitter la séparativité afin d’atteindre le Centre (de soi et de toutes choses) : gage absolu autorisant l’extirpation de toutes les illusions ! Pour ce faire, il ne suffit pas de croire que la matière est illusion (Maya) : encore faut-il adhérer au fait que cette illusion est NECESSAIRE pour pouvoir se « conscientiser », tout en se donnant, d’autre part, les moyens de traverser le voile.

Insistons succinctement sur ce point : notre esprit sculpte et aménage notre milieu, notre domaine, notre environnement ! En tant qu’être humain et en vertu de la nature quadripolaire de notre structure, tel est notre pouvoir de création majeur. Nous ne donnons pas seulement vie de manière biologique, mais d’une façon qui dépasse, et de très loin, les autres formes pensantes : fussent-elles extrêmement subtiles… Notre mental est créateur ! A l’instar du Mental Divin… Et il ne tient qu’à nous d’user de ce Cadeau et de cette Prérogative pour illuminer cette Sphère. J’y reviendrai.

Il est dit que Dieu Lui-même soutient l’Univers et qu’Il remplit tout. C’est bien exact : les Puissances issues de Son Etre (forces énergétiques qui se composent de deux Polarités – électrique et magnétique – formant l’Electromagnétisme universel), et bien qu’elles apparaissent plus denses sur notre Terre, voilà ce qui organise réellement ce que nous « voyons », « sentons », « touchons », « goûtons », « entendons » : et ce grâce au dispositif adapté qu’est notre cerveau.

Car nul ne doit se leurrer : nos diverses facultés sensorielles (au-delà des activités des différents organes qui travaillent sur un mode identique) se résument à un ensemble de cellules réceptives et sensitives susceptibles de capter différents stimulis qui sont diffusés au système nerveux central, et de là vers certaines parties du cerveau : ce qui autorise la sensation et ensuite la perception… Nous sommes ici en présence d’un mouvement ELECTRIQUE : l’homme tire profit de ses sens grâce à l’électricité produite dans son corps ! Que ce soient les influx nerveux, l’activité cérébrale, musculaire ou cellulaire, ou encore les discernements sensoriels : tout est échange bio-électrique. Et c’est notre ordinateur commun, le cerveau, qui se charge du décodage, tandis que notre mental (différent pour chacun de nous) est l’interprète… D’où la réalité subjective à laquelle je faisais mention plus haut.

Pour ne prendre qu’un petit exemple, si l’on pense à un souvenir olfactif et que l’on imagine le parfum d’une certaine fleur, il est possible qu’on « sente » son effluve alors qu’il ne se trouve aucune fleur là où l’on est ! On peut répéter à l’infini ce type d’observation : texture d’une orange, goût d’un aliment, etc… C’est encore et toujours notre cerveau qui nous donne électriquement (personne ne contestera qu’il fonctionne ainsi) des indications sur les différentes sensations !

L’interprétation mentale des influx nerveux parvenant au cerveau : voilà ce qu’est la réalité objective dans la densité, et elle diverge pour chacun ! Autant dire qu’elle ne possède aucun caractère d’authenticité absolue…

L’évidence (qu’elle soit scientifique, énergétique, hermétique ou autre) est que nous baignons dans un flux d’énergies diverses : notre terrain d’apprentissage qu’est cette Sphère (à l’instar du Cosmos en son entier) est parcouru par des ondes électromagnétiques aux amplitudes et fréquences variables. Et ce sont ces différents modes vibratoires qui sont perçus (quand c’est possible) par nos sens, transmis au cerveau (pour y être traités) et enfin décodés par notre mental… Il y a donc quelque erreur en disant que nous « voyons » le monde : dans les faits nous déchiffrons une représentation (une image) du monde, selon les dispositions de notre ingénierie mentale.

Toute la Manifestation, c’est-à-dire tout le créé (du plus Haut au plus bas) est vibration énergétique. De fait, et les savants matérialistes eux-mêmes ne sauraient le nier, depuis le Big Bang ce sont un ensemble de puissances électromagnétiques qui façonnèrent notre univers… Et bien que disparates (voire antagonistes) ces forces ont toutefois généré une réelle harmonie : nous en sommes l’exemple parfait. Sans cette cohésion universelle nous ne serions pas là.

Osera-t-on prétendre maintenant que ces énergies grandioses ont disparues ? Ce serait difficile… Non, elles ne sont logiquement pas décelables par nos capteurs sensoriels, mais pour peu que l’on s’aide de certains appareils, et voilà qu’apparaît un autre système derrière le voile…

La matière physique, bien qu’accessible à notre esprit via nos sens usuels, perd néanmoins son caractère d’homogénéité dense pour peu qu’elle soit examinée en profondeur et dans l’infiniment petit : ne sont plus perçus alors que la ronde d’électrons, de protons, de quarks, de bosons. Certifiera-t-on cependant que ce niveau de réalité n’existe pas parce que nos sens physiques ne peuvent directement et objectivement le percevoir ? Le fait de ne pouvoir accéder sensoriellement à un épisode spécifique n’implique pas que celui-ci n’a pas d’existence : nos « détecteurs » corporels ne peuvent simplement pas le discerner sans l’appui d’instruments artificiels…

Pourtant, même si d’aucuns l’ignorent, ce monde au-delà des sens premiers réagit avec force à nos sollicitations cérébrales et énergétiques ! Comme si la projection (et l’orientation) d’une pensée, d’un souhait, voire de la simple curiosité, permettaient l’accès à un autre degré de réalité…

En 1909, Thomas Young, dont Einstein poursuivra les avancées jusqu’au prix Nobel, réalisa une démonstration qui bouleversa la conception que nous avons de la réalité perçue, la célèbre expérience dite de la double fente.

Schématiquement , elle consistait à émettre un faisceau lumineux contre un écran à travers une paroi percée de deux fentes parallèles. Logiquement on aurait du voir deux bandes lumineuses à peine floues. Mais au lieu de cela on a vu une figure d’interférences composée de bandes lumineuses et sombres en alternance. Ce qui a prouvé ce qu’avait en tête Young selon lequel la lumière était de nature ondulatoire.

Seulement, lorsqu’en 1961 on a poussé l’expérience en projetant la lumière photon par photon, donc particule par particule, on a découvert qu’on avait toujours le même résultat de nature ondulatoire à l’arrivée ! Autrement dit, le photon ne passait pas par une seule fente, mais par les deux à la fois ! Ce qui a conduit à conclure que la lumière se comporte à la fois comme une onde et comme une particule, mais qui a aussi posé de sérieuses questions sur le pourquoi et surtout le comment.

Le sujet étant captivant, on a alors voulu tracer le photon pour voir comment il faisait pour se comporter comme une onde et passer par deux trajectoires à la fois. Et c’est là qu’on a découvert que l’unique présence de l’observateur changeait le résultat de l’expérience, puisqu’à partir du moment où il était observé, le photon se comportait à nouveau comme une simple particule. Il ne passait donc que par une fente et à l’arrivée on n’avait plus sur l’écran une figure d’interférences… L’attention de l’observateur avait tout simplement modifié le comportement du photon au point de lui faire oublier son comportement ondulatoire !

Cette même expérience fut reprise en 1998 par des scientifiques de l’Institut Wiezmann en Israël, qui non seulement la confirmèrent, mais découvrirent aussi que « plus l’intensité d’observation est grande, plus l’influence de l’observateur sur ce qui se produit est importante« .

Tout se passe comme si la perception n’était pas seulement un phénomène de réception d’une information, mais aussi de « création » de cette information…

Si une telle expérience, d’ordre totalement matérialiste, a déjà un impact certain sur une modification de la réalité, que doit-il en être à partir d’une pensée extrêmement dirigée et amplifiée par certains exercices spécifiques de nature énergétique ou méditatifs ? Qu’en serait-il également des possibilités d’un homme qui, grâce à son Evolution spirituelle, est en phase avec des Plans de la matière qui transcendent la simple matérialité ?

Pour en venir d’ailleurs à l’interactivité universelle, il importe de comprendre que tout notre corps est sans cesse soumis à des phénomènes, manifestations ou effets chimiques desquels résultent des charges électriques très mesurables. La stimulation du cœur ou du cerveau n’est qu’une infime partie de toute l’intensité électrique produite en nous. En réalité, l’homme est une véritable pile électrique : c’est un être bioénergétique.

Ce champ (mesurable même à distance) est très sensible et nous place donc en liaison avec l’Univers lui-même. Car, effectivement, tout comme l’homme, la Terre possède aussi un champ. Et les multiples péripéties du mouvement cosmique (mouvement du soleil, de la lune, des planètes, des galaxies, réception d’ondes diverses), tout cela influe très considérablement sur les conditions magnétiques de ce champ terrestre. Inutile de préciser que cela se répercute jusqu’à nous.

L’homme, la Terre, l’Univers ont une structure ELECTRO-MAGNETIQUE (car toute charge électrique dégage un champ magnétique). C’est de première importance pour qui veut comprendre, s’harmoniser et agir dans le microcosme comme dans le macrocosme…

Les champs humains baignant dans le champ de la Terre, celle-ci baignant dans celui de notre Galaxie, cette dernière baignant dans un champ encore plus vaste : tout ceci atteste d’une corrélation ou, mieux encore, d’une INTERACTION ! Car en fait tout n’est qu’échanges vibratoires…

C’est à cela que faisait allusion Fritjof Capra en début d’article : tout est énergie !

 » Lorsque l’on atteint les limites de nos connaissances, il ne nous reste plus qu’à nous tourner vers le spirituel, vers l’Énergie Universelle…qui fait que tout existe dans l’Univers«   (Georges Charpak (prix Nobel de physique en 1992)

Les « gnostiques de Princeton » (groupe comptant une majorité de physiciens) déclaraient il y a quelques années que le monde extérieur qui nous est familier n’est que l’ »Envers multiforme » d’un « Endroit unique et fondamental » qui en est la base essentielle. En outre, cet « Endroit » existe sous la forme d’un « champ de conscience cosmique » de nature spirituelle… (La Gnose de Princeton, Fayard, 1974))

Le créateur de l’Aïkido, Morihei Ueshiba vécut une expérience similaire à celle de Capra : ce qui modifia (on le comprend aisément) la perception qu’il avait sur lui-même, sur le genre humain et sur l’Univers…

Au printemps de l’année 1925, un officier de la marine, maître de Kendo le défia en combat. Maître Ueshiba accepta et gagna le combat sans vraiment se battre. Il n’utilisa pas son sabre mais évita ou dévia chacun des coups de l’officier car il fut capable de visualiser la trajectoire de ces coups avant que l’officier ne les porte. Après le combat, maître Ueshiba, épuisé, se retire dans son jardin pour aller se rafraîchir près du puits. Il eut alors un sentiment de grande paix et de grande sérénité. Il lui parut soudain qu’il baignait dans une lumière dorée descendue du ciel. Son corps et son esprit devenait de l’or. Cette expérience fut intense. A cet instant, tout lui devint clair.

 » Soudain, il me sembla que le ciel descendait. De la terre, surgit comme une fontaine d’énergie dorée. Cette chaude énergie m’encercla, et mon corps et mon esprit devinrent très légers et très clairs. Je pouvais même comprendre le chant des petits oiseaux autour de moi. A cet instant, je pouvais comprendre que le travail de toute ma vie dans le Budo était réellement fondé sur l’amour divin et sur les lois de la création. Je ne pus retenir mes larmes, et pleurais sans retenue. Depuis ce jour, j’ai su que cette grande Terre elle-même était ma maison et mon foyer. Le soleil, la lune et les étoiles m’appartiennent. Depuis ce jour, je n’ai plus jamais ressenti aucun attachement envers la propriété et les possessions.« 

Le savant W.O. Shumann disait en 1952 qu’existait entre la Terre et l’ionosphère une sorte d’onde guide : celle-ci fut d’ailleurs découverte en 1962 par le Bureau Américain de la Radio-Propagation (cette onde fut appelée la Résonance Shumann). Bien que nombre de Sages l’expliquaient bien antérieurement, depuis lors, en vertu des multiples expérimentations accomplies par les scientifiques, l’ensemble des hommes peut désormais assimiler et comprendre toute l’importance que peuvent avoir certains exercices méditatifs…

La Résonance Shumann est en effet évaluée à environ 7.5 hertz (ou cycles) par seconde : et cette fréquence correspond tout autant à la fréquence de micro-motion du corps (système cœur-aorte) soit 6.8 à 7.5 hertz, mais aussi à celle des ondes cérébrales Alpha associées aux états de méditation… Différents chercheurs ont d’ailleurs clairement mis en relation l’onde de résonance planétaire et celles émises par des méditants profonds : les tracés d’EEG (électroencéphalogramme) coïncident aux alentours de 7.8 hertz !

Méditer est donc bien plus qu’une méthode pour se dégager du stress : c’est un moyen utile pour se relier à l’Univers en son entier. C’est une première foulée vers une compréhension accrue de certains Principes Supérieurs, et une voie qui peut conduire à un plus grand soucis d’harmonie et de paix avec les autres. Certaines méthodes, lorsqu’elles s’additionnent à la visualisation ou à la pensée dirigée, peuvent atteindre un but identique: tout en témoignant, notion essentielle, que l’aspect matériel n’est pas l’unique Plan qui existe…

Ironie du sort (mais cela s’est déjà produit à de nombreuses reprises), c’est donc bien la science qui fit coïncider d’antiques conceptions philosophiques avec les faits empiriques : démontrant à l’ensemble que l’humain n’est en rien déconnecté de l’Univers et qu’il ne tient QU’A LUI de saisir quelle est sa place réelle dans l’ordre des choses.

Car notre nature permet certes un décodage des diverses pulsations énergétiques mais, en vertu de notre destinée, autorise bien davantage : nous avons la possibilité de participer activement à cette communication énergétique, et donc de modeler notre environnement ainsi que notre existence (que ce soit dans la forme ou au-delà de celle-ci)… Du reste, point qui n’est point à ignorer, ce bouillonnement énergétique qui part du Haut vers le bas et ne se différencie qu’à l’échelon vibratoire, gagne en puissance et se fortifie à mesure que le nombre d’êtres conscients en use de manière adéquate et dirigée…

Dès lors que tout est énergie palpitante et interagi, ce ne sont pas tant les battements énergétiques extérieurs qui façonnent notre vie, mais surtout les fréquences énergétiques que NOUS-MEMES émettons et qui nous reviennent comme un boomerang… En effet, comme il fut écrit dans toutes ces lignes, une transformation (pouvant être radicale) s’opère dans notre réalité essentiellement en fonction d’une mise en résonance plus subtile (autrement dit une avancée vers la Centralité) ! De fait, qui osera prétendre que l’homme n’a pas toujours attiré vers lui des situations, des circonstances, des êtres correspondant à sa fréquence électromagnétique ? En conséquence, modifier consciemment celle-ci polarisera les conditions d’une réalité en adéquation avec nos souhaits majeurs.

Ceci, chacun le saisira, peut assurément fonctionner pour de simples exigences bassement matérielles, mais se contenter de cela est dérisoire et improductif sur le long terme ! Nul ne saurait s’extirper réellement des multiples illusions en restant au niveau de celles-ci ! En outre, nos capacités de création éminente dépassent, et de très loin, ce degré moindre : nous sommes capables (tel est d’ailleurs notre Devoir) d’utiliser ce type d’aptitudes pour acter une décision et un choix personnel transcendant avec authenticité la densité !

L’homme se doit de comprendre qu’il peut résolument progresser en conscience (son Amélioration ne servant d’ailleurs PAS qu’à son unique personne), et qu’il bénéficie pour ce faire d’outils adaptés à sa forme, bien que leur finalité la dépasse…

Une lutte s’impose cependant à lui : il a l’obligation d’une discipline constante afin que se développe avec constance le Moi unitif au détriment du soi inférieur et séparatiste… Il y a nécessité d’un mouvement individuel concret pour assimiler et attester des Principes qui dépassent, et de beaucoup, les mirages de la matérialité : afin que soit générée une réalité qui profitera à qui le souhaite. Selon le Dessein divin : celui-ci étant Loi de solidarité totale…

 » Pour moi qui ai consacré toute ma vie à la science la plus rigoureuse, l’étude de la matière, voilà tout ce que je puis vous dire des résultats de mes recherches : il n’existe pas, à proprement parler, de matière ! Toute matière tire son origine et n’existe qu’en vertu d’une force qui fait vibrer les particules de l’atome et tient ce minuscule système solaire qu’est l’atome en un seul morceau. Nous devons supposer, derrière cette force, l’existence d’un Esprit conscient et intelligent. Cet Esprit est réellement la matrice de toute matière .« 
(Max Plank- « La Nature de la matière », conférence donnée en 1944 à Florence)

C’est, en définitive, à cet Esprit qu’il importe de se connecter : s’y unir pour DEVENIR ! Il n’est que Lui qui S’exprime de manière lumineuse au travers de notre réelle Conscience : autorisant (progressivement) la distinction entre Réalité constante (car éternelle) et leurres de tous ordres.

La Réalité authentique ne se résout définitivement pas dans la densité : cette dernière a sa raison d’être mais n’est d’aucune façon la raison de l’Etre… L’objectif de l’existence est au-delà des différents voiles placés à notre devant : ceux-ci ayant toutefois pour finalité de nous obliger à grandir ! Pour paraphraser un Initié, le but de la vie terrestre est de contribuer à la croissance de l’Essence Divine en soi, de cette Flamme Divine, exprimée dans le Mental Supérieur, Qui seule possède une Existence véritable, sur tous les Plans et dans tous les Mondes, car tout ce que nous croyons être ou constituer notre personnalité, (le corps physique, le psychisme, le mental inférieur) porte en lui « la dissolution et la fin », alors que cette Lumière Infinie, et ainsi développée au long des âges, Elle, ne s’éteint jamais… (Alexandre Moryason)

C’est en transmutant son coeur grâce au Service et l’Amour manifesté (par soucis du Bien général) que se transfigure lumineusement, sainement, en profondeur, la réalité : la nôtre et celle de ceux qui y ont accès ! Par extension, c’est ainsi que la séparativité, liée à la périphérie et ses innombrables duperies, cède la pas à la Centralité et à sa Vérité… Au bénéfice de qui veut !

Mais je ne fais là que répéter, il est vrai, ce que proclamèrent à travers les âges divers Messagers…

Harmonie
Thot Theurge
http://www.theurgie.com/

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